Don d'organes : ce qui change en 2017

 
23/01/2017

En 10 ans, le nombre de greffes en France a augmenté de 35 %*. Pour répondre aux besoins croissants des patients, la loi vient renforcer le don d’organes par défaut. Le point sur ces règles essentielles, souvent méconnues.

Dons d'organes, ce qui change en 2017

Le consentement par défaut

En France, il n’existe pas de registre spécifique autorisant le prélèvement de ses organes ou tissus après la mort.

En effet, depuis 1976, la loi prévoit le don d’organes par défaut : le consentement est présumé au nom de la solidarité nationale. Chacun est donneur d’organes et de tissus, sauf refus exprès de son vivant par inscription au registre national des refus, formulaire à remplir et à retourner par courrier à l’Agence de la biomédecine.

Aujourd'hui, 150 000 personnes ont procédé à la démarche. Le nouveau texte maintient ce principe général.

Ce qui change en 2017

Question délicate et peu abordée en famille, la position du défunt en matière de don d'organes est généralement ignorée. En 2017, la réforme s’attache à faciliter les démarches et clarifier les conditions de refus.

Depuis le 1er janvier, l’opposition au don d'organes peut être effectuée directement en ligne sur le registre national des refus. Cette décision peut également être confiée à un proche par écrit ou voie orale. En ce cas, les médecins réaliseront une retranscription écrite des circonstances de l’expression de ce refus. Il sera demandé au proche qui l’a fait connaître de signer la retranscription.

Cette simplification devrait venir soulager les proches de cette douloureuse incertitude au moment du décès et permettre de réduire le nombre de refus. Un besoin urgent si l’on en croit les chiffres de l’Agence de la biomédecine : en 2015, pour près de 21 500 inscrits sur listes d'attente, seuls 5 746 malades ont ont pu bénéficier d'une greffe.

* Chiffres de l’Agence de la biomédecine entre 2006 et 2015.

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