Banlieues sensibles et création d'entreprise : halte aux a priori

 
22/02/2011
création d'entreprises en banlieue
L'enquête abat d'autres clichés et livre plusieurs enseignements :
  • En ZUS, les créateurs d'entreprise sont plus jeunes (en moyenne 40 ans contre 45 à l'échelle nationale) et ont un niveau d'étude comparable à la moyenne nationale (58 % de « bac +2 ou plus » contre 60 %).
  • Dans les quartiers sensibles, la création d'entreprise serait plus qu'ailleurs une solution pour sortir du chômage. Hypothèse erronée, semble-t-il. En effet, l'étude rapporte que 75 % des créateurs en ZUS étaient actifs contre 54 % des créateurs au niveau national. Interrogés sur leurs motivations, ils sont 50 % à déclarer qu'ils se sont lancés pour « ne pas avoir de chef ou être son propre chef ». Une proportion identique à la moyenne nationale.
 
Des différences apparaissent dans le choix du secteur d'activité : les créateurs en ZUS privilégient davantage les secteurs du CHR (commerce, hébergement, restauration) et des services à la personne.
Ils créent également plus d'emploi au moment du démarrage (1,6 en moyenne).
Enfin, l'écart le plus important réside dans l'accès au financement. Il représente la principale difficulté des entrepreneurs de ZUS (34 %). Ainsi, 93 % de ces créateurs ont investi des ressources personnelles, de la famille ou des associés au départ. Pour 52 % d'entre eux, il s'est agi de l'unique source de financement.
 
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