Etude : les femmes ont une perception plus négative de leur santé que les hommes

 
18/03/2013
sante-femme
Une des espérances de vie les plus élevées d’Europe
Les femmes bénéficient d’une espérance de vie plus élevée (84,8 ans en France en 2012, soit l’une des plus élevées d’Europe, contre 78,4 ans pour les hommes) et d’un taux de mortalité à chaque âge plus faible que celui des hommes.
 
Elles sont par ailleurs moins souvent en affection longue durée (ALD) à âge donné, même si, en raison d’un effet d’âge (la proportion de personnes en ALD augmente avec l’âge, et les femmes sont en moyenne plus âgées), elles représentent plus de la moitié des personnes en ALD.
 
Les femmes ont des comportements plus favorables à leur santé

Les femmes sont glablement plus sensibilisées à leur santé et aux messages de prévention, plus attentives à leur alimentation, moins souvent en surpoids (24 % contre 41 % des hommes).

Alors que, notent les auteurs de l’étude, « l’idéal masculin de virilité suppose, pour les hommes, de rejeter les signes de faiblesse, dont la maladie fait partie », les femmes sont plus nombreuses à déclarer consulter des médecins généralistes tout au long de leur vie (pour partie en raison des suivis médicaux liés à la contraception, la grossesse et la ménopause) et à recourir à la prévention.

La consommation d’alcool à risque est deux à trois fois moins fréquente chez les femmes que chez les hommes, qui ont, en 2008, un taux de décès par cancers des voies aérodigestives supérieures, cirrhoses et psychoses alcooliques quatre fois plus élevé.

La proportion de fumeuses quotidiennes (26 % des 15-75 ans) est également inférieure à celle des fumeurs quotidiens (32 %), et huit décès par tumeurs du larynx, de la trachée, des bronches ou des poumons sur dix concernent des hommes.

Malheureusement les comportements de santé ont tendance à s’homogéniéiser entre les sexes : si la prévalence du tabagisme a été divisée par deux en quarante ans pour les hommes, elle est stable pour les femmes et le taux de mortalité pour les pathologies liées au tabagisme diminue pour les hommes et augmente fortement pour les femmes (respectivement -20 % et +100 % depuis 1990).

 
Le paradoxe de la santé perçue
Paradoxalement, lors des enquêtes déclaratives auprès des ménages, les femmes se déclarent, à âge égal, en moins bonne santé que les hommes, contrairement aux données statistiques (taux de recours aux soins les plus lourds, mortalité…)

Un paradoxe qui peut s’expliquer par des différences de nature sociale (perception différente des symptômes, tolérance aux écarts par rapport à une santé excellente…)

Santé perçue hommes / femmes

La Drees relève par ailleurs que les hommes déclarent davantage de maladies et troubles associés à un risque vital important, et les femmes plus de maladies et de symptômes associés à un faible risque vital.

Les femmes ont également un risque de connaître un trouble dépressif 1,5 à 2 fois plus élevé, mais leurs troubles sont mieux dépistés et pris en charge. Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les femmes (2/3 des tentatives de suicides hospitalisées), mais se traduisent moins souvent par un décès.

Enfin, du fait de leur longévité, mais aussi d’une prévalence plus forte après 65 ans, deux tiers des malades d’Alzheimer sont des femmes

 

Une vie plus longue… mais pas sans incapacités

Les femmes déclarent également plus de limitations fonctionnelles que les hommes, à âge égal. Ainsi, l’avantage féminin en matière d’espérance de vie doit être relativisé, car il s’accompagne d’un plus grand nombre d’années vécues avec des incapacités.

Si l’espérance de vie des femmes à 65 ans est supérieure de plus de 4 quatre ans à celle des hommes, le nombre d’années de vie sans incapacité est identique (5,5 ans). Entre 2004 et 2010, les hommes, à 65 ans, sont toujours dans une phase d’équilibre dynamique entre l’augmentation de l’espérance de vie (EV) et l’espérance de vie sans incapacité (EVSI),alors que les femmes, à 65 ans, sont plutôt dans une phase d’expansion de l’incapacité avec un ratio EVSI/EV qui décline.

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