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Santé : le renoncement aux soins touche un Français sur 3

Santé : le renoncement aux soins touche un Français sur 3

D’après le 7ème baromètre Europ Assistance, un tiers des Français renoncent à se soigner ou reportent leurs soins par manque de moyens. Les femmes et les moins de 40 ans sont les plus touchés.
33% des Français renoncent aux soins ou les reportent faute de moyens

Réalisée dans huit pays européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Suède, Pologne, Autriche et Espagne) et aux États-Unis, la 7ème édition du baromètre Santé et Société mené par le CSA pour Europ Assistance a analysé les attentes et préoccupations des citoyens en matière de santé.


Avec 33% des Français qui renoncent à se soigner ou reportent leurs soins faute de moyens, la France est l'un des pays européens les plus touchés par le renoncement aux soins (+ 6 points par rapport à 2012). Dans le reste de l’Europe, 39% des Polonais, 24% des Allemands, 20% des Italiens se disent concernés.

Aux Etats-Unis, ce sont 28% des Américains qui affirment ne pas être en mesure de se soigner. D’après les opinions recueillies, les mieux lotis seraient les Autrichiens (11%), les Espagnols (7%), les Suédois (6%) et les Britanniques (4%).


 

Les soins dentaires les plus délaissés

Les soins dentaires arrivent en tête des dépenses de santé reportées ou annulées par manque de moyens (25%), devant l’optique (17%), les soins courants (12%), les médicaments (7%) et les soins lourds (7%). Les femmes (41% contre 23% des hommes) et les 18-39 ans (40% contre 22% des plus de 60 ans), sont les premiers touchés par ce renoncement.
 

Pas de remise en cause du système de santé

Alors que la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé fin septembre que le tiers payant serait généralisé en 2017, le premier motif d'inquiétude des Français (à 88%) est l'augmentation de la part du financement personnel. Viennent ensuite l'inégalité d'accès aux soins et les délais d'attente.


En revanche, les Français continuent à avoir une bonne opinion de leur système de santé, avec une note de 5,1/10, contre 4,7 pour l’ensemble des Européens et 4,5 pour les Américains. A noter : les Italiens (3.2) et les Polonais (2.8) se démarquent par une évaluation particulièrement négative de leurs systèmes respectifs.


Interrogés sur ce qui constitue à leurs yeux la meilleure source de financement pour couvrir l’augmentation des dépenses de santé, les Européens citent pour 38% d’entre eux les impôts ou cotisations obligatoires, devant l’augmentation de la franchise par acte médical (33%) et les assurances privées, complémentaires ou mutuelles facultatives (29%). Les préférences diffèrent sensiblement chez les Américains, qui citent à 42% l’augmentation de la franchise par acte médical.


Méthodologie : baromètre réalisé par téléphone de mai à juin 2013, auprès d'un échantillon de 5 000 personnes dans huit pays Européens et aux Etats-Unis, représentatif des citoyens de 18 ans et plus construit, selon la méthode des quotas.

 



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