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Arrêter de fumer : quelle méthode faut-il choisir ?

« Promis, demain j’arrête ! » Plus facile à dire qu’à faire car il n’y a pas de solution miracle. Pourtant les méthodes ne manquent pas ! Voici quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.

Un constat donne à réfléchir : chaque année le tabac tue plus de 7 millions de personnes dans le monde. En France, il demeure la première cause de mortalité que l’on peut éviter selon l’agence nationale de santé publique. 

Quelles sont les raisons pour arrêter ? 

Protégez votre santé 

Dans la fumée de tabac, il y a de la nicotine mais aussi du goudron, du plomb et des gaz toxiques. Autant de composants nuisibles pour votre santé (maladies cardio-vasculaires, cancers du poumon, bronchites…). Si vous arrêtez de fumer, les effets bénéfiques se feront rapidement sentir. Au bout de 72 heures seulement, vous constaterez que votre respiration s’améliore. Selon l’OMS, arrêter de fumer à 40 ans allonge en moyenne l’espérance de vie de 9 ans, à 50 ans de 6 ans et à 60 ans de 3 ans !

Protégez votre entourage 

Vos proches peuvent être gênés par votre consommation de tabac et elle peut également affecter leur santé. Le tabagisme passif présente des risques importants notamment pour les enfants et les femmes enceintes.  

Faites des économies 

Fumer représente un vrai budget. Aujourd’hui, il est difficile de trouver un paquet de cigarettes à moins de 8 €. Le 1er mars 2019, le prix du paquet a augmenté suite à un arrêté ministériel : la hausse est comprise entre 50 et 60 centimes selon les marques. L'objectif du gouvernement est de passer le prix du paquet de vingt cigarettes à 10 euros. En supprimant un paquet par jour, vous économisez au moins 2 600 € par an. 

À noter : pour évaluer combien vous coûte aujourd’hui votre consommation, Tabac Info Service met à votre disposition une calculatrice

Quelles sont les méthodes pour arrêter ?  

Tentez d’arrêter seul 

Il est difficile de changer ses habitudes. Pour ne pas vous décourager voici quelques clés : 

  • fixez-vous une date et tenez-vous-y ; 
  • débarrassez-vous de vos dernières cigarettes et de vos briquets pour rester à l’abri de la tentation ;
  • dans les premières semaines, évitez les endroits où l’on fume ;
  • prévenez votre entourage car les proches sont un soutien important ; 
  • faites du sport pour réduire le stress ; 
  • si une envie irrépressible vous prend, sachez que cette sensation ne dure que deux minutes et qu’il suffit de boire un  verre d’eau ou de changer d’activité pour faire diversion. 

Faites-vous accompagner

Plus de 9 fumeurs sur 10 ne parviennent pas à arrêter sans aide. Cet accompagnement peut prendre la forme d’entretiens, de consultations ou d’une thérapie comportementale et cognitive. 
Adressez-vous à votre médecin traitant pour établir un dépistage individuel. Il pourra faire appel à un tabacologue, un addictologue ou encore un psychologue. Certaines mutuelles proposent des options de prise en charge, renseignez-vous auprès de la vôtre.
À noter :  les consultations dans des services publics de santé (hôpital, centres de santé, etc.) sont remboursées par la Sécurité sociale. 

Utilisez des outils personnalisés

Vous pouvez trouver une aide en ligne gratuite sur le site tabac-info-service.fr ou par téléphone au 3989 (gratuit + coût de l’appel). L’application mobile Tabac info service propose notamment un service 100 % personnalisé avec : 

  • la mise en relation avec un tabacologue, 
  • des astuces pour ne pas craquer, 
  • l’envoi de vidéos de vos proches, 
  • des emails personnalisés, etc. 

D’autres applications existent, pour calculer le nombre de cigarettes que vous avez évité de fumer, ainsi que l’argent et le temps vous avez économisés.

Pensez aux substituts nicotiniques

Les substituts nicotiniques (patchs, gommes, comprimés, pastille à sucer…) sont des médicaments qui contribuent à arrêter de fumer. Vendus en pharmacie, ils visent à atténuer les symptômes de sevrage (irritabilité, nervosité, angoisse, dépression, problèmes de concentration…) en diffusant de petites doses de nicotine dans l’organisme. Ils soulagent du manque et peuvent prévenir les cas de rechute mais ne pourront à eux seuls supprimer la cigarette. N’hésitez pas à demander conseil à un spécialiste pour un dosage adapté à votre profil.

Bon à savoir. Depuis le 1er janvier 2019, les substituts nicotiniques sont remboursés sur prescription à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie (la différence peut être prise en charge par votre complémentaire santé). Les traitements peuvent être prescrits par des professionnels de santé (médecins - y compris du travail - sages-femmes, infirmiers, dentistes, kinés…) et les pharmacies peuvent désormais pratiquer la dispense d’avance de frais pour ces produits.

Renseignez-vous sur les traitements médicamenteux 

Si toutes vos tentatives d'arrêt s’avèrent inefficaces, votre médecin traitant peut vous prescrire un traitement médical d'aide au sevrage par varénicline ou bupropion (en l'absence de contre-indications à ces médicaments). Ce traitement nécessite cependant un suivi médical strict. 

À noter: des méthodes alternatives existent comme l’homéopathie, l’acupuncture ou encore l’hypnose. Si selon la Haute autorité de santé, elles ne présentent pas de risques majeurs, leurs bénéfices ne sont cependant pas établis. Leur efficacité varie selon les personnes et fait encore régulièrement l’objet de débat.

Qu’en est-il de la cigarette électronique ?

Si la cigarette électronique peut constituer une aide pour diminuer voire arrêter progressivement sa consommation de tabac, son efficacité et sa non-dangerosité ne sont pas prouvées selon la Haute autorité de santé. 

Sources 

  • Ameli 
  • OMS
  • Fédération française de cardiologie 

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