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Mortalité routière en hausse : les 26 mesures du gouvernement

Mortalité routière en hausse : les 26 mesures du gouvernement

Après 12 ans de baisse ininterrompue, le nombre de tués sur les routes de France s’est fortement accru en 2014, avec 120 morts de plus comptabilisés par rapport à 2013. Plusieurs mesures ont été prises à la suite de cette annonce.

La mortalité routière est en augmentation de 3,7% pour l’année 2014: il s’agit de la première hausse annuelle depuis 2001. En 2013, le nombre de morts sur les routes avait encore reculé de 10,5%, atteignant un nouveau record à la baisse depuis 1948, l’année des premières statistiques.


Cette augmentation s’explique principalement par une hausse sensible de la mortalité routière de trois catégories d’usagers particulièrement vulnérables : les piétons (+8 %), les cyclistes (+8 %) et les cyclomotoristes (+6 %). L’augmentation est plus modérée chez les automobilistes (+3%), mais représente néanmoins une cinquantaine de décès supplémentaires.


Nota : En 1973, les autorités avaient recensé plus de 18 000 morts en France. La mortalité routière a donc été divisée par cinq en quarante ans.


 


Des mesures de prévention et des sanctions renforcées


Malgré ces mauvais chiffres, le gouvernement a maintenu son objectif de réduire à 2 000 le nombre de morts par an sur les routes de France en 2020.


Il a annoncé 26 mesures pour y parvenir, parmi lesquelles on notera la baisse du seuil légal du taux d’alcoolémie à 0,2 g/l pour les conducteurs novices, la sensibilisation à la sécurité routière en classe de seconde dès la rentrée 2015 et l’interdiction du stationnement des véhicules 5 mètres avant les passages piétons, afin d’améliorer la visibilité.


Concernant l’usage du téléphone portable au volant, tous les systèmes de type écouteurs, oreillettes et casque sont interdits, à l’exception du système Bluetooth, afin de dissuader les usagers d’utiliser leur téléphone en conduisant.


En revanche, une baisse générale de la limitation de vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes secondaires, pourtant recommandée par le Conseil national de la sécurité routière, a été exclue : cette limitation sera pour l’instant expérimentée sur certains tronçons à double sens identifiés comme particulièrement accidentogènes.


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