Arme contre le chômage, assurance d’exercer une activité motivante… L’entrepreneuriat attire plus de la moitié des 15-24 ans. 600 000 d’entre eux pourraient créer leur propre structure d’ici à 2020. Tour d’horizon des aides et dispositifs d’accompagnement destinés aux jeunes créateurs.

Du désir au passage à l’acte : itinéraire d’une idée

Secteur d’activité, objet : bien définir son projet

L’ouverture d’un commerce et le lancement d’une start-up numérique présentent plus de points communs qu’il n’y paraît. Il y est question de création d’entreprise, de choix de statut, de recherche de financements, voire de recrutement. Quelle que soit votre idée, il vous faudra réaliser un business plan viable et vous interroger sur tous les aspects de votre activité future. Cette phase du projet est déterminante.
 

Reprise ou création ?

Tout dépend de vos moyens et de l’activité que vous souhaitez créer. Vous pouvez lancer un e-commerce ou une offre de prestations intellectuelles chez vous. Si vous vous apprêtez à ouvrir un restaurant ou une entreprise artisanale, récupérer un fonds de commerce existant peut s’avérer plus simple et moins coûteux.
 

Acquérir les connaissances indispensables

Créer une entreprise dépasse le cadre des connaissances « métier ». Vous devrez acquérir des notions juridiques, de gestion, de communication et, inévitablement, apprendre à dialoguer avec un banquier. Présents sur 29 campus français, les PÉPITES (Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat) dispensent des formations à l’entrepreneuriat.

HEC et l’école Polytechnique ont également mis en ligne un cours intitulé « Créer et développer une start-up technologique ».

Des formations sont également proposées par des organismes publics, tels que Pôle emploi, et privés.
 

Cinq règles d’or

  • À moins d’avoir une idée révolutionnaire, parlez de votre projet. Prenez en compte les remarques, levez chaque frein : plus vous aurez réfléchi en amont, plus cela sera facile après.
  • Si vous vous lancez dans le commerce, ne sacrifiez pas vos marges, indispensables pour gagner votre vie.
  • Raisonnez en termes de qualité, de services et de fidélisation, plutôt qu’en bénéfice immédiat.
  • En l’absence de forte valeur ajoutée, évitez toute concurrence frontale.
  • Conservez en permanence un œil sur vos comptes : trop de jeunes entreprises meurent faute d’avoir su agir lorsqu’il en était encore temps.

Savoir s’entourer

Des interlocuteurs sur tout le territoire

Pôle emploi, l’APEC, les Cités des métiers ou encore l’Agence pour la création d’entreprise : ouverts à tous, ces organismes accompagnent aussi les jeunes créateurs. Tout comme les chambres consulaires et les Maisons des professions libérales, ils se positionnent en interlocuteurs privilégiés.
 

Missions locales, CIDJ : au plus près des jeunes publics

Labellisés par le ministère de l’Éducation nationale, animés par le CIDJ, le réseau Information Jeunesse est susceptible de répondre à vos interrogations en matière de création d’entreprise. Ayant pour objet de faciliter l’insertion professionnelle et sociale des moins de 26 ans, certaines Missions locales proposent également un accompagnement complet aux porteurs de projet.
 

Start-up innovante, économie sociale et solidaire : des réseaux spécifiques

À l’image de Bpifrance et de Business France, qui accompagnent outre-Atlantique des start-ups technologiques, plusieurs réseaux contribuent au développement de projets innovants. Le statut de jeune entreprise innovante offre des exonérations de charges et une fiscalité allégée. Il en va de même pour les entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Le réseau Entreprendre accorde des prêts d’honneur et un financement peut être recherché auprès de la Nef (coopérative de finances solidaires) ou d’une plateforme de financement participatif.
 

Les groupements de créateurs

Le Réseau des groupements de créateurs cherche à rapprocher de l’emploi les jeunes et les personnes en difficulté. L’accompagnement se déroule en deux phases : l’émergence, pour passer de l’envie au projet, suivie d’une formation diplômante.
 

L’accompagnement associatif

De nombreuses associations se sont spécialisées dans l’aide aux jeunes créateurs :

  • le Mouvement pour les jeunes et les étudiants-entrepreneurs (MoovJee) propose, du CAP au Bac+5, un programme de mentorat par des chefs d’entreprise expérimentés ;
  • l’association 100 000 entrepreneurs organise des animations en milieux scolaire et universitaire ;
  • d’autres structures, à l’image d’Initiative France, privilégient la recherche de financements.
     

Trouver un coach bénévole

À l’instar d’EGEE, plusieurs réseaux regroupant d’anciens cadres et entrepreneurs retraités aident les jeunes désireux de lancer leur activité. Du simple conseil au véritable coaching, ils interviennent bénévolement.
 

Rejoindre un incubateur

Publics, privés, rattachés à une grande école, une collectivité ou encore une entreprise, les incubateurs ont vocation à permettre l’éclosion des projets innovants. Outre des locaux et du matériel, ils mettent à disposition leur savoir-faire dans plusieurs domaines : définition d’un business model, rédaction du business plan, levée de fonds ou encore questions relatives à la propriété intellectuelle.

 

Les aides et accompagnements

L’Accre pour les jeunes créateurs

Cette aide à la création et à la reprise d’entreprise destinée aux demandeurs d’emploi s’adresse aussi aux jeunes de 18 à 25 ans, quel que soit leur statut. Elle offre une exonération partielle de charges sociales pendant un an.
 

Créajeunes

Proposé par l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), ce parcours de formation s’adresse aux 18-32 ans. Il se compose de modules collectifs centrés sur la montée en confiance et la connaissance du monde de l’entreprise, et se double d’un accompagnement individuel pour formaliser un projet. Microcrédit et prêt d’honneur : un financement est également possible.
 

Le dispositif Cap'Jeunes

Destiné aux moins de 26 ans demandeurs d’emploi et aux revenus modestes, cet accompagnement renforcé, individuel ou collectif, est réalisé par les experts de France Active. L’objectif est de fiabiliser au maximum le projet et d’aider le jeune entrepreneur à rechercher des financements. Une aide au démarrage de 2 000 € est prévue.
 

Le statut d’étudiant-entrepreneur

Si vous avez au maximum 28 ans, le bac ou une équivalence en poche, le statut d’étudiant-entrepreneur peut vous permettre de mener un projet en conservant le régime social des étudiants. La démarche se déroule au sein d’un PÉPITE et est encadrée par un enseignant et un référent externe. Elle donne lieu à la délivrance d’un diplôme.
 

La jeune entreprise innovante ou universitaire

Recherche fondamentale, R&D, construction de prototype… Destiné à faciliter la création d’entreprise par des étudiants ou des chercheurs, ce statut offre plusieurs avantages :

  • exonération d’impôt sur les bénéfices à 100 % la première année et à 50 % l’année suivante ;
  • exonération de taxe foncière et/ou de cotisation foncière des entreprises pendant une durée maximale de sept ans ;
  • exonération, pendant huit ans maximum, de cotisations sociales patronales sur les rémunérations des chercheurs, des techniciens, juristes, mandataires sociaux et autres gestionnaires intervenant sur les projets de recherche.

Pour approfondir les dispositifs existants : Consulter le site de l’AFE

 

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