Sans être à ce jour reconnu comme une maladie professionnelle, le burnout fait partie des préoccupations majeures des entreprises en matière de santé au travail. Appelé également « syndrome d’épuisement professionnel », il se définit, selon la Haute Autorité de Santé (HAS), comme un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ». L’entreprise a un rôle essentiel à jouer dans son dépistage et sa prévention.

Un syndrome répandu, mais jusqu’à quel point ?

Le burnout appartient aux souffrances psychiques causées ou aggravées par le travail, qui sont le deuxième groupe d’affections professionnelles rencontrées dans les entreprises françaises. Pour autant, un certain flou existe sur le nombre de personnes qui en souffrent : 3,2 millions selon Technologia - cabinet spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux -, 30 000 selon la HAS[1], qui admet cependant que le chiffre est probablement sous-estimé.

Pourquoi cet écart ? Parce que le burnout est un syndrome difficile à définir, et plus encore à diagnostiquer. Il peut s’exprimer par des signes très différents, et être associé à d’autres affections. Il se traduit en règle générale par une convergence de symptômes émotionnels (tristesse, anxiété, insensibilité…), cognitifs (troubles de l’attention, de la mémoire…), comportementaux (agressivité, apathie…), voire physiques. C’est un syndrome complexe, dont le diagnostic doit être fait par un médecin.

Comment prévenir le burnout ?

Les premières mesures de prévention sont managériales. Il s’agit non seulement de limiter les surcharges de travail, mais aussi d’accroître l’autonomie des salariés, leur association aux décisions, la circulation des informations. Le burnout naît souvent d’un stress lié, davantage encore qu’à la quantité de travail, au contexte relationnel et managérial du service ou de l’entreprise, au sentiment de n’avoir prise sur rien.

Identifier les situations individuelles de burnout suppose de mettre en place une véritable politique de prévention des risques psycho-sociaux, en faisant appel au médecin du travail et aux équipes pluridisciplinaires des services de santé au travail. La surveillance des situations à risque peut permettre de désamorcer des contextes qui auraient pu conduire à un burnout.

Comment le traiter ?

Traiter le burnout d’un collaborateur suppose la plupart du temps un arrêt de travail. Il est important que le médecin du travail et le médecin traitant travaillent ensemble, le second coordonnant la prise en charge et affinant le diagnostic. Le traitement peut inclure des antidépresseurs, mais pas nécessairement, et un suivi psychologique ou psychiatrique.

La reprise du travail doit faire l’objet d’un accompagnement spécifique et personnalisé, comprenant une visite préalable auprès du médecin du travail. Celle-ci n’est pas obligatoire, mais recommandée par la Haute Autorité de Santé. Et pas question de tout recommencer comme avant : si le burnout peut avoir des origines en partie individuelles, il révèle généralement un dysfonctionnement dans l’entreprise, qu’il faut savoir repérer et corriger. Le médecin du travail et son équipe peuvent d’ailleurs préconiser des adaptations du poste, voire des pistes de reclassement ou des formations professionnelles.

La survenue d’un burnout chez un ou plusieurs collaborateurs est donc à prendre très au sérieux. La HAS recommande en particulier de prendre garde aux risques suicidaires. C’est pourquoi, avant d’en arriver là, il est essentiel de mettre en place une politique de prévention. Celle-ci aura de plus pour effet d’améliorer le management et donc la performance de l’entreprise ou du service !

Les ressources humaines, une composante stratégique de l’entreprise

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