Après 18 mois de baisse consécutifs, les taux des crédits immobiliers remontent légèrement. Est-ce le moment de concrétiser un projet immobilier ? Si oui, comment boucler votre dossier de demande de prêt ? Apport personnel, capacité d’emprunt, assurances… on vous conseille !

La hausse des taux, c’est par là…

Depuis juin 2015, les taux des crédits immobiliers remontent progressivement. En cause ? La hausse du taux auquel s’endette l’État français, appelé OAT (obligations assimilables du Trésor) à 10 ans. Cet indice, qui sert de référence au calcul des crédits à taux fixe, est passé de 0,4 % mi-avril à 1,27 % mi-juin, entraînant avec lui une hausse des taux d’emprunt immobilier proposés par les banques.

Selon les régions et les durées de crédit, les taux ont en moyenne augmenté de 0,05 à 0,15 point pour s’établir à :

  • 2,20 % sur 15 ans,
  • 2,50 % sur 20 ans,
  • 3,10 % sur 25 ans.

Des augmentations encore faibles mais qui signent bel et bien la fin de la baisse historique des taux… même s’il faudra plusieurs mois pour atteindre des taux vraiment élevés.

Une hausse peut en cacher une autre

Toutefois, ces hausses de taux ne sont pas visibles partout. Certaines banques laissent leurs barèmes inchangés mais deviennent très sélectives quand il s’agit d’accorder des décotes. Une sorte de « hausse invisible » qui n’impacte pas tout le monde de la même façon : plus votre dossier de demande de prêt sera solide, plus les banques seront enclines à vous accorder des ristournes sur les taux…

Boucler un dossier de prêt immobilier

Dans la perspective d’une remontée durable des taux, il peut être judicieux de souscrire dès aujourd’hui un crédit immobilier. Pour mettre toutes les chances de votre côté, voire tenter de négocier une baisse de taux, soignez les principaux aspects de votre dossier.

  • Apport personnel : celui-ci doit représenter 10 % à 20 % du montant total de l’opération, frais de dossier, de notaire et garanties inclus. Pour réunir la somme qu’il vous faut, activez tous les leviers possibles : économies, épargne salariale, prêts aidés de l’État (prêt à taux zéro, prêt action logement) si vous y avez droit…
  • Situation financière : les banques préféreront toujours un candidat professionnellement stable et peu ou pas endetté. Avant d’aller voir votre banquier, assurez-vous de ne pas être à découvert et remboursez, si vous le pouvez, vos crédits à la consommation du type « renouvelables ».
  • Capacité d’emprunt : c’est la somme que vous pouvez rembourser tous les mois au titre de votre crédit (mensualités). Dans l’idéal, elle ne doit pas dépasser 30 % de vos revenus mensuels. Vous trouverez en ligne de nombreux outils pour simuler votre capacité d’emprunt en fonction de vos revenus, de la durée du prêt, du taux d’intérêt…
  • Garantie : elle protège la banque si vous n’êtes plus en mesure de rembourser votre prêt. Caution, hypothèque… Renseignez-vous sur les options disponibles et leurs coûts !

L’assurance emprunteur

Le plus souvent, la banque qui vous accorde le prêt exigera que vous souscriviez une assurance emprunteur. Celle-ci vous protège, ainsi que vos proches, si vous n’êtes plus en mesure de rembourser votre prêt. Concrètement, elle prend en charge les mensualités de crédit en cas de décès ou de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA).

L’assurance emprunteur représente une part importante de vos mensualités et vous avez tout intérêt à regarder son coût et ses garanties de près. Vous envisagez de prendre celle de votre banque ? Sachez qu’il s’agit d’un contrat de groupe standard qui ne tient pas compte de vos spécificités. Pourquoi payer cher une assurance qui couvre le risque maladie alors que vous êtes jeune, non-fumeur et en bonne santé ?

Vous pouvez alors avoir intérêt à souscrire une assurance emprunteur individuelle auprès d’un assureur. C’est ce qu’on appelle la délégation d’assurance. Moins chère, ce contrat est aussi mieux adapté à vos besoins et à votre situation. Seule condition de la délégation d’assurance : que les garanties du contrat individuel soient équivalentes à celles proposées par la banque.

Lire aussi : Négocier son assurance de prêt immobilier

Les informations contenues dans cet article sont purement indicatives et ne revêtent aucun caractère contractuel. Elles ne prétendent pas à l'exhaustivité, ne constituent pas un conseil à l’Internaute et ne sauraient engager la responsabilité de l’Assureur.