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Enquête : A quoi ressemble un cambriolage-type ?
L'Observatoire national de la Délinquance et des Réponses pénales (ONDRP) a mené pendant 4 ans une enquête inédite auprès de 65 000 ménages sur une atteinte qui concerne des dizaines de milliers de personnes chaque année : le cambriolage.
Une enquête auprès des victimes
Cette enquête, dite de « victimation*» permet de compléter les statistiques officielles en interrogeant les victimes sans se baser uniquement sur les plaintes enregistrées : dans un tiers des cambriolages ou tentatives, aucune plainte n'est en effet déposée.
3% des ménages interrogés ont indiqué avoir été victimes de cambriolages, tentés ou réussis, de leur résidence principale.
L'étude porte donc sur plus de 2 100 cambriolages considérés comme représentatifs des atteintes de ce type ayant eu lieu de 2005 à 2009.
Dans une maison vide, en passant par la porte !
La configuration rêvée pour un cambrioleur est un logement vide : la confrontation directe entre voleur et victime est rare (16,6 % des atteintes décrites) et plus encore s'agissant de menaces ou de violences (1,1%).
Mais dans plus d'un cas sur trois, le logement est occupé et, dans 10% des cas, le ou les auteurs ont été vus par les victimes.
Plus de 56% des cambriolages décrits par les victimes ont eu lieu en forçant l'entrée, l'intrusion par les fenêtres venant en deuxième position.
Préjudices matériels : 6 400 € en moyenne
Le montant moyen du préjudice matériel est de 6400 euros. Dans près de 55 % des cambriolages avec vol dans le logement, des bijoux sont emportés. Les autres biens les plus souvent dérobés sont le matériel « hi-fi, photo, vidéo » (47 %), de l'argent liquide, des chèques, des cartes bancaires (36,7 %) et du matériel informatique (26,1 %).
90% des plaintes portent sur des cambriolages avec un préjudice matériel de plus de 3250 euros.
Quant aux suites données, 75% des ménages disent n'avoir eu aucune nouvelle de leurs démarches et près de 8 % ont été informés d'un classement sans suite.
Les régions... et les saisons propices...
Le taux de cambriolage est le plus élevé en Ile-de-France, Haute-Normandie, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nord-Pas-de-Calais, Languedoc-Roussillon, soit les régions les plus peuplées. Le plus faible se situe en Bretagne, dans le Limousin ou en Lorraine.
Trois mois se distinguent car ils regroupent chacun au moins 10 % des cambriolages et tentatives. Il s'agit de Juillet (12,6 %), Août (10,9 %) et Décembre (11,8 %). À l'inverse, la proportion d'atteintes datées de janvier ou février, soit 5,8 % chacun, est la plus faible.