Selon les dernières prévisions du Conseil d'Orientation des Retraites, le déficit cumulé des différentes caisses devrait être multiplié par 5 d'ici 2020. Il représentera chaque année 1% du PIB soit environ 25 milliards d'euros. Il devrait frôler les 1,9% du PIB en 2040. La réforme des régimes spéciaux ne parviendra pas bien sûr à inverser la tendance. La nouvelle réforme devra donc concerner tout le monde.

L'allongement de la durée de cotisation

Depuis le 1er janvier 2008, les salariés du privé, artisans et professions libérales, doivent avoir cotisé 40 ans pour toucher l'intégralité de leur pension de base. C'est le dernier effet du plan Balladur de 1993. Cette mesure est suivie de la réforme Fillon de 2003 qui impose le passage progressif à 41 ans au rythme d'un trimestre par an. Cette situation devra, cependant, être réétudiée en 2012, 2016 et 2020, ce qui laisse présager l'instauration de nouveaux allongements. Il est toujours possible de partir à la retraite à 60 ans, mais avec une pension amoindrie en raison de l'absence du nombre de trimestres suffisants mais aussi de "pénalités financières" appelées décotes qui sont appliquées pour chaque trimestre manquant.

Aujourd'hui cette décote est de -1,25% de pension par trimestre manquant.

La hausse des cotisations

La dernière hausse des cotisations date du 1er janvier 2006. La part salariée est passée de 6,55% à 6,65% et la part patronale de 8,2% à 8,3%. Le gouvernement qui souhaite diminuer les prélèvements obligatoires va donc rencontrer un cruel dilemme. Seule une baisse significative du chômage pourrait permettre d'éviter la hausse des cotisations avec un transfert de l'UNEDIC aux caisses de retraites.

L'augmentation du bonus pour ceux qui continuent de travailler

Depuis la réforme Fillon, il existe une sorte de bonus financier qui s'appelle la surcote et qui vise à inciter les plus de 60 ans, ayant tous leurs trimestres, à continuer de travailler. Ce bonus est de 3% la première année supplémentaire, 4% ensuite et même 5% pour les plus de 65 ans.

Le retour d'une condition d'âge pour la pension de réversion

Le gouvernement l'a promis, le conjoint d'un assuré décédé touchera 60% de la pension de base du défunt au lieu des 54% actuels. Mais où trouver le financement, soit environ 200 millions d'euros? Certains sénateurs préconisent de réintroduire une condition d'âge (on parle de 50 ans) pour bénéficier d'une pension de réversion.

En conclusion, il va falloir s'organiser pour compenser l'ensemble de ces mesures et prévoir une épargne solide pour prendre sa retraite à 60 ans et conserver un train de vie équivalent.

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