Vous avancez en âge et vous souhaitez vivre chez vous le plus longtemps possible ?

Des solutions existent pour améliorer votre logement, le rendre plus sûr et plus adapté. Connaissez-vous les aides dont vous pouvez bénéficier ?

Pourquoi et comment aménager votre logement ?

Un logement qui n’est plus adapté à vos besoins devient dangereux. Selon le rapport de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), 6 % seulement des appartements privés sont adaptés aux personnes âgées. D’après le ministère des Affaires sociales et de la Santé, sur 450 000 chutes annuelles de seniors, 62 % surviennent au domicile et 9 000 entraînent un décès .

Par ailleurs, 40 % des personnes hospitalisées après une chute à domicile ne retournent plus vivre à la maison. Le plus grand danger est chez vous !

Il suffit pourtant de quelques aménagements pour éviter les risques d’accident domestique. Quelques gestes simples et astucieux suffisent pour sécuriser votre logement.

Ainsi, pour améliorer votre confort au quotidien :

  • choisissez par exemple un paillasson extraplat et antidérapant ;
  • éliminez tous les obstacles au sol (rangez vos objets sur des étagères, posez vos plantes sur des meubles) ;
  • pensez à utiliser une table roulante pour déplacer vos plats et ustensiles entre le plan de travail et la table ;
  • pensez aux ustensiles électriques pour ne pas vous blesser (ouvre-boîte ou ouvre-bocal électrique
         par exemple) ;
  • placez un tapis de sortie de bain absorbant dans votre salle de bain et un tapis antidérapant dans
         votre baignoire
    , etc.

Les aménagements qui nécessitent des travaux

Vous aurez peut-être besoin de réaliser quelques travaux pour faire de votre logement un endroit sûr. Vous pouvez par exemple installer une douche à l’italienne, surélever vos toilettes, poser des sols et des nez de marches antidérapants, créer un chemin lumineux, installer un siège de douche mural ou encore poser des volets roulants automatisés.

Sachez que vous bénéficiez de différentes subventions si vous avez besoin de réaliser ce type de travaux, que vous soyez locataire ou propriétaire.

Un accompagnement pour les travaux

Pour ne pas vous retrouver seul face aux travaux à réaliser et à la constitution de votre dossier, vous pouvez solliciter l’assistance d’un professionnel. Que vous soyez locataire ou propriétaire, les démarches, les interlocuteurs et les financements peuvent être différents. Si vous êtes locataire, vous pourrez en effet vous tournez vers votre bailleur mais si vous êtes propriétaire, c’est à vous de porter votre projet.

C’est pourquoi, il est conseillé de prendre contact avec un interlocuteur compétent qui saura vous orienter. Vous pouvez consulter :

  • le centre d’action communal d’action sociale (CCAS) de votre commune ;
  • le centre intercommunal d’action sociale (CIAS) de votre agglomération ;
  • les centres locaux d’information et de coordination (Clic) de votre département si vous avez plus de 60 ans ;
  • l’agence départementale d’information sur le logement (Adil) pour obtenir des informations juridiques ;
  • le service du conseil départemental chargé de l’instruction de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa)
         si vous avez plus de 60 ans et si vous êtes dépendant ;
  • la Maison départementale des solidarités (MDS) ;
  • la fédération nationale Solidaires pour l’habitat (Soliha) qui allie les aspects administratifs, financiers et techniques ;
  • les associations de personnes âgées.

Des étapes à respecter

Une fois les informations collectées, vous pourrez réaliser un diagnostic des aménagements à réaliser avec l’aide d’un ergothérapeute. Son coût varie en fonction des régions de 0 € à 1 000 € pour une intervention conjointe avec un technicien.

Vous pourrez ensuite réaliser un appel d’offres auprès de plusieurs entreprises de travaux qui établiront des devis. Certaines entreprises sont spécialisées notamment celles qui sont labellisées Handibat ou Pros de l’accessibilité.

Si vous sollicitez le financement d’un organisme public, attendez bien la validation de votre dossier avant de démarrer les travaux et de donner votre accord définitif à l’entrepreneur. Pensez à bien conserver toutes les factures car les éventuelles aides et subventions sont souvent versées après travaux sur présentation des factures.

 

Le financement des travaux

D’après l’Anah, l’aménagement du logement d’un senior coûte en moyenne 7 000 €. Vous aurez peut-être besoin de souscrire un prêt pour financer ces travaux. Dans ce cas, le prêt à l’accession sociale (PAS) peut vous être accordé pour réaliser des travaux d’adaptation dans votre résidence principale construite depuis plus de 10 ans.

  • Par votre banque, par la Caisse d’allocations familiales (Caf)

Renseignez-vous également auprès de votre banque pour savoir si elle a passé une convention avec l’État. La Caf peut également vous accorder, sous conditions, un prêt à l’amélioration de l’habitat (PAH). Il peut couvrir jusqu’à
80 % des dépenses prévues, dans la limite de 1 067,14 € à un taux de 1 %.

  • Par l’Anah

Cet organisme peut subventionner certains de vos aménagements, sous réserve de conditions. Vous devez être propriétaire de votre logement ou obtenir l’accord de votre propriétaire si vous êtes locataire, habiter votre logement depuis plus de 15 ans, réaliser des travaux pour un montant supérieur à 1 500 €, ne pas dépasser certains plafonds de revenus en fonction de votre lieu d’habitation et de votre situation familiale.

Si vous vous situez dans la catégorie « ressources très modestes », l’aide remboursera 50 % du montant total des travaux hors taxes (HT) dans la limite de 10 000 € et, si vous vous situez dans la catégorie « ressources
modestes », l’aide remboursera 35 % du montant total des travaux HT dans la limite de 7 000 €.

  • Par la Cnav

La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) peut également vous proposer un plan d’actions personnalisé si vous êtes retraité et que vous avez plus de 55 ans. Le montant maximal de son aide s’élève à 3 000 €/an. Vos caisses de retraite et complémentaires santé peuvent aussi intervenir dans l’amélioration de votre habitat en finançant l’audit de l’ergothérapeute par exemple ou certains aménagements.

  • Par des aides, des prêts ou des subventions

Ces solutions peuvent vous être accordées par les collectivités territoriales : région, département, commune… Tout dépend de votre lieu de résidence. Renseignez-vous auprès du point Rénovation info service  mis en place par le gouvernement. Certains travaux peuvent par exemple être pris en charge dans le cadre de l’Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) versée par le département.

  • Par un crédit d’impôts

Et pour finir, lorsque vous adaptez votre habitation principale, vous pouvez bénéficier, sous conditions, d’un crédit d’impôt. Cette remise fiscale s’élève à 25 % du montant des dépenses, plafonnée à 5 000 € pour une personne seule et 10 000 € pour un couple.

Les moyens d’améliorer votre logement ne manquent pas et ils vous permettront de rester chez vous en toute sécurité le plus longtemps possible. Alors ne reculez pas devant l’apparente complexité des démarches, prenez conseil et laissez-vous guider !

 

Sources :
- capretraite.fr

- pour-les-personnes-agees.gouv.fr
- anah.fr
- cohesion-territoires.gouv.fr
- inpes.santepubliquefrance.fr
- renovation-info-service.gouv.fr
- .service-public.fr
- caf.fr

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