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Qu’est-ce que l’inflation et comment protéger son épargne ?

Ces dernières semaines, les économistes ont constaté que l’inflation repartait à la hausse pour la première fois depuis dix ans. Baromètre de la santé économique d’un pays, cette augmentation générale des prix a forcément une incidence sur vos avoirs personnels : certains placements permettent néanmoins de protéger votre épargne. Décryptage.

Qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation correspond à une hausse générale et durable des prix, selon la définition officielle de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE).

Elle est évaluée en France par l’Indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure en pourcentage la variation d’un panier de biens et services représentatifs de la consommation finale des ménages. Pour la zone euro, le calcul du taux d’inflation se base sur un Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH).

À noter. L’IPCH a été revu en juillet 2021 pour mieux prendre en compte l’évolution des prix de l’immobilier. Outre les loyers versés par les ménages, l’indicateur intègre dorénavant une partie des coûts de logement supportés par les ménages propriétaires.

Actuellement, l’inflation dans la zone euro s’élève en moyenne à 2 %, qui est le plus haut niveau enregistré depuis octobre 2018. Ce taux est désormais aussi la cible d’inflation de la Banque centrale européenne (BCE). Garante de la stabilité des prix, elle a en effet revu sa stratégie le 8 juillet 2021. L’objectif était, depuis 2003, d’être « proche, mais inférieur à 2 % » par an. Ce seuil est maintenant un objectif à moyen terme, voire un peu plus.

Quels sont ses effets concrets ?

L’inflation traduit une baisse de pouvoir d’achat de la monnaie. Celle-ci perd de la valeur. Concrètement, avec la même somme d’argent, vous pouvez acheter moins de choses.

Au quotidien, l’inflation est perçue comme une hausse du coût de la vie. Avec un taux à 2 %, le prix d’une baguette de pain à 1 € passera à 1,02 € sur un an et votre loyer mensuel de 1 000 € vous coûtera 20 € de plus (1 000 € x 2 %).

Mais dans une logique vertueuse, une hausse générale des prix entraîne celle des salaires, neutralisant ainsi les effets de l’inflation.

Une hausse régulière et modérée du niveau général des prix autour de 2 % est signe de croissance économique :

  • elle favorise l’anticipation et les investissements productifs des entreprises ;
  • elle encourage les ménages à placer leurs liquidités ;
  • les taux d’intérêt peuvent être maintenus à un niveau peu élevé, permettant aux différents acteurs d’emprunter à des taux attractifs. Les taux d’intérêt étant en effet le principal levier de la BCE pour ralentir la surchauffe de l’économie ou, au contraire, la relancer.

Quelles conséquences sur votre épargne ? 

L’érosion de la valeur monétaire due à la hausse générale des prix fait qu’un placement dont le rendement est inférieur au taux de l’inflation ne rapporte plus rien. Il vous coûte même de l’argent, car le taux de rendement réel (taux de rendement du placement minoré du taux d’inflation) est négatif. Pour faire fructifier votre épargne, avec une espérance de gain supérieur à l’inflation, une prise de risque de perte en capital s’avère incontournable. Il s’agit d’une question de dosage, à savoir : quelle part de capital êtes-vous prêt à perdre pour espérer un rendement réel positif ?

Bon à savoir. L’inflation avantage en revanche les acteurs qui ont emprunté à un taux d’intérêt faible ou nul. La valeur du capital à rembourser diminue en effet avec la hausse générale des prix.

Quels placements souffrent de l’inflation ?

En considérant une inflation durable autour de 2 %, tous les placements à taux fixe inférieur à ce niveau seront pénalisés :

  • les livrets réglementés (livret A…) et comptes sur livret, dont le taux de rendement ne dépasse pas les 1 % actuellement ;
  • les obligations et produits obligataires à taux fixe, leur valeur de remboursement risquant d’être abaissée ;
  • les fonds euros essentiellement investis en obligations, qui ont servi un taux de rendement moyen de 1,3 % en 2020 selon la Fédération française d’assurance (FFA). Leur garantie en capital sécurise votre épargne, mais ne protège pas de l’érosion monétaire.

À noter. Certains fonds euros diversifiés avec des actifs plus risqués (immobilier, actions…) sont plus performants. Pour y accéder, vous devez investir une partie de l’épargne de votre assurance vie sur des supports en Unités de compte (UC).

N’hésitez pas à solliciter votre conseiller pour ajuster la composition de votre assurance vie à vos objectifs et votre horizon d’investissement.

Comment prémunir votre épargne ?

Plusieurs placements peuvent être judicieux pour protéger votre épargne des effets de l’inflation :

  • l’or

Valeur refuge pour son côté tangible et son indépendance de toute monnaie, ce métal précieux est un rempart historique contre l’inflation.

  • les matières premières

L’inflation, par définition, est liée à la hausse du prix des matières premières. Investir dans ce type d’actifs permet de bénéficier de leur valorisation.

  • l’immobilier en direct ou via une SCPI

Comme l’or, la pierre fait office de valeur refuge en tant qu’actif tangible dont la valorisation a tendance à augmenter en période inflationniste. L’immobilier locatif est en outre une solution pour bénéficier de l’augmentation des loyers, l’Indice de référence des loyers (IRL) étant révisé en fonction de l’évolution des prix à la consommation.

La souscription de parts de société civile de placement immobilier (SCPI) est plus simple et accessible que d’investir dans l’immobilier physique, mais elle nécessite d’être averti des risques inhérents à ce type de placement. Parlez-en avec votre conseiller.

Sources :

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