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Les TPE, des structures essentielles à l’économie nationale

Les TPE, des structures essentielles à l’économie nationale

En France, deux entreprises privées sur trois sont des TPE. Loin des locomotives du CAC 40, elles contribuent pour 9 % au PIB et emploient un salarié sur cinq. Ce printemps, l’Insee consacre une étude complète à cet univers entre force et fragilité.

Parmi les 3,3 millions d’unités légales exerçant une activité en France, les deux tiers, soit 2,1 millions, sont des TPE.


N’appartenant pas à un groupe et ne relevant ni du statut de micro-entrepreneur ni du régime de la micro-entreprise, elles emploient moins de 10 salariés et réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 2 M€.


 


 


Une vraie force économique…


  • Si les TPE françaises emploient près de 2,3 millions d’équivalents temps plein, cette répartition est en revanche loin d’être homogène. 55 % sont constituées de leur seul dirigeant et 18 % rémunèrent un unique collaborateur.

  • Représentant 19 % des effectifs du secteur marchand non agricole et non financier, soit environ 1/5 des salariés, elles réalisent un chiffre d’affaires global de 477 Mds€ et produisent 168 Mds€ de valeur ajoutée. À ce titre, elles contribuent pour 9 % au PIB et constituent une force économique indispensable.

… au service de l’économie locale


Très peu actives à international – elles représentent moins de 3 % des exports des entreprises privées –, les TPE sont quasi exclusivement tournées vers l’économie locale.


Trois sur cinq œuvrent dans le commerce (22 %), dans les services aux entreprises (20 %) et dans la construction (17 %). Loin du monde des usines, 150 000 TPE (soit 7 % de l’ensemble) s’illustrent dans l’industrie, notamment dans la fabrication de pâtes alimentaires et de produits de boulangerie-pâtisserie. On en trouve aussi dans l’imprimerie, le transport et la distribution d’électricité ou encore la réparation.


Un équilibre souvent fragile


Qui dit « TPE » dit en revanche fréquemment « équilibre précaire ».


  • Pour les TPE qui n’ont pas de salariés

50 % d’entre elles réalisent moins de 44 000 € de chiffre d’affaires annuel, et 25 % moins de 17 400 €. 43 % n’ont réalisé aucun investissement entre 2009 et 2012.


Elles sont également 50 % à dégager une valeur ajoutée inférieure à 16 000 €, interdisant de fait toute forme d’embauche à temps plein, même au SMIC. Et, bien souvent, le dirigeant ne se verse pas de salaire ou se rémunère en partie sur le résultat de son entreprise.


  • Et pour les autres

Seules 30 % des TPE qui emploient des salariés ont investi entre 2009 et 2012. 25 % présentent une valeur ajoutée par salarié inférieure à 46 000 €.


Pour en savoir plus


Les résultats de l'étude de l'INSEE


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