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Les femmes ont une perception plus négative de leur santé que les hommes

L’espérance de vie des femmes est sensiblement plus élevée que celle des hommes. Toutefois, les femmes perçoivent leur santé de manière plus négative que les hommes et vivent un plus grand nombre d’années avec des incapacités.

    Une des espérances de vie les plus élevées d’Europe

    Les femmes bénéficient d’une espérance de vie plus élevée (85,3 ans en France en 2018, soit l’une des plus élevées d’Europe, contre 79,4 ans pour les hommes) et d’un taux de mortalité à chaque âge plus faible que celui des hommes.

    De 2004 à 2018, l’espérance de vie a augmenté de 1,7 % pour les femmes et de 3,4 % pour les hommes. En l’espace d’une génération, en termes d’espérance de vie, les femmes ont conservé leur avantage par rapport aux hommes mais l’écart se réduit.

    En combinant les données d’espérance de vie à la naissance et celles de l’espérance de vie en bonne santé, on constate que les femmes vivent, certes, plus longtemps que les hommes mais avec, une perte d’autonomie.

    Les femmes ont des comportements plus favorables à leur santé

    Les femmes sont globalement plus sensibilisées à leur santé et aux messages de prévention (73 % contre 64 % des hommes).

    Alors que « L’idéal masculin de virilité suppose, pour les hommes, de rejeter les signes de faiblesse, dont la maladie fait partie », les femmes sont plus nombreuses à déclarer consulter des médecins généralistes tout au long de leur vie (pour partie en raison des suivis médicaux liés à la contraception, la grossesse et la ménopause) et à recourir à la prévention.

    La consommation d’alcool à risque est deux à trois fois moins fréquente chez les femmes que chez les hommes, qui ont un taux de décès par cancers des voies aérodigestives supérieures, cirrhoses et psychoses alcooliques quatre fois plus élevé.

    Bien que la proportion de fumeuses quotidiennes a progressé, elle reste inférieure à celles des fumeurs au quotidien (46 femmes fumeuses pour 54 hommes fumeurs). Ce sont les hommes qui sont particulièrement touchés puisque 19 % des décès dus au tabac concernent des hommes contre 7 % pour les femmes en 2019.

    Malheureusement les comportements de santé ont tendance à s’homogénéiser entre les sexes : si la prévalence du tabagisme a été divisée par deux en quarante ans pour les hommes, elle est stable pour les femmes et le taux de mortalité pour les pathologies liées au tabagisme diminue pour les hommes et augmente fortement pour les femmes 

    Le paradoxe de la santé perçue

    Paradoxalement, lors des enquêtes déclaratives auprès des ménages, les femmes se déclarent, à âge égal, en moins bonne santé que les hommes, contrairement aux données statistiques (taux de recours aux soins les plus lourds, mortalité…).

    Un paradoxe qui peut s’expliquer par des différences de nature sociale (perception différente des symptômes, tolérance aux écarts par rapport à une santé excellente…).

    Les hommes déclarent davantage de maladies et troubles associés à un risque vital important, et les femmes plus de maladies et de symptômes associés à un faible risque vital.

    Les femmes ont également un risque de connaître un trouble dépressif 1,5 à 2 fois plus élevé, mais leurs troubles sont mieux dépistés et pris en charge. Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les femmes (2/3 des tentatives de suicides hospitalisées), mais se traduisent moins souvent par un décès.

    Enfin, du fait de leur longévité, mais aussi d’une prévalence plus forte après 65 ans, deux tiers des malades d’Alzheimer sont des femmes. 

    Une vie plus longue… mais pas sans incapacités

    Les femmes déclarent également plus de limitations fonctionnelles que les hommes, à âge égal. Ainsi, l’avantage féminin en matière d’espérance de vie doit être relativisé, car il s’accompagne d’un plus grand nombre d’années vécues avec des incapacités.

    Selon une étude de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) de 2019 réalisée auprès de 14 000 ménages, l’espérance de vie en bonne santé est de 64,5 ans pour les femmes et 63,4 ans pour les hommes. Une progression de 10 mois pour les hommes et un recul de 5 mois pour les femmes par rapport aux chiffres de 2017.

      Source :

      • Drees 2018
      • Santé sur le net

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