Génération Y : qu’ont-ils de plus ?

 
12/04/2016
Les entrepreneurs de la génération Y

Plus efficaces, plus collaboratifs, plus philanthropes : les entrepreneurs de la génération Y généreraient au moins deux fois plus de profit que leurs aînés. Chine, États-Unis, France, Allemagne… Retour sur une étude menée dans huit pays, à la rencontre de ces entrepreneurs d’un nouveau genre.
 

Qui sont ces jeunes loups ?

Nés entre le début des années 1980 et le milieu des années 1990, les représentants de la génération Y ont grandi en même temps que les nouvelles technologies. Immergés dès le berceau dans les jeux vidéo et les réseaux sociaux, on leur prédisait volontiers un avenir totalement déconnecté des réalités économiques. Pourtant, dans le sillage de Mark Zuckerberg, toute une cohorte de jeunes entrepreneurs décomplexés bouscule les conventions et connaît une réussite sans précédent.
 

Un chiffre d’affaires cinq fois supérieur à celui des seniors

Est-ce parce que leurs parents ont créé leur entreprise autour de 42 ans alors que les représentants de la génération Y sautent le pas à 28 ans seulement en moyenne ? Quoi qu’il en soit, le résultat est sans appel. Ces derniers génèrent :

  • presque deux fois plus de chiffre d’affaires que les 36-54 ans ;
  • cinq fois plus que les 55 ans et plus.

Dans les faits, les deux tiers de ces jeunes créateurs sont issus de familles de chefs d’entreprise. Transmission de savoir-faire et de l’indispensable esprit d’entrepreneuriat, contacts, réseau… ils ont bénéficié de plus d’atouts que leurs aînés. 44 % confient même s’être, dès l’enfance, imaginés à la tête de leur propre affaire.

Fait nouveau, presque la moitié des entrepreneurs de la génération Y sont des femmes (47 %), soit deux fois plus que pour les générations précédentes.
 

Des motivations identiques aux générations précédentes

Réussissant mieux, les jeunes de la génération Y créent aussi davantage d’entreprises, s’impliquant en moyenne dans cinq affaires (contre trois seulement pour leurs aînés). Les raisons invoquées sont classiques :

  • être son propre patron ;
  • augmenter sa richesse ;
  • vivre de sa passion ;
  • faire un choix bénéfique pour sa famille.

Du côté des qualités requises pour réussir, là encore, peu de surprise. Ils évoquent, dans l’ordre : le travail, la confiance en soi, la prise de risque ou encore l’importance de l’innovation.
En revanche, la manière dont ils mènent leur affaire est nouvelle et leur ambition diffère sensiblement.
 

Des valeurs différentes

  • Employant deux fois plus de salariés que les plus de 35 ans, les entrepreneurs de la génération Y créent des entreprises plus grandes, générant en moyenne un chiffre d’affaires de 11,5 M$ (contre 2,5 M$ pour les plus de 55 ans).
     
  • Ils se distinguent à 60 % par la volonté, non seulement de développer leur patrimoine, mais aussi d’impacter positivement l’économie et leur communauté. 79 % déclarent s’être, l’an passé, impliqués dans des activités philanthropiques. Un chiffre qui frôle même les 90 % pour les plus prospères d’entre eux.
     
  • Pragmatique, la moitié d’entre eux déclare que leur principal atout, outre une expertise certaine du monde des affaires et une approche spontanément tournée vers l’international, est d’avoir su mettre en œuvre une stratégie claire.
     
  • 44 % mettent en avant des valeurs sociales ou culturelles, plutôt que personnelles.
     
  • La majorité accorde une grande importance à l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Près de 13 % qualifient même cette notion de « plus grande réussite ».

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