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Point marché du 07/09/2020 : une reprise sous surveillance

Un été euphorique pour les valeurs technologiques américaines, des marchés européens sans réelle tendance, des tensions plus ou moins larvées entre la Chine et les Etats-Unis et une recrudescence des cas de contagion dans le monde : telle est la synthèse des dernières semaines.

Après le franchissement par Apple du seuil des 2000 milliards de dollars de capitalisation boursière, l’indice Nasdaq 100 a vacillé. Il faut tout de même rappeler que les valeurs technologiques américaines représentent désormais à elles seules plus du quart de la valeur de l’indice S&P 500, constitué des 500 plus grandes sociétés de la bourse américaine. 
Sans vouloir citer les valeurs européennes, bien derrière dans ce classement...

Au cours de cette rentrée, les marchés peuvent toujours compter sur l’engagement sans faille des Banques Centrales et tout particulièrement du gouverneur de la Federal Reserve qui, dans son traditionnel discours de fin d’été à Jackson Hole, a clairement indiqué une plus grande flexibilité à l'égard de l'inflation, désormais moins redoutée qu’une recrudescence du taux de chômage aux Etats-Unis, suggérant ainsi aux marchés la poursuite d’une politique monétaire très accommodante. Ce qui signifie des taux bas pour une durée encore plus longue que celle actuellement prévue jusqu’en 2022. 

Les plans de relance devraient par ailleurs se succéder et, à l’instar de celui présenté par la France, ils devraient soutenir l’économie réelle et donner du souffle aux investissements. Le scénario de croissance mondiale évoqué n’est en revanche pas celui de la poursuite d’une reprise en « V ». L'objectif du plan de relance de 100 milliards d'euros en France (4% du PIB) est de retrouver une activité économique équivalente à 2019 d'ici 2022.

Des éléments de prudence sont en revanche apportés par les entreprises ; les perspectives communiquées par les sociétés restent très en retrait pour la seconde moitié de l’année. En zone Euro, les attentes sur les bénéfices de fin d’année sont à -37% et beaucoup d’entreprises verseront moins de dividendes au titre de l’année 2020 que les années précédentes. La proportion de cette baisse pourrait se chiffrer à un cinquième voire à un quart du montant par rapport à 2019.


Cette attitude est liée aussi à une situation sanitaire qui reste difficile à appréhender avec des cas de contagion en augmentation, bien que nécessitant moins d’hospitalisations. L’espoir d’un vaccin à court terme reste central et cela pourrait changer la donne, bien qu’il faille du temps pour un programme de vaccination de masse.
Indicateur d’attentisme et de doute, la volatilité sur les marchés n’est pas redescendue à ses niveaux d’avant-crise. L’indice VIX qui la mesure est certes largement retombé depuis les pics atteints en mars et avril mais il n’est pas non plus redescendu à ses niveaux de début d’année.

Dans ce contexte, comment réagir sur les marchés ?

Bien que la dynamique monétaire soit toujours accommodante, les restrictions imposées par la persistance de l’épidémie pourront freiner la dynamique de reprise sans heurts intégrée par certaines valorisations sur les marchés.
Il faut en tenir compte dans nos allocations. De plus, la transparence dans les stratégies et des informations claires et précises sur la liquidité des investissements font partie des engagements que nous devons prétendre comme investisseurs.

Il n’y aura pas de durabilité ni dans les positions ni dans les relations tant que ces caractéristiques fondamentales ne sont pas respectées.


Dans cette reprise sous surveillance, ce critère de sélection des entreprises et des fonds pour construire nos portefeuilles, critère qui nous a par ailleurs toujours guidés, doit être davantage mis en avant et rappelé à nos partenaires et à nos clients.

 

Rédigé par Alessandra Gaudio, directrice des Solutions Patrimoniales

Ce Point marché a été réalisé dans un but d’information uniquement et ne constitue pas une recommandation personnalisée ni une invitation à la souscription de produits ou de services. L’investisseur est seul juge du caractère approprié de ses décisions. Generali ne saurait être tenu pour responsable d’une décision d’investissement ou de désinvestissement prise sur la base des informations contenues sur cette page.

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