- Accueil
- Institutionnel
- The Human Safety Net pour les réfugiés
The Human Safety Net pour les réfugiés
Lancé en 2017, notre programme à destination des personnes réfugiées bénéficiant d’une protection internationale (asile ou protection subsidiaire) vise à accompagner les réfugiés dans leur projet de création d’entreprise ou dans leur retour vers l’emploi.
Les difficultés de l'insertion professionnelle des personnes réfugiées en France
Des millions de réfugiés sont contraints de quitter leur pays chaque année. Beaucoup d'entre eux ont les compétences, la passion et la résilience nécessaires pour devenir entrepreneurs ou retrouver un emploi à leur niveau d’expérience et de formation.
The Human Safety Net a commandité une étude sur l’insertion professionnelle des réfugiés, réalisée par Intersection Le Lab. Elle révèle les obstacles significatifs rencontrés par les réfugiés dans le retour vers l’emploi ou le développement d'un projet entrepreneurial : barrière de la langue, réglementation et démarches différentes de leur pays d’origine, perte de réseau, etc. La situation des femmes réfugiées est particulièrement préoccupante. Elles ne sont que 22 % à travailler, contre 53 % des hommes.
Les personnes réfugiées représentent un potentiel considérable pour le pays d'accueil, en termes de compétences et de diversité. Convaincue de ce potentiel et de l’importance d’un accompagnement global,, THSN France double le nombre de personnes réfugiées soutenues chaque année en passant de 200 à 400. Avec un objectif supplémentaire : faire grandir encore la part des femmes dans nos programmes d’entrepreneuriat et d’employabilité.
4 881 réfugiés
ont été accompagnés par THSN dans la réalisation de leur projet depuis 2017.
Accompagner les réfugiés dans la réalisation d'un projet entrepreneurial
Pour cela, THSN s'appuie sur des associations reconnues pour la qualité de leur travail en matière d’intégration : La Ruche et SINGA.
The Human Safety Net a créé et soutient en tout 9 incubateurs à travers l’ensemble du territoire qui accompagnent les personnes réfugiées vers la création d’entreprise. Pour rappel, un incubateur est une structure spécialisée dans l’accompagnement des créateurs d’entreprise. Ils ont pour objectif d’épauler des entrepreneurs réfugiés dans leur projet professionnel.
Le premier, à Montreuil, a ouvert ses portes en 2019, suivi par celui de Saint-Denis en 2021, Strasbourg en 2022 (en partenariat avec SINGA et avec la particularité d’être un incubateur bi-national, en lien avec The Human Safet Net Allemagne). The Human Safety Net soutient également, depuis 2017, l’incubateur SINGA à Paris. En 2024, 4 nouveaux incubateurs viennent renforcer le maillage du territoire avec une présence à Lille, Nantes, Bordeaux, Lyon, auxquels s'ajoute enfin Marseille en 2025.

Nos partenaires incubateurs
SINGA France
SINGA est une organisation internationale qui contribue à créer une société plus inclusive en rassemblant locaux et nouveaux arrivants (personnes réfugiées, demandeurs d’asile…) autour de projets sociaux, professionnels et entrepreneuriaux. SINGA et The Human Safety Net accompagnent les futurs entrepreneurs dans leur insertion socioprofessionnelle via un programme sur mesure. Il permet aux réfugiés de développer leurs idées, suivre des formations , bâtir leurs business plan (coaching individualisé), et développer leurs réseaux de partenaires, investisseurs et clients potentiels. Les projets de ces entrepreneurs relèvent de domaines variés comme l’art, la mode, la culture, la technologie, la restauration, l’insertion professionnelle, le conseil, etc.
La Ruche
La Ruche soutient des entrepreneurs à impact positif à travers 13 programmes d’accompagnement, dont un programme créé sur-mesure pour les entrepreneurs réfugiés en Seine-Saint-Denis. La Ruche et The Human Safety Net ont co-construit un programme sur mesure spécifiquement destiné aux personnes réfugiées. Celui-ci a été déployé dès juin 2019 au sein de l’incubateur THSN by la Ruche de Montreuil. Un second incubateur a vu le jour dès 2021 à Saint-Denis, ville où Generali a installé son siège il y a plus de 20 ans.
Permettre aux réfugiés de retrouver un emploi à leur niveau d’expérience et de formation
Après le développement de ses programmes d’incubation pour permettre aux réfugiés de créer leur entreprise, The Human Safety Net a élargi son action en 2024 en favorisant l’employabilité des réfugiés grâce à des dispositifs de formation ou de mentorat, via 5 partenaires :
Each One
Each One propose une solution clé en main de formation et de recrutement dédiée aux personnes réfugiées et aux nouveaux arrivants. Leur approche met l’inclusion au cœur de l’expérience des entreprises et de leurs équipes. Depuis le lancement de ses activités, Each One a accompagné plus de 8 000 personnes réfugiées. 70 % des employés placés sont encore en poste 1 an après leur recrutement. La levée de fonds de 2,5 millions d’euros réalisée en 2022, a permis à l’entreprise de se structurer et de se digitaliser.
Duo for a Job propose un programme de mentorat intergénérationnel qui met en relation des jeunes réfugiés à la recherche d’un emploi avec des seniors expérimentés de 50 ans et plus. Cette approche intergénérationnelle et interculturelle favorise le partage d'expériences et de compétences, renforçant ainsi l'accès au marché du travail pour tous. Avec plus de 7 000 jeunes accompagnés dans trois pays européens (France, Belgique et Pays-Bas), Duo for a Job a obtenu des résultats significatifs, avec 51 % des participants qui trouvent un emploi dans les 12 mois suivant l'accompagnement.
En savoir plus sur Duo for a Job
Kodiko propose un programme de co-formation "réfugiés-salariés" en entreprise. Pendant six mois, des binômes composés de réfugiés et de salariés d'entreprises participent à des séances bi-mensuelles visant à se familiariser avec les codes professionnels et culturels français. Des ateliers collectifs d'aide à la recherche d'emploi avec un accompagnement personnalisé, ainsi que des séances de conversation en français sont également proposés aux personnes réfugiées. Depuis sa création en 2016, Kodiko a déjà accompagné 2 000 réfugiés en France.
En 2023, lors du Sommet européen organisé par l’ONG Tent Partneship for Refugees, Generali a annoncé son intention de former, d’ici fin 2027, 5 000 personnes réfugiées afin de renforcer leur employabilité et favoriser leur insertion professionnelle dans leur pays d’accueil, partout dans le monde. En France, Generali participe également à un programme de mentorat destiné aux femmes réfugiées, souvent les plus éloignées de l’emploi. Tent Partneship for Refugees est une organisation non gouvernementale, lancée en 2016 par Hamdi Ulukaya, qui mobilise les entreprises mondiales pour aider les réfugiés à s'intégrer économiquement dans leurs nouvelles communautés. Aujourd'hui, Tent fédère un réseau de plus de 300 grandes entreprises qui s'engagent à embaucher, à former et à aider les réfugiés à trouver du travail.
En savoir plus sur Tent Partneship for Refugees
Ent.Re est un programme innovant initié par l’association Pierre Claver pour favoriser l’intégration professionnelle de personnes réfugiées. Déployé directement au sein d’entreprises partenaires, il combine cours de français, ateliers de culture générale et mentorat individuel. Generali France est d'ailleurs la troisième entreprise à avoir accueilli des classes Ent.Re dans ses locaux.
En savoir plus sur le programme Ent.Re de l'association Pierre Claver.
Portraits d'entrepreneur.e.s venus d'ailleurs
Portraits d'entrepreneur.e.s venus d'ailleurs
Ils s’appellent Marie, Ivanna, Leonel, ou encore Abeer. Ils viennent de Côte d’Ivoire, d’Ukraine, du Venezuela ou de Syrie. Leurs projets ? Une association engagée pour l’insertion professionnelle des personnes migrantes, la création artistique de poupées traditionnelles, une entreprise d’informatique ou encore un atelier de fabrication de savon... Leur point commun ? Ils ont tous été accompagnés dans le lancement et le développement de leur activité par The Human Safety Net.
Marie Doue : pour l’insertion professionnelle des personnes migrantes
Metishima, contraction des termes métisse et ishisma (dignité en swahili), est une association engagée pour l’insertion professionnelle des personnes migrantes. Sa fondatrice Marie Doue, originaire de Côte d’Ivoire, l’a bâtie à la force de sa volonté. Lorsqu’elle s’installe en France, contrainte de quitter son pays natal en raison de déstabilisations politiques, cette entrepreneuse éprouve des difficultés à comprendre le système éducatif français, à poursuivre des études et à trouver un emploi à la hauteur de ses compétences professionnelles. Marie Doue suit alors des cours du soir, en plus d’un travail à temps plein dans une entreprise d’informatique, pour devenir conseillère en insertion professionnelle. Metishima est née de son propre parcours. Avec son projet, elle souhaite valoriser les qualifications des personnes étrangères. En 2019, elle commence par récolter des fonds et construit une école maternelle à l’ouest de la Côte d’Ivoire.
Le groupe scolaire accueille aujourd’hui 70 enfants de territoires isolés qui n’avaient pas accès à l’éducation jusqu’alors. En parallèle, Marie Doue lance un programme d’accompagnement professionnel des personnes migrantes. Après un entretien diagnostic au cours duquel l’écoute est centrale, elle élabore un plan d’action et établit des liens entre candidats et entreprises partenaires. Comme un tremplin, sa structure facilite l’insertion vers l’emploi.
© Mary-Lou Mauricio
Ivanna Pinyak : Motanka, des poupées qui portent bonheur

« Entreprendre, oui, mais avec des valeurs ! » Ivanna se définit comme une strasbourgeoise d’adoption. Arrivée en France fin 2005 pour ses études en relations internationales, elle décide de construire sa vie dans la capitale européenne. En 2014, elle redécouvre un art millénaire ukrainien : la motanka. Ces poupées sans couture ni visage, fabriquées à partir de tissus enroulés sur eux-mêmes, sont des porte-bonheurs païens qu’on offre traditionnellement à ses proches. En parallèle de son activité professionnelle, Ivanna se met alors à créer et fabriquer des Motanka et partage sa passion lors d’ateliers de création dans des médiathèques et centres socio-culturels. Cette technique artistique est facilement accessible à tous, enfants comme personnes âgées : à partir de simples tissus recyclés, chacun peut exprimer sa créativité et créer son personnage.
En 2022, quand la guerre éclate en Ukraine, Ivanna met ses activités en pause pour se consacrer à l’accueil de ses compatriotes à Strasbourg. Elle organise des collectes, donne des cours de français, participe à des cellules de soutien psychologique… C’est là qu’elle rencontre Yulia, artiste ukrainienne réfugiée, avec qui elle ouvre une boutique pour présenter leur travail et accueillir d’autres créateurs. Plus qu’un simple showroom, un lieu d’échanges et de partage ouvert à tous. Ivanna souhaite se consacrer à temps plein à ses créations et aux ateliers et entend bien développer son potentiel, tout en gardant ses valeurs. 10 % de ses recettes sont reversées à des associations ukrainiennes.
© Christoph de Barry
motanka-art-doll.com
Leonel Barrios : l’informatique comme moteur
« J’ai retrouvé la fierté d’exercer le métier qui me plaît ! » Au Vénézuela, Leonel était technicien supérieur universitaire en informatique. À la tête d’une entreprise de six employés, il offrait à ses clients différentes prestations informatiques : réparation, conseil, vente de matériel, installation de réseau et de logiciel… Mais en 2018, le père de famille, opposant du gouvernement, voit sa vie menacée et doit quitter précipitamment son pays. Il décide alors de rejoindre ses filles à Strasbourg. Inscrit à Pôle Emploi, il espère pouvoir retravailler rapidement dans le secteur de l’informatique, mais ne trouve aucune formation. Il se résout alors à accepter des métiers plus éloignés de ses envies professionnelles : agent d’entretien, plongeur… Des emplois qui lui permettent de nourrir sa famille, mais pas de s’épanouir.
Après une période difficile, c’est une rencontre avec la Mission Locale qui va permettre à Leonel de rebondir. Il intègre une formation numérique avec l’association Simplon, retrouve confiance en lui, décroche son diplôme et peut enfin retrouver son métier de cœur. Accompagné par l’incubateur Singa, il crée son entreprise d’informatique en 2023 pour proposer du conseil, de la réparation et de la récupération de données perdues. Entreprises ou particuliers, Leonel veille sur ses clients et prend à cœur de leur offrir une qualité de service irréprochable. Aujourd’hui épanoui, il a déjà de nouvelles idées pour développer son activité.
© Christoph de Barry
A lire aussi :
Pour suivre les actualités de The Human Safety Net en France :
Voir nos reportages et portraits sur YouTube :