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Toute l’actualité

Bourse : semaine de baisse, prévisions économiques moroses

15/10/2012

Lettre n°385 du 8 au 12 octobre 2012

Tendances économiques, évolution des marchés et des indices boursiers, sélection d'OPCVM, retrouvez le bilan de la semaine avec les experts financiers de Generali Investments.
 

Résumé économique de la semaine

 La semaine s’est achevée sur des performances hebdomadaires négatives. En début de semaine, les  investisseurs sont restés prudents avant les premiers résultats de société et ceux-ci n’ont pas incité à l’optimisme (la  première société à « ouvrir le bal » des résultats est l’aluminier Alcoa qui a fait état d’une baisse de la demande pour ce  minerai).

En outre, les préoccupations liées à la conjoncture se sont ravivées avec la révision à la baisse des  perspectives économiques et des prévisions de croissance par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. 

Toutefois, en fin de semaine, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont redonné un peu de couleur  au marché mais une prise de bénéfice s’en est suivie alors que l’indice « UMich » est ressorti à son plus haut depuis mi- 2007.   Cette semaine, la dégradation de la note souveraine espagnole par Standard & Poor's de deux crans (passant de BBB+ à  BBB-), à une note de la catégorie dite "spéculative" qui pourrait déclencher un mouvement de vente forcée par les  investisseurs et une flambée des taux espagnols, n’a pas eu de conséquence négative sur le marché. La raison que nous  pourrions avancer est le fait que cette dégradation ne concerne qu’une agence et que la BCE se maintient prête à agir au  cas où l’Espagne solliciterait une aide.  
 

cours bourse semaine du 12 octobre 2012


USA : Sentiment du consommateur au plus haut depuis 5 ans

  • Le moral des ménages s'améliore fortement au mois  d'octobre, selon l'Université du Michigan. L'indice  de  confiance « UMich » ressort en effet à 83,1 à comparer à 78,3 en septembre et à 74,3 en août. En comparaison,  les économistes tablaient au contraire sur un léger tassement de l'indice. 
  • Selon le Département du Travail, les prix à la production ont progressé de 1,1% le mois dernier, après une  hausse de 1,7% en août. Les économistes n'anticipaient qu'une hausse d'un peu plus de 0,7% en septembre.  Sur les 12 mois glissant,  les prix à la production ont progressé de 2,1%.Hors éléments volatils (alimentation et  énergie), les prix producteurs affichent une stabilité en septembre.  
  • Le déficit commercial pour le mois d'août est ressorti à 44,2 milliards de dollars, contre 42,5 milliards de dollars le  mois précédent. Les analystes tablaient sur un déficit de 44 milliards de dollars.  
  • Les prix à l'importation ont grimpé davantage que  prévu en septembre, tirés par la progression des prix du  pétrole. Le Département du Travail a fait état d'une hausse de 1,1% des prix à l'importation le mois dernier, après  une augmentation équivalente en août.  
     

ZONE EURO : Moral des investisseurs et production industrielle en hausse 

  • L'indice Sentix qui mesure le moral des investisseurs est en hausse au mois d'octobre à -22,2 contre -23,2 le  mois dernier. Néanmoins, les investisseurs attendaient un redressement plus important à -20,8. 
  • La production industrielle a augmenté en août contre toute attente de 0,6% alors que le consensus tablait sur une  baisse de 0,4%. Cette variation s'explique notamment par la forte hausse de la production de biens de  consommation durables (+3,9%). En variation annuelle, la production a baissé de 2,9% en août par rapport à la  même période l'année dernière. 
     

FRANCE : Inflation conforme à la cible 

  • L'indice des prix à la consommation a baissé de 0,3% en septembre, après une hausse de 0,7% en août. Sur un  an, l'indice a progressé de 1,9%.  
  • La production industrielle a progressé de 1,5% en août, selon l'Insee. Les économistes interrogés par Reuters  étaient plus pessimistes et anticipaient en moyenne un recul de 0,2%. La production manufacturière, c'est-à-dire  hors énergie mais en incluant l'agroalimentaire, a  augmenté de 1,8%. Au cours des trois derniers mois, la  production a augmenté de 0,7 % dans l'industrie manufacturière et de 0,2 % dans l'ensemble de l'industrie. 
  • Le déficit commercial se creuse de 1,2 milliard d'euros en août par rapport à juillet, pour s'établir à -5,29 milliards.  A 38,17 milliards, les exportations accentuent leur rebond de juillet (+3,6%). La progression des importations est  encore plus forte (+6,3%), à 43,46 milliards, du fait d'un rattrapage par rapport au niveau faible de juillet et d'une  forte augmentation des achats énergétiques. 
     

ALLEMAGNE : Inflation maitrisée 

  • L'indice des prix à la consommation a augmenté de  2% en septembre sur un an, selon l'office fédéral de  statistiques. L'inflation en rythme annualisé a donc décéléré de 0,1 point par rapport au taux observé au mois  d'août.  
  • Comme les économistes s'y attendaient, la production industrielle a reculé de 0,5% en rythme mensuel en août.  Cette contraction intervient après un rebond de 1,2% en juillet. Dans le détail, la production a baissé  dans la  construction, mais progressé dans l'énergie. Néanmoins, les analystes attendaient une baisse plus importante de  -0,8%.  
  • Selon le Bureau Fédéral de la Statistique, l'excédent commercial s'est établi à 18,3 milliards d'euros au mois  d'août, contre 16,3 milliards en juillet. Par comparaison, le consensus tablait sur 15,3 milliards pour le mois  d'août. Les exportations ont augmenté de 2,4% en rythme séquentiel en août, alors que les importations ne se  sont accrues que de 0,3%. 


ROYAUME-UNI : Production industrielle en repli 

  • La production industrielle s'est tassée 0,5% en août par rapport à juillet, selon l l'Office National de Statistiques.  Dans le seul secteur manufacturier, elle s'est contractée de 1,1%. Outre le secteur manufacturier, la production a  augmenté dans le secteur minier, mais elle a baissé dans l'énergie. Par rapport au même mois de l'année  précédente, la production a reculé de 1,2% dans l'ensemble de l'industrie comme dans le secteur manufacturier. 
  • Le pays a vu son déficit commercial se creuser nettement, à 4,2 milliard de livres au mois d'août, contre 1,7  milliard en juillet. En août, le pays a accusé un déficit des biens en forte hausse, à 9,8 milliards de livres contre  7,3 milliards en juillet. De son côté, l'excédent des services s'est accru à 5,7 milliards. Hors pétrole et autres  éléments volatils, le volume des exportations a baissé de 1,2% et celui des importations s'est contracté de 0,8%  sur le trimestre clos fin août. 
     

JAPON : Dégradation de la confiance des ménages 

  • La confiance des ménages s'est dégradée légèrement au mois de septembre. L'indice a reculé à 40,1, contre  40,5 le mois précédent. Cette baisse de septembre a été entrainée par la composante de l'emploi, et  secondairement par celles des conditions de vie générales et de la volonté d'acquérir des biens durables.  L'indice synthétique de confiance des ménages s'est tassé de 0,2 point à 40,4 en septembre. 

 

L’actualité des marchés financiers  
 

MARCHÉ DES ACTIONS
 

Les Bourses ont terminé sur une baisse hebdomadaire des cours, les investisseurs craignant d'être déçus par la saison  des résultats qui démarre en Europe la semaine prochaine. 

L'indice CAC 40 est repassé sous la barre des 3 400 points, terminant la semaine en baisse de 1,97% à 3 389,08 points.  Le DJ Stoxx cède 1,52% à 2 526,03 points.   Les indices de Wall Street ont terminé sur des performances négatives marquant leur plus mauvaise semaine en quatre  mois. Le Dow Jones affiche un recul de 2,07% à 13 328,85 points et le S&P 500 enregistre une baisse de 2,21% à  1 428,59 points.   Le nikkei s’établit en forte baisse (-3,71%) à 8 534,12 points. 
 

MARCHÉ DES TAUX

Les taux de rendement des obligations se sont repliés cette semaine. Le plus fort reflux est celui qui a eu lieu sur les OAT  à 10 ans de l’Etat français qui reculent de 12 points de base à 2,06%. Les Treasuries à 10 ans ressortent à 1,66% (-7  points de base)  et les taux de rendement du Bund à 10 ans s’établissent à 1,47% (-4 points de base).  Même avec la dégradation de la notation souveraine  de l’Espagne, le taux des obligations espagnoles à  10 ans s’est  maintenu sous les 6% cette semaine.  
 

MARCHÉ DES MATIERES PREMIERES

Malgré une légère baisse (-1,23%), l’once d’or s’échange à 1 763,56 dollars, le plafonnement depuis quelque semaine  sous les 1 800 dollars ne remet pas en question le mouvement haussier qui s’est initié depuis la mise en place par les  grandes banques centrales de politiques d’assouplissement monétaire. La révision à la baisse des perspectives de  croissance par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International n’a pas pesé sur les cours du pétrole. Le cours du  baril de Brent affichait une hausse de 2,25% sur la semaine à 114,50 dollars.  
 

MARCHÉ DES DEVISES

Les mouvements sur le marché des changes n’ont pas été significatifs cette semaine.

L'euro a vu sa parité face au dollar  se replier de 0,71% à 1,2967 dollars. Le dollar a cédé un peu de terrain face au yen (-0,29%) et la parité reste quasiinchangée à 78,4450 yens.  
 

 

Les informations contenues dans ce document sont fournies par Generali Investments Europe et sont données à titre purement indicatif. Elles reflètent  les études et analyses conçues par Generali Investments Europe à partir de sources qu’elle estime fiables. Aucune décision d’investissement ne devra  être faite sur la seule base de celui-ci. Avant toute souscription, le souscripteur doit s’assurer que sa situation financière et ses objectifs sont en  adéquation avec le produit et consulter le prospectus complet et les derniers documents périodiques établis par la société de gestion. Ces documents  sont disponibles sur le site Internet : www.generali-investments-europe.com. Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures.  Les valeurs liquidatives ne sont pas garanties et peuvent donc perdre de la valeur. Les performances sont exprimées nettes de frais de fonctionnement et  de gestion facturés aux OPCVM, coupons nets réinvestis. Elles ne tiennent pas compte des frais éventuels de souscription-rachats et sont présentées  hors fiscalité et/ou frais liés au cadre d’investissement.

 

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