Entreprendre en coopérative : pourquoi et comment ?

 
30/11/2012
coopérative
Pourquoi travailler dans une coopérative ?

 

D’abord pour "entreprendre autrement". Rejoindre une coopérative constitue une solution particulièrement adaptée pour les personnes qui :

  • souhaitent développer leur propre outil de travail et vivre une aventure collective en toute indépendance,
  • recherchent la maîtrise de leur entreprise et qui souhaitent être pleinement impliqués dans sa gestion, ses orientations, ses décisions,
  • désirent plus d’autonomie, de liberté et de convivialité dans le travail,
  • souhaitent associer leurs compétences, d’égal à égal, travailler en équipe et s’entourer d’un réseau solide et sécurisant.

Au niveau juridique et fiscal :

  • Les associés sont placés sur un strict pied d’égalité : 1 travailleur = 1 associé = 1 voix
  • La responsabilité des associés est limitée à leurs apports.
  • La participation des collectivités publiques au capital est admise.
  • Il est possible de devenir dirigeant tout en conservant son statut de salarié.
  • Toute société ou toute association peut se transformer en SCIC sans changer de personne morale.
 
Les différentes structures

Les deux principales formes de coopératives sont les SCOP et les SCIC, constituées sous forme de SA ou de SARL.

Les SCOP sont des sociétés coopératives de production qui peuvent être lancées dans tous les secteurs d’activités :

  • commerce
  • industrie
  • artisanat
  • services
  • multimédia
  • certaines professions réglementées : architectes et géomètres experts

Les SCIC sont des sociétés coopératives d’intérêt collectif qui ont pour objectif la fourniture de biens ou de services d’intérêt collectif représentant un caractère d’utilité générale.

 
La particularité des CAE

Les CAE s’adressent aux demandeurs d’emploi, aux bénéficiaires de minima sociaux et aux salariés en CDD ou en CDI.

L’objectif est de permettre à des porteurs de projet de tester leurs projets (un produit ou un service) afin d’en vérifier la viabilité.

Les CAE s’occupent de tous les aspects administratifs, juridiques et comptables. Les porteurs de projets, de leurs côtés, sont salariés des CAE et cotisent aux allocations chômage. Ils gardent le statut de chef d’entreprise vis-à-vis de leurs clients et négocient leurs tarifs.

Les factures sont ensuite émises au nom de la CAE, qui reverse un salaire au porteur de projets, honoraires déduits. De ce point de vue, les CAE fonctionnent un peu sur le même principe que le portage salarial.

Si le projet s’avère viable, le bénéficiaire peut lancer sa propre entreprise sous la forme juridique qui lui plaît ou devenir associé de la CAE sous le statut d’entrepreneur associé. Si le projet n’est pas viable, le bénéficiaire retourne à son ancien statut sans perdre ses droits sociaux.

Les informations contenues dans cet article sont purement indicatives et ne revêtent aucun caractère contractuel. Elles ne prétendent pas à l'exhaustivité, ne constituent pas un conseil à l’Internaute et ne sauraient engager la responsabilité de l’Assureur.

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