Les affaires marchent bien, votre entreprise se développe, mais elle n’a désormais plus rien de commun avec la structure que vous aviez créée. Recrutement, management, relation client, fournisseurs, sous-traitants… ce qu’il faut savoir pour passer sereinement à la vitesse supérieure.

Grandir… jusqu’où ?

Quelle croissance pour quelle entreprise ?

  • Vous développez votre volume d’affaires sur votre cœur de cible, en vendant davantage à vos clients actuels ou en en conquérant des nouveaux : votre croissance est dite « interne ».
  • Vous avez racheté un concurrent ou fusionné avec un partenaire placé sur le même segment : il s’agit de croissance « externe ».
  • Vous lancez de nouvelles activités qui s’adressent à des publics différents : vous grandissez en vous diversifiant.

Croissance durable ou simple pic d’activité ?

Si vos ventes s’envolent seulement l’été ou dépendent d’un événement extérieur, vous connaissez simplement des pics d’activité, que vous résoudrez autant que possible par des embauches temporaires ou un recours à la sous-traitance. Dans le cas contraire, vous entrez dans un véritable scénario de croissance, nécessitant une adaptation durable de vos effectifs, de vos moyens financiers, de votre outil de production et de votre réseau.
 

Prévoir son développement à court, moyen et long terme

Fluctuations du marché, obsolescence des technologies : prévoir le devenir d’une entreprise est difficile. Mais trop de structures périclitent faute de savoir anticiper les conséquences de leur développement.
Réactualisez régulièrement vos études de marché et votre business plan, détectez vos besoins à court, moyen et plus long terme pour prendre les bonnes décisions.
 

Se fixer des objectifs précis

Lancer une nouvelle offre, innover pour remplacer en temps utile vos produits en fin de cycle, prospecter une cible spécifique : la croissance ne souffre pas l’improvisation. Raisonnez en stratège, identifiez les leviers de votre développement futur et programmez-en chacune des étapes.
 

Conserver une vision complète de son affaire

De nombreux entrepreneurs se voient reprocher de ne pas savoir déléguer. Si, à mesure que l’entreprise se développe, il est indispensable de pouvoir s’appuyer sur des relais efficaces, le dirigeant a néanmoins le devoir de conserver une vue d’ensemble de son entreprise. Réunions, reportings, tableaux de bord : tous les moyens sont bons pour rester connecté aux réalités de son entreprise.

Résister à l’euphorie

Favorisée par le stress et la fatigue, l’euphorie conduit trop souvent à prendre de mauvaises décisions. Gardez-vous d’y céder.
 

Savoir s’arrêter

Vous excellez à la tête de votre petite structure, mais avez-vous vraiment la carrure et surtout l’envie de la transformer en mastodonte ? La croissance n’a rien d’inéluctable. Il est toujours possible, si on le souhaite, de limiter son développement, voire de céder son entreprise et de se lancer dans autre chose.

 

 Croissance très ou trop rapide ?

 La croissance de votre entreprise est probablement devenue trop rapide et, de ce fait, très risquée, si vous constatez au moins trois des phénomènes suivants :

 - vous ne savez plus vraiment qui fait quoi ;
 - vos salariés sont épuisés, l’absentéisme devient un problème ;
 - les locaux donnent l’impression d’avoir rétréci ;
 - les plaintes des clients augmentent ;
 - vous manquez constamment de liquidités ;
 - vous acceptez des commandes que vous n’êtes pas certain de pouvoir honorer ;
 - vous ne surveillez plus vos concurrents ;
 - le gaspillage ne vous émeut plus.

 

Recrutement : des choix stratégiques

Quand recruter ?

Constamment sollicité, vous n’avez plus une seconde à accorder au devenir de votre entreprise. Le noyau dur, la petite équipe polyvalente des débuts fait le maximum pour colmater les brèches, mais cela ne suffit plus. Les dossiers non traités s’accumulent, les compétences montrent leurs limites, et les insuffisances en interne imposent un recours massif à de coûteux collaborateurs extérieurs. Le moment est venu d’étoffer vos équipes.

Quels talents rechercher ?

RH, gestion, communication : à partir d’un certain stade, développer les fonctions support de l’entreprise s’impose. Veillez cependant à ne pas trop « staffer ». Le nombre d’administratifs doit rester cohérent par rapport aux collaborateurs dédiés à la création de richesses.

Savoir déléguer

L’encadrement a vocation à vous soulager en créant un relais à la fois ascendant et descendant entre les équipes et vous. Réunissez régulièrement vos cadres, profitez de leur expertise pour augmenter vos connaissances, évitez de les court-circuiter en gérant des détails en direct et prêtez une oreille attentive aux conseils de ces professionnels spécialisés. En un mot : déléguez !

Miser sur le management et la formation

Sans vous entourer d’une cohorte d’étudiants en alternance, misez sur les talents en devenir et investissez dans la formation pour aider vos collaborateurs à monter en compétence. Instaurez des pratiques managériales adaptées à la taille de votre entreprise et accordez une vraie chance aux promotions internes, susceptibles d’aider les « anciens » à rester impliqués.

Documentation : conserver la mémoire de ses procédures

Passé une certaine taille, des méthodologies claires doivent être mises en place pour faciliter la prise de fonctions des nouveaux collaborateurs, pérenniser la qualité de la production, et aussi protéger durablement la mémoire de votre entreprise. N’attendez pas que votre ingénieur réseau démissionne pour découvrir que lui seul possédait les clés de votre logiciel high-tech.

Construire une nouvelle culture d’entreprise

L’esprit potache de vos débuts ne survivra probablement pas à un recrutement massif. Il vous appartient donc de construire progressivement une nouvelle culture d’entreprise. N’abandonnez jamais les valeurs qui ont fait votre succès et faites le maximum pour conserver la réactivité propre aux jeunes structures.

Savoir externaliser

Votre modèle économique est encore trop fragile pour supporter le coût d’un directeur financier ou d’un chargé de communication à plein temps. Diverses formes d’externalisations sont possibles, depuis le multisalariat jusqu’aux interventions ponctuelles de consultants indépendants. Une seule limite : éviter qu’une prestation ne s’avère finalement plus coûteuse qu’un salaire.

Sécuriser son écosystème

Travailler la relation client

L’insatisfaction de la clientèle est le premier symptôme d’une croissance insuffisamment maîtrisée. N’oubliez jamais à qui vous devez votre succès :

  • assurez-vous que les réclamations ne restent pas lettre morte ;
  • servez-vous de ces retours pour améliorer vos pratiques ;
  • mettez en place une véritable relation client, en vous rappelant régulièrement à leur bon souvenir.

Fournisseurs et sous-traitants : adapter son réseau à ses ambitions

Multiplier les achats n’est pas seulement synonyme de tarifs plus attractifs. Que vous transformiez des matières premières ou réalisiez une simple activité de négoce, sécuriser vos approvisionnements est impératif. Plusieurs solutions s’offrent à vous : diversifier vos sources, changer de fournisseurs, voire aider vos partenaires à grandir eux aussi.
Diverses circonstances, comme un pic d’activité, peuvent aussi conduire à recourir à des sous-traitants. Leur travail étant, aux yeux de votre clientèle, assimilé au vôtre, montrez-vous aussi exigeant avec eux qu’avec vos équipes.

Stocks et logistique : éviter la rupture

Une entreprise qui se développe vite manque de liquidités et la tentation est grande de travailler en flux tendu, en réduisant les stocks au strict minimum. Même si la pénurie est supposée créer l’envie, il est préférable de rechercher des financements à court terme plutôt que de perdre des marchés. Anticipez aussi les changements induits par votre croissance en terme de logistique.

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