Le relevé de carrière détaille les droits à la retraite que vous avez acquis tout au long de votre parcours professionnel. Le moment venu, il sert à calculer le montant de votre pension. Vous pouvez le consulter à tout moment sur le site de la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). Mais comment bien lire ce document ?

Ce que vous trouverez dans votre relevé de carrière

Pour chaque année de travail, le relevé précise :

  • combien de trimestres vous avez validés,
  • quel est le nom de vos employeurs successifs et la nature des activités que vous avez exercées,
  • le salaire retenu.

Et ce, aussi bien dans le cadre du régime général (salariés) que dans celui d’autres régimes (artisan, commerçant, etc.).

Les années comptent dès votre 1er emploi et toutes vos activités rémunérées sont répertoriées. Stages y compris ? Oui, s’ils ont duré plus de 2 mois et été suffisamment rémunérés (au-delà du minimum légal, exonéré de cotisations sociales). Quant aux années d’apprentissage, elles comptent pour votre retraite dès lors qu’elles ont été déclarées par votre employeur.

Certaines années travaillées n’y figurent pas ? C’est que la caisse d’assurance vieillesse (CNAV) ne dispose pas des informations nécessaires. Ceci vous est indiqué par une petite icône rouge. Gardez donc précieusement tout ce qui peut justifier l’exercice d’une activité professionnelle ou une période d’arrêt de travail rémunérée :

  • bulletins de salaire,
  • certificats de travail,
  • attestations de chômage ou d’indemnités maladie...

Cela vous permettra de régulariser votre situation !

Vous vous étonnez du montant des salaires indiqués ? Ils sont exprimés en brut, sur lequel sont retenues les cotisations vieillesse, et non en net…

Des trimestres…

Le relevé de carrière comptabilise tous les trimestres validés au titre de la retraite. Mais attention, si vous avez validé 2 fois 4 trimestres durant une année, par exemple en tant que salarié et en tant qu’indépendant, seuls 4 trimestres sont comptabilisés et non pas 8 ! Vous ne pouvez en effet n’en valider que 4 par année civile. Un signe « danger » (comme celui du code de la route) vous alerte à ce sujet.

Vous constatez que le nombre de trimestres comptabilisés est inférieur au nombre de trimestres travaillés ? C’est parce qu’il faut avoir cotisé sur un salaire minimum, soit 1 441,50 € en 2015, pour valider 1 trimestre.

Autrement dit, ce n’est pas la durée de travail qui compte, mais le montant du salaire soumis à cotisation retraite. C’est d’ailleurs cette même règle qui explique l’inverse. Plus de trimestres validés que de trimestres travaillés pour une année donnée, par exemple !

… et des employeurs !

Vous avez été salarié mais aussi commerçant, artisan ou agriculteur ? L’ensemble des trimestres validés est répertorié dans votre relevé de carrière, que vous ayez cotisé auprès du régime général ou d’autres régimes. Toutefois, vos activités non salariées sont reportées sous forme de trimestres seulement, sans mention du salaire.

Enfin, sachez que toutes vos périodes de chômage, de maladie/invalidité ou de maternité (dites « assimilées ») comptent pour votre retraite, dans la limite de 4 trimestres par an et selon différentes modalités. Par exemple, pour valider 1 trimestre, il faut avoir bénéficié :

  • soit de 50 jours de chômage indemnisé,
  • soit de 60 jours d’arrêt maladie,
  • soit de 90 jours d’indemnités journalières pour maternité.

Ne vous étonnez donc pas si vous avez des trimestres validés sans salaire sur votre relevé !

Dossier mis à jour le 9/3/2015

Les informations contenues dans cet article sont purement indicatives et ne revêtent aucun caractère contractuel. Elles ne prétendent pas à l'exhaustivité, ne constituent pas un conseil à l’Internaute et ne sauraient engager la responsabilité de l’Assureur.

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