3% des accidents de la route dus aux médicaments

 
22/11/2010
medicament-conduite

Certains médicaments peuvent avoir un retentissement sur la capacité à conduire : en entraînant, le plus souvent, une somnolence, mais aussi des modifications du comportement, des vertiges, des troubles de la coordination ou de la vue...

Cette étude, la première de ce type, a permis de comparer les consommations de médicaments entre conducteurs responsables et non responsables d'accidents.

Elle a été menée en collaboration entre l'Afssaps, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) et l'Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité (INRETS).

 

Une augmentation significative du risque d'accident

Parmi les principaux enseignements :

  • la prise de médicaments comportant un pictogramme de niveau 2 ou de niveau 3* augmente significativement le risque d'être responsable d'un accident. Il s'agit notamment des anxiolytiques, hypnotiques, antiépileptiques et antidépresseurs. Les patients amenés à prendre ce type de médicaments doivent donc impérativement respecter les messages de bon usage qui accompagnent les pictogrammes sur les boites de médicaments.
  • le risque augmente avec le nombre de médicaments de niveau 2 ou 3 consommés,
  • 3% environ des accidents de la route leur sont attribuables.

*  L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a mis au point un système d'information des usagers avec 3 pictogrammes allant du niveau de risque 1 au niveau 3. Les médicaments les plus dangereux pour la conduite étant signalés par un pictogramme orange (niveau 2) ou rouge (niveau 3).

Les informations contenues dans cet article sont purement indicatives et ne revêtent aucun caractère contractuel. Elles ne prétendent pas à l'exhaustivité, ne constituent pas un conseil à l’Internaute et ne sauraient engager la responsabilité de l’Assureur.