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Comment anticiper votre entrée en maison de retraite ou résidence médicalisée ?

Vous envisagez d’aller vivre dans une maison de retraite ou une résidence médicalisée. C’est une décision importante qui aura des conséquences sur vos habitudes, votre confort, votre autonomie… Il est essentiel de bien vous renseigner. Choix de l’établissement, démarches administratives, aides financières… Tour d’horizon des questions à (se) poser pour franchir sereinement le pas.

Ne vous précipitez pas 

Vous souhaitez entrer dans une maison de retraite ou une structure médicalisée, autrement dit un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Reste à trouver le lieu qui vous correspond tout en étant adapté à vos capacités financières. Ne vous précipitez pas : un choix par défaut ou dans l’urgence risquerait de rendre l’adaptation plus compliquée.

Comment bien choisir votre établissement d’accueil ?

Déterminez sa localisation géographique
C’est la première question à vous poser : souhaitez-vous vous rapprocher de vos enfants et petits-enfants ou rester dans votre quartier pour garder vos habitudes et amis ?

Ciblez le type d’établissement
Résidence autonomie (anciennement « logement-foyer »), maison de retraite médicalisée, unité de soins longue durée (USLD), résidence services… Chaque solution d’hébergement répond à des besoins spécifiques. Ciblez le type de structure qui vous paraît le plus adapté à votre état de santé et à votre degré de perte d’autonomie. Pour répondre à vos interrogations, n’hésitez pas à prendre conseil auprès de professionnels : le Centre local d’information et de coordination (CLIC), le Centre communal d’action social (CCAS) ou un assistant de service social.

Comparez les services proposés
Regardez comment s’organise la vie quotidienne dans les établissements (horaires des repas, alimentation, animations, soins), leurs aménagements (décoration, salle de séjour, chambres) et les éventuelles prestations complémentaires (coiffeur, blanchisserie, etc.). L’entretien du linge est-il facturé en plus ? Identifiez les prestations incluses dans le prix affiché et celles qui ne le sont pas.

Prenez le temps de visiter
Visitez plusieurs établissements avant d’arrêter votre choix. Accompagné de proches, prenez rendez-vous plusieurs fois au même endroit et à différents moments de la journée pour vous imprégner du lieu, rencontrer le personnel, confirmer ou non vos premières impressions. Soyez attentif au cadre : jardin, sorties et balades, activités, accessibilité… Essayez de vous projeter dans ce nouvel environnement.

À quelles aides pouvez-vous prétendre ?

Loger dans une maison de retraite coûte cher. Le tarif médian en 2018 était de 1 842 euros par mois dans le public et de 2 710 euros mensuels dans le privé d’après la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.

Des aides publiques aident à couvrir ces frais :

  • l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) ;
  • l’ASH (aide sociale à l’hébergement) ;
  • certaines aides au logement, dont l’APL (aide personnalisée au logement) et l’ALS (allocation de logement social) ;
  • l’aide fiscale (si vous êtes imposable).

Si ces aides peuvent s’additionner, leur éligibilité dépend de vos ressources et revenus, de votre degré de dépendance, du type d’établissement (conventionné APL ou non, médicalisé ou non, etc.), de son coût et de sa localisation. Pour vous aider à remplir les dossiers de demandes d’aides, contactez un assistant de service social ou le CLIC (Centre local d'information et de coordination) le plus proche.

Bon à savoir. Un portail en ligne compare les établissements sélectionnés selon les tarifs et indique les aides accessibles. Un simulateur de « reste à charge » chiffre ce qu’il vous reste à payer après avoir déduit l’APA ou l’allocation logement, par exemple.

Quand faut-il entamer vos démarches ?

Adressez-vous à plusieurs maisons de retraite ou EHPAD sans tarder !
L’attente peut se prolonger avant d’obtenir une place, en particulier pour un établissement public.
À savoir : les demandes d’admission passent par un dossier unique, duplicable autant de fois que nécessaire.

Ce dossier comporte souvent deux volets.

  • Un volet médical, qui évalue votre état de santé et détermine la prise en charge la plus adaptée. Rempli par votre médecin traitant, il doit être validé par le médecin coordinateur de l’établissement.
  • Un volet administratif, qui indique votre situation familiale, les pensions touchées et des éléments de votre projet individualisé. Les pièces justificatives varient selon l’établissement : pièce d’identité, livret de famille, carte vitale, attestation de Sécurité sociale, justificatifs de ressources, etc.

Bon à savoir. La validation de votre dossier d’admission en EHPAD est généralement conditionnée à une visite de pré-admission. Elle permet de découvrir le lieu et d’exprimer vos craintes éventuelles. Pour l’établissement, c’est aussi le moyen de s’assurer de votre libre consentement. Si votre dossier est accepté : le contrat de séjour et le livret d’accueil de la résidence vous sont remis. À votre entrée en maison de retraite, un dépôt de garantie et le paiement d’avance du premier mois peuvent être demandés. Le montant du dépôt de garantie ne peut dépasser deux fois le tarif mensuel d’hébergement.

Qui devez-vous prévenir avant d’entrer en maison de retraite ?

  • Pensez à résilier les contrats courants : eau, électricité, gaz, téléphone, Internet…
  • Signalez votre futur changement d’adresse à votre banque et à votre mairie.
  • Contactez l’administration fiscale, la Caisse primaire d’assurance maladie, votre caisse d’allocations familiales ainsi que vos caisses de retraite de base et complémentaires.

À noter. Grâce au site service-public.fr, vous pouvez signaler en une seule fois votre changement d’adresse à de nombreux organismes et administrations.

Avant de sauter le pas, que devez-vous faire de votre logement ?

Si vous êtes propriétaire de votre habitation, vous pouvez choisir de la vendre pour éviter les contraintes d’entretien (toiture, ramonage, etc.). Sinon, vous pouvez mettre votre bien en location, surtout si un membre de votre entourage peut assurer sa gestion, ou le léguer à un tiers. Attention : certaines allocations ou aides versées (l’ASH notamment) sont récupérables sur la succession ou sur les donations.

Si vous êtes locataire, tout dépend si vous vivez ou non avec votre conjoint. Si vous vivez seul, attendez quelques mois avant de résiliez le bail, le temps de vous assurer que vous vous êtes bien adapté à votre maison de retraite. Dans le cas où vous avez un conjoint et que le bail est à votre nom uniquement : interrogez le bailleur pour savoir si un autre occupant du logement a le droit d’y demeurer, et les démarches à effectuer : changement de nom du locataire, établissement d’un nouveau bail…

Vous devez placer un parent dépendant : comment vous y prendre ?

L’un de vos proches est très affaibli ? La dépendance est une charge lourde pour les proches aidants. Dialoguez avec lui : des discussions régulières permettront à la personne âgée de mieux se préparer à l’idée de la maison de retraite médicalisée. Tournez-vous vers son médecin pour vous assister si la discussion n’avance pas. Définissez avec votre parent ce qu’il souhaite comme hébergement.

Vous ne pouvez pas placer quelqu’un en EHPAD contre sa volonté. La loi du 28 décembre 2015 précise que la personne en perte d’autonomie a droit à des aides adaptées à ses besoins et à ses ressources, dans le respect de son projet de vie, pour répondre aux conséquences de sa perte d’autonomie. La loi prévoit cependant une exception pour les majeurs protégés : c’est-à-dire les personnes placées sous un régime de tutelle, de curatelle ou de sauvegarde de justice par un juge à cause de leur état physique ou mental (maladie, handicap, paralysie, troubles psychiatriques, etc.)

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