Skip to main content
Troubles musculosquelettiques : des risques pour presque toutes les professions

Troubles musculosquelettiques : des risques pour presque toutes les professions

Causés par des gestes répétitifs, des vibrations soutenues, des postures extrêmes ou trop statiques, les troubles musculo-squelettiques coûtent chaque année 10 millions de journées de travail et 1 milliard d’euros de cotisations aux entreprises. Deux bonnes raisons de prendre les choses en main.

Des risques pour presque toutes les professions

Du syndrome du canal carpien aux tendinites, des sciatiques aux douleurs cervicales, les troubles musculosquelettiques (TMS) sont devenus trois fois plus fréquents qu’il y a deux décennies. Ils sont presque toujours causés par l’accumulation, pendant des années, de situations à risque,tels que travail en force, port de charges, vibrations, postures extrêmes et gestes répétitifs. Touchant les tissus mous (muscles, tendons ou nerfs) situés à la périphérie des articulations des membres ou de la colonne vertébrale, ils représentent plus de quatre maladies professionnelles sur cinq.

Agriculteurs, coiffeurs, professionnels du bâtiment ou de l’agroalimentaire, mécaniciens… tous les secteurs d’activité sont touchés ! L’hygroma affecte ainsi les plombiers et carreleurs qui travaillent à genoux. Les tendinites du coude et de l’épaule touchent les salariés qui effectuent des gestes répétitifs avec les bras comme les caissières. Néanmoins, les TMS peuvent aussi résulter d’un manque de sollicitation. En effet, le fait de rester statique pendant un long moment devant un écran provoque une mobilisation faible mais continue des fibres musculaires qui n’est pas non plus sans conséquence.

Plus élevés chez la femme que chez l’homme, ces risquent augmentent aussi à mesure que l’on avance en âge. Un certain nombre de facteurs aggravants viennent s’y ajouter :

  • des contraintes organisationnelles : délai de réalisation trop court, temps de récupération insuffisants ;
  • la pratique d’activités telles que le jardinage, le bricolage, le ménage et même certains sports répétitifs ;
  • des facteurs psychosociaux : stress lié à la productivité, emploi précaire, situation financière dégradée ;
  • des troubles métaboliques tels que le diabète, l’hypercholestérolémie ou l’hypothyroïdie ;
  • le travail dans le froid et les environnements surchauffés, causes de forte déshydratation.

Aujourd’hui les troubles musculosquelettiques représentent la majeure partie des maladies professionnelles reconnues par la Sécurité sociale. Selon le Bureau international du travail, 160 millions de nouveaux cas de maladies professionnelles sont signalés chaque année.
D’abord éphémère, les TMS peuvent devenir irréversibles et handicapantes s’ils sont négligés.


Des enjeux importants pour les entreprises

S’ils apparaissent comme une gêne douloureuse pour ceux et celles qui les subissent, les TMS représentent aussi un enjeu majeur pour l’entreprise. Ils occasionnent chaque année dix millions de journées de travail perdues et un milliard d’euros de cotisations supplémentaires à supporter.

Si elle n’agit pas pour prévenir les risques professionnels, une entreprise aura probablement un taux élevé de salariés victimes d’accidents du travail ou souffrant de maladies professionnelles. Conséquence : des coûts élevés sur différents postes.

  • Les coûts financiers directs : les cotisations de l’employeur à l’Assurance maladie, les indemnités versées aux salariés, les coûts du matériel pour les soins médicaux sur le lieu de travail, etc.
  • Les coûts financiers indirects : coûts causés par le remplacement de salariés absents, le taux d’absentéisme, la perte de productivité, la perte de qualité dans le production, l’augmentation des délais de fabrication ou de livraison, etc.
  • Les coûts intangibles : ces coûts sont liés à l’épuisement des salariés, la saturation du management, aux risques de conflit, à la dégradation de l’image de marque, à la perte de clients, etc.

La santé des employés joue un rôle primordial dans la performance économique de l’entreprise. Un salarié en bonne santé sera moins absent, plus épanoui et plus productif. Les dirigeants ont donc tout intérêt à mettre en place des actions destinées à prévenir les risques professionnels.


Prévenir : la seule attitude efficace

Prévenir les troubles musculosquelettiques est devenu un véritable enjeu social et économique compte tenu des lésions susceptibles de devenir irréversibles pour les salariés, et des coûts importants qu’ils génèrent pour les entreprises. La prévention joue alors un rôle primordial !

Bien que la loi ne prévoit actuellement aucune disposition spécifique pour lutter contre ces affections, les employeurs sont tenus de prendre des mesures pour préserver la santé physique et mentale de leurs salariés (article L. 4121-1 du Code du travail) après avoir procédé à leur évaluation.

Sur la base de ce diagnostic, des actions à portée collective ou individuelle peuvent être mises en œuvre : aménager les postes de travail, améliorer leur ergonomie, adapter les outils et équipements. Vous pouvez aussi réduire les contraintes, notamment par l’instauration d’heures de travail flexibles, de courtes pauses de récupération et d’une diversification des tâches. Un suivi médical renforcé ainsi que des actions d'information et de formation peuvent également être envisagé comme solution de prévention des risques de TMS.

La mise en place d’actions de prévention va être un moyen d’améliorer la santé et la qualité de vie au travail des salariés. La prévention va également être un vrai levier de performance pour les entreprises puisqu’elle contribue à une plus grande motivation des salariés mais aussi à une hausse de la productivité et de l’attractivité de l’employeur.

Bon à savoir:

L’Assurance maladie peut prendre en charge jusqu’à 50% du coût du diagnostic préalable et de l’achat d’équipements effectués par les entreprises de moins de 50 salariés.

De nombreux interlocuteurs peuvent vous aider à améliorer la situation dans votre entreprise, quelle que soit sa taille : services de santé au travail et de prévention des risques professionnels telles que l’Assurance maladie ou la CARSAT, organismes de prévention spécifiques aux corporations…

Pour en savoir plus sur les aides financières pour la prévention dédiées aux PME, rendez-vous sur Ameli.fr.

 

Partager

Informations non-contractuelles données à titre purement indicatif dans un but pédagogique et préventif. Generali ne saurait être tenue responsable d’un préjudice d’aucune nature lié aux informations fournies.