Le drone, un levier de croissance pour votre activité

21/09/2018

Développés d’abord pour la défense militaire, puis pour les particuliers, les drones sont en train de conquérir le marché professionnel. Avec une technologie qui permet d’intervenir dans des endroits inaccessibles, dangereux, très étendus, et de collecter rapidement des données, les drones commencent à s’imposer dans de nombreux secteurs, dont peut-être le vôtre...

Le drone, un levier de croissance pour votre activité

Un outil innovant et multi-usage

Avec leur capacité à voler à basse altitude (150 mètres), les drones peuvent en quelques minutes réaliser des relevés plus précis qu’un satellite sur un grand nombre de paramètres : imagerie thermique, relevés topographiques ou calcul de distance. Gain de temps, économie de coût, accès à des données supplémentaires ou nouvelles opportunités de communication, les drones sont une sérieuse occasion de développer votre business. Exemples.

 

 

Dans l’agriculture

L’utilisation de drones se démocratise. Les véhicules aériens sans pilote (UAV) permettent d’analyser des hectares entiers de terres agricoles et de fournir des données précieuses aux agriculteurs sur l’état de leurs exploitations. Ils sont notamment capables de :

  • visualiser les zones infestées par les nuisibles ;
  • analyser les besoins en engrais ;
  • analyser le degré d’humidité du sol. Ces informations sont utiles pour calculer et répartir au plus juste l’arrosage ou les doses de fertilisant pour ne traiter que les zones qui en ont besoin.

Dans le secteur du bâtiment

Les professionnels s’appuient sur les drones pour faciliter le suivi de chantier. Apportant une vue d’ensemble aux architectes d’un projet, ils sont utilisés pour constater l’avancement des travaux ou faire un inventaire du matériel. Leur capacité à effectuer des prises de vues rapprochées permet une inspection détaillée et rapide d’infrastructures dans certaines zones difficiles d’accès. À l’aide de leur caméra, les drones professionnels permettent aussi d’effectuer un audit thermique pour analyser les déperditions de chaleur. 

Fin 2016, KPMG-Le Moniteur a réalisé une étude auprès de 304 dirigeants représentatifs de la maîtrise d'œuvre et de la construction. Près de 22 % d'entre eux avaient déjà sollicité un UAV pour une inspection et un diagnostic d'ouvrage ou une modélisation 3D.

En matière de photogrammétrie​

La photogrammétrie consiste à mesurer un objet en étudiant une reproduction à l’identique et en perspective, souvent réalisée avec des photographies. Le drone accélère le processus de modélisation numérique en réalisant de nombreux clichés d’une grande précision, qui sont ensuite assemblés pour obtenir un visuel 3D. Récemment, une entreprise française a mis au point un drone uniquement dédié à la modélisation. Le pilote n’a qu’à programmer un vol et l’application se charge d’assembler les images capturées pour réaliser une réplique 3D fidèle. 

Dans l’immobilier

Les experts plébiscitent cette technologie pour promouvoir des biens d’exception. Des agences peuvent aussi proposer une vidéo interactive ou une vue aérienne à l’aide de drones équipés de caméras à 360 degrés donnant ainsi des informations supplémentaires sur le lieu.
Ce principe de promotion est aussi utilisé pour mettre en avant la qualité des infrastructures de clubs de sports ou associations : golfs, terrains de football ou de rugby, patinoires, centres équestres...

Dans le secteur des services

Imaginée en 2013 comme un poisson d’avril par La Poste, la livraison de colis par drone est aujourd’hui une réalité. La livraison est l'un des coûts les plus importants pour les sociétés d'e-commerce, qui cherchent des voies alternatives pour acheminer les colis. Amazon a déjà réalisé des courses, l’ambition serait d’effectuer des livraisons commerciales dans des zones isolées en un temps record grâce à des drones automatisés. Si cela reste encore au stade expérimental, des drones peuvent dès à présent être utilisés pour acheminer des marchandises en intérieur, d'un bout à l'autre d'un entrepôt par exemple. Toutefois, la législation française ne permet pas, pour l’instant, d’excéder les 5 kilos de charge

Les drones, outils de prévention des risques

Dans le domaine de la sécurité :

Le recours aux UAV permet de surveiller les mouvements de foule, et de détecter et anticiper les incidents ou les comportements suspects. Le drone permet ainsi de rendre des missions de surveillance plus efficaces tout en gagnant un temps précieux. 

Du côté de l’assistance humanitaire :

  • Les expérimentations sont très variées : 
  • au Rwanda, une start-up californienne livre des poches de sang par drone.
  • en Suède, des chercheurs de l'Institut Karolinska testent la rapidité d’intervention de drones ambulanciers équipés de défibrillateurs.
  • en France, des plages landaises s’équipent de drones sauveteurs capables de venir en aide aux baigneurs en détresse.

Mais le potentiel des drones va au-delà de la gestion de sinistres. Ils aident aussi en amont, en remplissant une mission de prévention. Cette technologie aérienne permet de surveiller des sites de construction, des panneaux solaires ou des toitures. Pouvant se rendre dans des endroits potentiellement dangereux pour l’homme, les drones équipés de caméras permettent de vérifier en toute sécurité les dysfonctionnements d’une structure qui pourrait entraîner de graves dégâts si elle n’était pas contrôlée.

Un cadre légal encore très contraignant

En tant que professionnel, sachez que l’utilisation d’un drone pour un autre usage que le loisir ou la compétition entre dans un cadre légal particulier dont les dispositifs de sécurité devant équiper l’engin (baromètre, limiteur d’altitude, parachute…) varient selon le poids, les distances, les hauteurs et les zones survolées

  • La loi note quatre schémas de vol pour l’usage professionnel d’UAV en France qui tiennent compte :
  • du mode de pilotage (à vue, hors vue);
  • de la distance du drone par rapport au pilote ;
  • de l’altitude ;
  • de la nature de la zone survolée (zone peuplée, proximité de personnes ou d’animaux…).

En fonction du schéma, une demande d’autorisation de vol devra être déposée à la préfecture ou auprès de la direction générale de l’Aviation civile (DGAC). La formation exigée du télépilote varie de simple titulaire d’une licence théorique de pilote au diplôme plus poussé (avion, hélicoptère ou planeur) qui requiert 100 heures de vol minimum. Cette exigence dépend du scénario de vol.
Enfin, quel que soit le scénario de vol, vous devez accomplir des démarches administratives précises, comme faire une déclaration de conformité, ou une déclaration de prise de vue aérienne. Retrouvez l’ensemble de vos obligations sur le site du gouvernement : ecologique-solidaire.gouv.fr
Une carte interactive réalisée par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) permet de visualiser les zones totalement interdites où seule une autorisation préfectorale peut permettre le survol. En cas de non-respect des interdictions, la peine encourue est de six mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.

Depuis le 1er septembre 2018, une formation et un examen en ligne seront obligatoires pour toute personne de plus de 14 ans désirant piloter un appareil de plus de 800 grammes. Il sera aussi obligatoire pour les pilotes de garder le drone à vue et de ne pas être à bord d’un véhicule en mouvement pendant le pilotage.

 

Les informations contenues dans cet article sont purement indicatives et ne revêtent aucun caractère contractuel. Elles ne prétendent pas à l'exhaustivité, ne constituent pas un conseil à l’Internaute et ne sauraient engager la responsabilité de l’Assureur.