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Actions : les tendances du marché avec Generali Investments -
04/05/2010
Avec la Lettre mensuelle "Tendance des marchés", rédigée par les experts de Generali Investment, faites le point sur les tendances des marchés financiers : actions (tendances et recommandations globales et sectorielles), obligations, devises...
Actions - Mai 2010
Lettre rédigée
le 30 avril 2010
• Les statistiques économiques soutiennent la dynamique actuelle des résultats, et les niveaux
de valorisation sont toujours attrayants.
• Pourtant, les actions devraient continuer d'être sous pression
à moyen terme, en raison de la persistance de la crise des dettes souveraines. Dans le cas d'un affaiblissement
des valorisations, nous conseillerions d'accroître de nouveau l'exposition.
Des facteurs de soutien
Durant les premières semaines du mois d'avril, les marchés progressaient vers de nouveaux plus-hauts, alors même que le risque souverain montait. Cependant, d'autres mauvaises nouvelles sont arrivées. La banque d'investissement Goldman Sachs a été accusée de fraude, ce qui a constitué un signe de regain de pression pour l'ensemble du secteur financier. Comme nous l'avions déjà mentionné le mois dernier, les marchés financiers ont été fragilisées à court terme par le décalage entre les rendements des obligations corporate et la croissance des actions.
Ce qui s'en est suivi est bien connu : une spirale baissière liée au risque de contagion à d'autres pays que la Grèce (un nouveau spectre de Lehman Brothers), en raison de la lenteur de la riposte européenne à la crise. Le DJ Euro Stoxx 50 a cédé 5% au cours du mois et l'Espagne a perdu 6,5%. Les marchés émergents, à l'exception de la Chine (- 2%) n'ont pas bougé, tandis que le S&P 500 gagnait 2% (et le Nasdaq 3%). Le dollar s'est apprécié de 2,5%.
Aux Etats-Unis, les secteurs de l'énergie, de la distribution, des banques et de l'industrie
ont progressé de 5% en moyenne. Le secteur automobile s'est bien comporté (hausse de 7,5% aux Etats-Unis et
de 5% en Europe), grâce aux restructurations ainsi qu'à la croissance des ventes et de la demande des entreprises.
En Europe, les valeurs télécoms, financières et celles liées aux équipements téléphoniques
(Nokia -21%) ont été particulièrement affaiblies.
Gestion
de la crise des dettes souveraines
Le plus important actuellement est de s'accorder sur
un plan capable d'empêcher une contagion à l'Espagne ou même à l'Italie. Une solution
doit être trouvée, sachant que l'inverse coûterait davantage, comme l'a prouvée l'expérience
de Lehman Brothers.
Clairement, la situation est compliquée. Si restructuration de la
dette il y a, elle dépendra en partie de la réaction de la population grecque et pourra affecter les bilans
des établissements financiers. Cela maintiendra les actions sous l'emprise du risque souverain pendant encore un
certain temps. Ceci dit, en Italie, en France et en Allemagne, les plans d'austérité ne sont pas au programme
en 2010. Ces pays pourraient réformer l'âge de la retraite, ce qui aurait un impact limité à
court terme sur la capacité des Etats en matière de dépenses. Aux Etats-Unis, un important programme
budgétaire sera sans doute annoncé après les élections du mois de novembre. En Europe, dans
le même temps, l'euro est affaibli et la Banque Centrale Européenne ne peut provoquer d'implosion économique
en augmentant ses taux directeurs. Ce n'est pas "vraiment" le moment.
Etat
des lieux
Si le scénario évoqué se réalisait, la confiance du consommateur ne subirait pas
de choc majeur, et les taux ne devraient pas connaître de hausse spectaculaire. Ces éléments
constituent en effet les deux variables en mesure de contrarier la reprise en cours. Nous devrions ensuite redécouvrir
les points positifs : l'économie connaît une embellie, avec des indicateurs clés à nouveau en
progression, et la confiance des entrepreneurs ainsi que des consommateurs s'améliore.
En Europe,
la confiance dans le secteur de la construction rattrape enfin son retard. Les profits des sociétés
sont revus en hausse et, comme nous l'anticipions, la saison des résultats du 1er trimestre 2010 donne de bonnes
surprises, non seulement sur le front des bénéfices, mais également en termes de croissance des ventes.
A cet égard, les sociétés du secteur financier surprennent positivement, alors que les prévisions
de résultats étaient déjà à des niveaux élevés.
Cela dit, les actions émergentes continueront d'être affectées par les resserrements monétaires, alors que dans le même temps, la croissance des profits à ce stade du cycle est comparable à celle des pays développés. Cela devrait limiter leur surperformance à court terme. Durant cette période, les Etats-Unis et le Japon devraient constituer une bonne diversification par rapport aux titres de la Zone Euro, en raison d'une exposition plus grande à la reprise mondiale et plus faible au thème du risque souverain. Au Japon, une meilleure réponse des modèles quantitatifs à court terme et la faiblesse du yen constituent deux véritables catalyseurs.
Actions - Europe
Les actions européennes ont bien commencé le deuxième
trimestre, stimulée non seulement par des statistiques économiques étonnamment solides, mais
également par des nouvelles convaincantes en provenance des entreprises. L'indice des directeurs d'achat de la Zone
Euro est ressorti meilleur que prévu d'1,5 points. Cette progression est due au secteur manufacturier, avec notamment
un indice allemand atteignant un niveau de 61,3 en avril, ce qui indique déjà une forte dynamique de croissance.
Cette vision a également été appuyée par l'indicateur Ifo du climat des affaires, qui a grimpé
de plus de 13 points par rapport au mois de mars.
Une saison des résultats
particulièrement convaincante jusqu'à présent
Les bonnes surprises provenant des résultats des entreprises publiés à ce jour ont constitué
un facteur de soutien supplémentaire pour les actions européennes. Selon les données de Bloomberg,
plus de 70% des 132 sociétés composant le DJ Stoxx ont déjà publié des anticipations
de bénéfices supérieures aux prévisions des analystes. De nombreuses entreprises ont également
annoncé des perspectives encourageantes, certaines d'entre elles modifiant considérablement leurs prévisions
de profits pour l'année 2010 (Siemens et Bayer notamment).
Par conséquent, la dynamique
haussière des révisions de bénéfices s'est significativement redressée le mois dernier.
Les estimations du consensus à 12 mois pour le DJ Stoxx ont encore gagné 3,7%.
Une augmentation momentanée de la prise de risque
Cependant, les marchés ont été durement attaqués par les prises de profits qui sont intervenues en fin de mois, en raison de l'aide financière demandée par la Grèce. Cette demande s'est accompagnée d'une montée en flèche des taux grecs. Les bonnes statistiques macroéconomiques ont donc été neutralisées et les primes de risque des actions se sont temporairement accrues. Nous pensons que l'aversion au risque va se maintenir pendant encore un certain temps, en raison de nouvelles négatives concernant une possible restructuration de la dette grecque, qui devrait peser sur les actifs risqués. D'un autre côté, le niveau actuellement raisonnable des valorisations limite le potentiel de baisse des actions. La BCE et la Fed ne prévoient pas de remonter leurs taux directeurs en 2010 et il existe peu d'alternatives à l'investissement en actions (le rendement des dividendes étant supérieur au rendement des emprunts d'Etat de la Zone Euro à 10 ans).
Actions - Secteurs européens
Les révisions
en hausse par rapport au consensus des prévisions de résultats à 12 mois se sont poursuivies le mois
dernier, essentiellement pour les secteurs cycliques (en particulier l'automobile, la banque, les équipements
productifs, l'énergie, les matériaux, la distribution, la technologie, le matériel informatique et les
semi-conducteurs). Il est intéressant de constater que d'un côté, le secteur des produits domestiques
a profité d'une dynamique positive des résultats, alors que les niveaux de valorisations avaient été
abaissés. De l'autre côté, la branche des transports et celle des médias ont surperformé
le marché, alors que le consensus sur les bénéfices a chuté.
Bien que le marché ait
subi une correction qui s'avère être (techniquement parlant) un point d'entrée, de nombreuses valeurs
cycliques semblent onéreuses. Elles devront être soutenues par des anticipations de résultats en forte
croissance, liées au cycle économique qui continue de montrer des signes de redressement.
Recommandations sectorielles
Nous conseillons à nouveau de surpondérer les technologies informatiques et les semi-conducteurs. En plus de cela, nous avons réévalué les secteurs des produits domestiques et des médias. En revanche, nous maintenons nos positions négatives sur les secteurs de la banque et de l'alimentation/boissons; en outre, nous abaissons notre recommandation sur les services aux collectivités et élevons la note du secteur des matériaux à « neutre ». Concernant les matériaux, la performance négative du secteur et son exposition aux marchés émergents représentent pour nous l'opportunité de réhausser sa note. Le cycle n'est pas encore terminé, et même si les valorisations pourraient avoir déjà intégré la dynamique positive des résultats, nous pensons qu'il y a encore de l'espace pour une progression. En ce qui concerne les produits domestiques et les médias, nous considérons que ces secteurs ont le potentiel de surperformer le marché. Du côté des services aux collectivités enfin, nous avons abaissé la note du secteur, pour des raisons tactiques et pour des motifs de valorisations : la rotation vers les valeurs défensives devrait se poursuivre, et les perspectives de croissance des chiffres d'affaires mettent à mal les révisions des analystes.
Generali Investments, Cologne/Trieste 2010 · Generali Investments a conduit des recherches minutieuses et vérifi é les informations contenues dans la présente publication. Néanmoins, Generali Investments décline toute responsabilité quant à l'exactitude et à l'exhaustivité des informations en questionLes commentaires et analyses exprimées dans le présent document sont données à titre d'information et expriment le point de vue de GENERALI INVESTMENTS. Ils peuvent être soumis à une modification ultérieure et ne constituent nullement une offre de commercialisation d'OPCVM ou une offre de services fi nanciers par GENERALI INVESTMENTS qui décline toute responsabilité dans l'utilisation de ces informations et des conséquences fi nancières qui en découleraient. Le prospectus complet agréé par l'Autorité des marchés financiers et le dernier rapport fi nancier doivent être consultés préalablement à toute souscription ou tout investissement en OPCVM gérés par GENERALI INVESTMENTS. Ces documents peuvent être obtenus sur simple demande auprès de GENERALI INVESTMENTS France - 7/9 Boulevard Haussmann - 75309 Paris. Le présent document n'a aucune valeur contractuelle et contient des opinions et des données chiffrées qui sont considérées comme fi ables ou exactes par GENERALI INVESTMENTS, qui ne garantit pas l'exactitude et l'exhaustivité des informations en question. Toute reproduction, copie ou duplication, même partielles, de ce document et de son contenu (chiffres, graphiques...) sont strictement interdites.






