Services à la personne : le bilan

 
02/08/2012
services à la personne

L’enquête sur le bilan économique et fiscal du secteur des services à la personne menée par le cabinet Oliver Wyman pour la FESP est la première du genre.

 

Elle permet de tirer quatre conclusions principales.

 

 

 

 

Un marché jeune et en forte croissance
  • Les services à la personne (SALP) représentent aujourd’hui 1,1 % du PIB, soit 17,3 milliards d’euros (en 2011) et 6 % de l’emploi (contre 4 % en 2005).
  • L’assistance aux personnes âgées ou dépendantes représente 61 % des SALP, suivie par le ménage/repassage (23,2 %).
  • Depuis le plan Borloo de 2005, le marché des SALP connaît une croissance de 6 % par an.
  • Certaines études estiment que les SALP pourraient employer plus de 800 000 personnes à l’horizon 2015.
  • La fiscalité joue un rôle important pour justifier l’importance du travail au noir.
 
Un secteur encore fragile et vulnérable
  • On constate une croissance exponentielle du nombre d’entreprises de SALP depuis 2005 : + 52 % par an.
  • Le nombre d’entreprises spécialisées est passé de 1 230 à 15 000 entre 2005 et 2010.
  • 80 % d’entre elles sont des TPE ou des PME.
  • L’effectif moyen d’une entreprise est de 1,4 salarié.
  • Les marges représentent en moyenne 2 % du CA.
  • Les salaires sont de plus en plus élevés. Les employés travaillent davantage et les emplois sont plus stables.
 
Un bilan économique très largement positif
  • Le secteur des SALP est fortement soutenu par l’État depuis 2000.
  • Le bilan net des SALP est bénéficiaire de plus de 2,6 milliards d’euros.
  • Les services à la personne représentent une alternative prometteuse vis-à-vis de la gestion des personnes dépendantes.
  • Le maintien à domicile coûte 2,8 fois moins cher pour l’État, d’autant que le nombre de places disponibles est insuffisant dans les établissements spécialisés et les hôpitaux.
  • La garde à domicile partagée permet à l’État de pallier le manque de places en crèches et en assistantes maternelles et de mieux satisfaire les parents.
 
Un avenir dépendant des évolutions réglementaires

Le cabinet Wyman a envisagé 3 scénarios possibles pour l’avenir des services à la personne.

  • Scénario 1 : dégradation du cadre fiscal de 10 %
    En imaginant une baisse des cotisations sociales et patronales liée à la baisse des heures prestées, et donc de la masse salariale (-7,7 %), les recettes fiscales diminueront de 387 millions d’euros.
  • Scénario 2 : statu quo
  • Scénario 3 : réduction des distorsions fiscales au détriment des entreprises
    En tablant sur une mise en place de mesures visant à réduire les distorsions fiscales entre les associations et les entreprises, les recettes fiscales augmenteront de 764 millions d’euros.
 
Pour en savoir plus

Étude complète Oliver Wyman (pdf)

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