Restauration rapide : une dynamique croissante en France

 
11/06/2013
Restauration rapide
Le déclin progressif de la restauration traditionnelle
L’étude opérationnelle menée par Eurostaf, le pôle d’expertise sectorielle et d’études du groupe Les Échos, démontre que la consommation alimentaire hors domicile marque le pas en 2012 après plusieurs années de croissance.
 
Dans un contexte de crise, les arbitrages budgétaires des ménages sont défavorables à la restauration, qui connaît une baisse de fréquentation.
 
La progression de la restauration rapide

Celle-ci continue à gagner des parts de marché sur la restauration traditionnelle grâce à :

  • un prix moyen mieux maîtrisé ;
  • une meilleure gestion du temps ;
  • et une qualité améliorée grâce à une certaine montée en gamme des produits.
 
Des concepts de restauration rapide plus innovants

Depuis plusieurs années, le secteur est très prolifique en matière de nouveaux concepts. Il s’ouvre en moyenne trois points de vente par jour en France.

La tendance est à une spécialisation thématique des concepts pour offrir aux consommateurs :

  • une plus grande variété culinaire ;
  • différents niveaux de prix selon les profils sociodémographiques.

On peut citer par exemple :

  • la restauration « fast-good », qui surfe sur le sain / l’équilibré et cible notamment une clientèle plus féminine ;
  • l’exotique (sushis, thaï, mexicain, woks à emporter, etc.) ;
  • les cantines chics, le renouveau de la restauration rapide à la française, le haut de gamme avec les concepts lancés par des chefs étoilés ;
  • la vente ambulante ;
  • les bars à café / à thé, etc.
     

De nouveaux services voient ainsi le jour pour développer la proximité avec le client et optimiser la fréquentation des points de vente :

  • commandes en ligne ;
  • livraison à domicile ou en entreprises ;
  • outils de fidélisation (cartes de fidélité, etc.) ;
  • présence sur les réseaux sociaux ;
  • web-mobile…
 
Un secteur extrêmement concurrentiel

Le secteur de la restauration rapide est largement atomisé et dominé par des commerçants indépendants. Les réseaux franchisés sont en effet minoritaires, mais les indépendants continuent de faire face à une importante concurrence :

  • les pure players (Cojean, Planétalis, etc.) ;
  • les industriels de l’agroalimentaire (Danone / Les 2 Vaches) ;
  • les chefs étoilés (Paul Bocuse, Marc Veyrat, etc.) ;
  • les boulangeries et autres espaces snacking des magasins de proximité…
     

Pour résister, l’étape suivante pour les commerçants indépendants est selon l'étude Eurostaf :

  • soit de réussir le passage en franchise en maîtrisant la qualité (même si le modèle de la franchise atteint ses limites) ;
  • soit de faire appel à des investisseurs (à l’exemple de ce qui se fait dans la restauration de sushis).
Pour en savoir plus :

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