S’il est préférable de préparer sa retraite le plus tôt possible, il est encore temps de le faire. Nos conseils si vous vous y prenez sur le tard.

Une préparation indispensable

Idéalement, la retraite se prépare dès son entrée dans la vie active. La réalité est toute autre : à chaque âge ses priorités.
On épargne d’abord pour acquérir sa résidence principale et pour rembourser son prêt immobilier, il faut ensuite financer les études des enfants et les aider à entrer dans la vie active. Après votre 50e anniversaire, généralement, votre emprunt immobilier est remboursé, vos enfants autonomes et votre consommation plus raisonnable. Enfin et surtout, vous êtes souvent mieux rémunérés. Il devient alors plus facile de préparer votre retraite.

Et il est urgent de le faire si vous n’avez pas commencé à épargner : il vous reste une quinzaine d’années pour vous assurer un complément de revenus, désormais indispensable. En effet le « taux de remplacement » moyen, c'est-à-dire le rapport entre le montant de votre pension de retraite totale et votre dernier revenu, ne cesse de baisser. En moyenne, vous toucherez à la retraite 50 % de votre ancien revenu. Votre niveau de vie pourra alors être vu à la baisse si vous n’avez pas prévu un complément de revenus (rente, revenus locatifs, revenus financiers…).

Évaluez vos futurs besoins

Afin d’établir une stratégie retraite pertinente, un bilan précis de votre situation s’impose. Posez-vous les bonnes questions :

  • Quel sera le montant de votre pension de retraite ?
    Dès 35 ans, vous recevez tous les 5 ans un relevé de situation individuelle (RIS) récapitulant les droits acquis dans tous vos régimes de retraite obligatoires. Vous pouvez également le consulter en ligne à tout moment, sur le service dédié : www.lassuranceretraite.fr. Ce site permet aussi de calculer votre date de départ en retraite, et de faire une évaluation de votre future pension de retraite selon différents scénarios (baisse des revenus, stabilité, hausse des revenus…).
  • Quels seront vos besoins mensuels à la retraite ?
    Certaines dépenses vont se réduire automatiquement. Par exemple : votre budget transport lié à vos déplacements domicile-travail. D’autres dépenses deviendront inutiles, comme celles liées aux enfants. Calculez ainsi vos futurs besoins mensuels : alimentation, services, assurances, loisirs, santé… n’oubliez rien.

Prévoir des revenus complémentaires

Les revenus complémentaires peuvent provenir d’une épargne convertie en rente viagère, mais aussi d’un investissement immobilier locatif. L’intérêt est double : les loyers vous garantissent des revenus réguliers et vous disposez d’un patrimoine à transmettre à vos enfants.
Cet investissement sera optimisé grâce aux dispositifs de défiscalisation : Pinel dans le neuf, Censi-Bouvard en résidence service, Malraux dans l’ancien à rénover… C’est également le moyen de vous constituer une épargne à moindre frais : vous empruntez pour acheter, et le loyer perçu couvre une partie des échéances du prêt immobilier.

Objectif sécurité

Il vous reste moins de 15 ans avant la retraite ? Pas question de choisir des investissements risqués. Votre épargne doit alors suivre deux règles : sécurité et diversification. Vous pouvez par exemple associer :

  • Une épargne retraite. PERP (plan d'épargne retraite populaire), Perco (plan d'épargne pour la retraite collectif) ou Pere (plan d'épargne retraite entreprise) pour les salariés, Madelin pour les indépendants, Prefon pour les fonctionnaires… Cette épargne est bloquée jusqu’au départ en retraite (sauf cas de rachat ou de déblocage anticipé). La rente viagère perçue à la sortie est imposée différemment selon le produit : soumise à l’impôt sur le revenu après un abattement de 10 % comme votre pension de retraite (PERP, Préfon, Madelin), ou après un abattement plus important, de 30 à 70 %, la partie de rente soumise à l’impôt variant selon l’âge à la liquidation.
  • Le PEE (plan d’épargne d’entreprise) proposé par votre entreprise. Constituez un portefeuille de titres (Sicav, parts de FCPE…) et alimentez-le grâce à votre participation, votre prime d’intéressement, etc.
L’investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation à la hausse comme à la baisse en fonction notamment de l’évolution des marchés financiers. L’assureur s’engage sur le nombre d’unités de compte mais pas sur leur valeur qu’il ne garantit pas.

Le bénéfice est double : les montants versés deviennent non imposables, et vous pouvez bénéficier parfois de l’abondement de votre employeur (comme sur le PERCO).

  • Un (ou plusieurs) contrat(s) d’assurance vie. Vous pouvez par exemple choisir un contrat multisupport et consacrer par exemple une partie (20 à 30 %) de vos versements à des supports en unités de comptes (UC) et le reste aux fonds en euros. À l’approche de la retraite, il vous est possible de réduire la part dédiée aux UC pour sécuriser votre épargne(déduction faite des frais de gestion).
    Ensuite, sous réserve de vos besoins, de votre situation et de vos objectifs, conservez votre contrat sans réaliser de rachats pendant 8 ans. Après 8 ans, complétez vos revenus en réalisant des rachats bénéficiant de la fiscalité avantageuse de l’assurance vie :
    - Après abattement annuel de 4 600 euros pour un célibataire, veuf ou divorcé ou 9 200 euros pour un couple soumis à une imposition commune de imposition : Impôt sur le Revenu ; ou
    - Prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 7,5 % et bénéfice d’un crédit d’impôt déterminé sur la base de l’abattement ci-dessus

Comment préparer sa retraite avec un petit revenu ?

Pas encore quinquagénaire, mais ayant des revenus limités, vous vous inquiétez pour votre future retraite ? Il y a toujours des solutions.

Si vous n’êtes pas propriétaire, l’idéal est de commencer par l’acquisition de votre résidence principale. Commencez donc par vous constituer une épargne :

  • qui servira d’apport pour un éventuel futur achat immobilier. À la retraite, vous aurez besoin d’un logement plus petit car vos enfants seront partis, vous n’exigerez plus la proximité des écoles, de votre lieu de travail… Le prix de ce logement aura toutes les chances d’être moins élevé que celui de votre logement actuel,
  • qui constituera un complément de revenu lorsque vous serez à la retraite, en convertissant le capital en rente.

Pour constituer cette épargne en douceur, mettez de côté les rentrées d’argent exceptionnelles : primes, 13e mois… Mais astreignez-vous surtout à épargner régulièrement chaque mois, même une petite somme. Mettre 80 euros de côté chaque mois, après un versement initial de 100 euros, c’est cumuler en 10 ans, hors intérêts, 9 700 euros. Par exemple, avec un taux d’intérêt de 3 % et grâce à l’effet de cliquet (les intérêts acquis génèrent à leur tour des intérêts), vous pourrez atteindre plus de 11 300 euros en 10 ans, et 26 400 euros en 20 ans !

Des pistes pour économiser en vue de la retraite

De nombreuses pistes permettent de faire des économies non négligeables, par exemple : ne garder qu’une voiture si vous en avez deux afin d’éviter les frais d’entretien, d’assurance, de contrôle technique, etc. Toutefois, c’est au niveau du logement que ces économies peuvent s’avérer les plus intéressantes :

  • si vous êtes locataire : l’idéal serait d’acquérir votre logement si vous disposez d’une épargne suffisante pour constituer un apport conséquent,
  • si vous remboursez un emprunt immobilier, et n’aurez pas terminé lors de la retraite : essayez d’épargner pour réaliser un remboursement anticipé afin de ne plus subir cette charge une fois à la retraite,
  • si vous êtes propriétaire : vous pouvez envisager de revendre votre maison, pour acquérir un logement plus fonctionnel, plus facile à entretenir, plus adapté après un certain âge… Ce logement sera moins cher à entretenir, sa taxe foncière sans doute moins élevée, et la différence de prix entre le logement vendu et le logement acheté dégagera une somme à dédier à votre épargne retraite.

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