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Pourquoi choisir la conduite accompagnée ?

Pourquoi choisir la conduite accompagnée ?

Les chiffres publiés par la Sécurité routière sont sans appel : les jeunes conducteurs présentent le plus fort risque d'accident. Mise en place en 1988, la conduite accompagnée augmente fortement le taux de réussite au permis de conduire, et semble réduire les accidents chez cette population surexposée.

« L'apprentissage anticipé de la conduite » ou AAC, terminologie officielle de la conduite accompagnée, fait l’objet d'une attention particulière depuis son lancement, à la fin des années 1980.

Le premier bénéfice de cette formation est un taux de réussite à l’examen du permis de conduire nettement supérieur à la moyenne : aujourd'hui de 74 % contre 55 % pour les candidats issus de la filière classique des auto-écoles*.

Dotés d’une meilleure maîtrise de leur véhicule, les jeunes conducteurs passés par la conduite accompagnée semblent également moins impliqués dans les accidents.

Utile face à un risque d’accident élevé

Les statistiques de la Sécurité routière démontrent la forte exposition au risque des 18-24 ans sur la route. En 2017, ils représentaient 23 % des tués et 30 % des blessés enregistrés sur la route en France métropolitaine. Leur responsabilité était engagée dans 70 % des accidents les impliquant, qu’ils soient matériels ou corporels.
Ces chiffres expliquent pourquoi les conducteurs novices font l'objet d'un permis probatoire et de primes d'assurance auto au coût souvent plus élevé.

Des risques d’accidents diminués

Si les 18-24 ans restent les conducteurs dont le taux d'accidents est le plus important, celui-ci diminue depuis 2010. 562 jeunes avaient perdu la vie dans un accident de la route en 2017, 35 de moins qu'en 2016 (– 6 %)**.

Ces progrès sont rendus possibles grâce aux campagnes de sensibilisation face aux dangers de la drogue et de l'alcool au volant et à la multiplication des contrôles et des radars. La Sécurité routière estime également que la conduite accompagnée a joué un rôle dans la baisse des accidents.

L'observation des comportements montre que les conducteurs ayant suivi la conduite accompagnée ont une meilleure maîtrise de leur véhicule, et en conséquence moins de risques de connaître un accident de la route.

Le coup de pouce des pouvoirs publics

Les pouvoirs publics ont souhaité accroître le nombre de jeunes conducteurs suivant un apprentissage de la route par conduite accompagnée.

Ainsi, depuis octobre 2014, celle-ci est autorisé dès 15 ans. Les jeunes conducteurs profitent ainsi d'une année supplémentaire pour se former et roulent généralement plus que les 3 000 km requis (jusqu'à 4 000 km) avant de passer le permis. L’objectif est donc double : des jeunes conducteurs plus aguerris et un taux d’échec au premier examen réduit

Des bénéfices reconnus par les compagnies d'assurance 

Choisir la conduite accompagnée a aussi un impact bénéfique sur les contrats d’assurance auto. En effet, les compagnies d’assurance qui établissent les tarifs de leurs contrats à partir de données statistiques observent, elles aussi, les bénéfices de la conduite accompagnée et proposent des conditions spécifiques à ces jeunes conducteurs.

L'extension de garantie des contrats d’assurance des véhicules utilisés par les accompagnateurs est généralement accordée, sauf condamnation préalable pour un délit grave (conduite en état d'ivresse, délit de fuite, refus d’obtempérer au volant…). Elle entraîne l'application d'une franchise « conducteur novice », d'un montant limité, en cas d’accident.

Les titulaires de l'AAC bénéficient, une fois leur permis obtenu, de tarifs préférentiels. Généralement, la prime supplémentaire demandée à ces conducteurs (jusqu'à 100 % du tarif de base) est réduite de moitié. Après la première année d’assurance, la surprime est de nouveau réduite de moitié si l’assuré n’a été responsable d’aucun accident. Elle est supprimée après deux années.

(*) Gouvernement.fr - La réforme du permis de conduire - Mai 2017.

(**) La Sécurité routière en France - Bilan de l'accidentalité 2017 (p.70)

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