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Assurance-vie : faut-il sortir en rente ou en capital ?

En épargnant pendant plusieurs années avant votre départ à la retraite, vous vous constituez un capital qui vous sera très utile le moment venu. Mais quelle est la meilleure option de sortie de votre contrat ? Vaut-il mieux sortir en rente ou en capital ?

Comment choisir entre une sortie en rente ou en capital ?

Si l’assurance vie est appréciée pour les avantages qu’elle procure en matière de transmission à votre décès et de fiscalité, elle est également choisie comme solution d’épargne pour préparer sa retraite.

 

En épargnant pendant plusieurs années avant votre départ à la retraite, vous vous constituez un capital qui vous sera très utile le moment venu. Mais quelle est la meilleure option de sortie de votre contrat ? Vaut-il mieux sortir en rente ou en capital ?

Quel est l'intérêt de la  sortie en capital ?

On parle de sortie en capital d’un contrat en assurance vie ou de capitalisation lorsque le souscripteur perçoit les sommes investies sur son contrat par le biais de rachats (partiels ou total).

 

La sortie en capital peut revêtir des formes différentes :

  • l'arrivée au terme du contrat ;
     
  • le rachat partiel qui vous permet de récupérer une partie de l’encours du contrat ;
     
  • le rachat total qui vous permet de récupérer la totalité de l’encours du contrat en une seule fois. Le rachat total met fin au contrat ;
     
  • les rachats partiels programmés : au lieu de récupérer tout votre capital en une fois, vous effectuez des rachats partiels programmés pour compléter vos revenus (selon les modalités prévues dans la note d’information valant conditions générales du contrat). Une solution plus souple pour gérer votre épargne.

En cas de décès, les sommes restant dues seront transmises aux bénéficiaires désignés dans la clause dédiée de votre contrat.

 

Du côté de la fiscalité, les produits rachetés sont soumis à la fiscalité de l’assurance vie qui comprend depuis l’instauration de la Flat Tax de traitements distincts selon la date des versements effectués sur votre contrat. Plus de détails dans cet article dédié.

 

Pour les produits rachetés issus de versements effectués avant le 27/09/2017, l'imposition est une réintégration des produits au barème progressif de l’IR ou, sur option prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). Le choix se fait au moment du rachat.

 

Pour les produits rachetés issus des versements effectués après le 27/09/2017, l’imposition est d’office au prélèvement forfaitaire unique (PFU) si le souscripteur n’opte pas pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR) dans sa déclaration d’ensemble des revenus. L’option est exercée l’année suivant le rachat et auprès de l’administration fiscale, dans la déclaration d’ensemble des revenus. Cette option concerne tous les revenus de capitaux mobiliers présents dans la déclaration d’ensemble de revenus.

 

Vous aurez le choix entre une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu et selon la date des versements, une imposition au prélèvement forfaitaire libératoire ou au prélèvement forfaitaire unique. De manière générale, cette fiscalité se fait plus douce après les 8 ans d’ouverture du contrat grâce à des abattements prévus sur les plus-values.


Attention. 
La sortie en rachats partiels programmés n’est pas une rente et ne vous garantit pas un revenu stable jusqu’à votre décès, le capital pouvant être épuisé avant cette date.


Pourquoi choisir la sortie en rente viagère ?

On parle de sortie en rente viagère d’un contrat d’assurance vie lorsque la prestation fournie par l’assureur du contrat consiste, au bout d’une période définie (terme, décès du souscripteur, rachat total), à verser une rente à vie au souscripteur ou à son bénéficiaire désigné (selon périodicité définie contractuellement).

 

Le montant est fonction de la valeur de rachat du contrat, du tarif en vigueur à la date de liquidation, de l’âge du (des) bénéficiaires ainsi que du taux de réversion retenu (60 % ou 100 %) au moment de la demande.

 

D'un point de vue fiscal, seule une fraction de la rente viagère est soumise à l’imposition sur le revenu et aux prélèvements sociaux (taux 17,20 %).

 

Cette fraction dépend de l’âge de l’assuré :

  • moins de 50 ans : 70 % ;
  • entre 50 et 59 ans : 50 % ;
  • entre 60 et 69 ans : 40 % ;
  • à partir de 70 ans révolus : 30 %.

Bon à savoir. 
Attention, lorsque vous faîtes le choix d’une sortie en rente viagère, votre capital est remplacé par une rente qui vous sera versée jusqu'au restant de vos jours. En cas de décès, il est donc possible que le montant des rentes perçues soit inférieur à la totalité du capital que vous aviez versé sur votre contrat d’assurance vie. Cependant, afin de protéger votre conjoint, vous avez la possibilité de souscrire l’option de réversion qui garantit en cas de décès de l’assuré le versement d’un pourcentage (de 60 % à 100 %) du montant de la rente viagère au bénéficiaire désigné.


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Comment bien choisir son option de sortie ?

Choisir la meilleure option de sortie de votre contrat dépendra donc de différents paramètres, en fonction de votre revenu, de votre objectif, du montant total de votre épargne, de votre âge et de votre situation patrimoine et familiale.

 

Si vous avez souscrit un contrat d’assurance vie chez Generali, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller d'assurance afin de vous faire aider dans le choix de l’option la plus avantageuse dans votre situation.

Avertissement  
L'investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuations à la hausse comme à la baisse dépendant notamment de l'évolution des marchés financiers. L'assureur s'engage sur le nombre d'unités de compte et non sur leur valeur qu'il ne garantit pas.

Nous répondons à vos questions

En savoir plus sur l'assurance vie.

La réponse dépend du support sur lequel votre épargne est investie. Sur un fonds en euros, le capital versé est garanti par l'assureur, quelles que soient les fluctuations des marchés financiers.

 

La situation change avec les unités de compte, proposées dans les contrats multisupports. Ces supports offrent un potentiel de rendement supérieur, mais exposent votre épargne à un risque de perte, puisque leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse selon les marchés.

 

Un contrat multisupport permet justement de combiner les deux : une partie sécurisée en fonds euros, une autre dynamisée en unités de compte selon votre tolérance au risque. Avant toute souscription, demandez à votre assureur la répartition exacte entre ces deux types de supports.

Un rachat est le nom technique du retrait d'argent que vous opérez sur votre contrat d'assurance vie. Seul le souscripteur peut opérer un rachat, qui peut être partiel ou total. Un rachat total a pour effet de mettre fin au contrat et déclenche un calcul final de sa valeur, soit la somme des versements effectués + les intérêts générés - les frais du contrat et les prélèvements sociaux (CSG, CRDS).

 

La demande de rachat se fait par écrit ou via votre espace client digital. La compagnie d’assurance a 2 mois pour vous verser la valeur de rachat, mais chez Generali celui-ci est effectué sauf cas particuliers en 72h pour un retrait partiel.

 

En cas de rachat, seuls vos gains sont taxés (à l’impôt sur le revenu ou via un prélèvement forfaitaire unique) mais avec des abattements pouvant aller jusqu'à 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune et 4 600 euros pour une personne seule, si le contrat a plus de 8 ans.

 

Enfin, sachez que vous pouvez, en cas de besoin d'argent ponctuel demander une avance à votre assureur, qui n'est pas un rachat mais une somme prêtée par l’assureur sur la base de votre contrat. A la différence d'un rachat, une avance vous évite une éventuelle taxation sur les plus-values du contrat, mais elle devra être remboursée, avec intérêts.

En cas de décès de l’assuré, le capital présent sur l'assurance vie ne rentre pas dans sa succession mais est transmis aux bénéficiaires désignés par le souscripteur, qui ne sont pas forcément des membres de sa famille.

 

Une fiscalité avantageuse s’applique aux bénéficiaires du contrat en fonction de la date de souscription, de la date de versement des primes et de l’âge au moment des versements (avant ou après 70 ans). Sauf exception, une franchise d'impôt pouvant aller jusqu'à 152 500 euros est ainsi accordée à chaque bénéficiaire lors du décès de l’assuré, pour le capital épargné avant les 70 ans du souscripteur.

 

Attention : en l'absence de bénéficiaire désigné dans le contrat, le capital de votre contrat d'assurance vie intègrera votre succession : ce sont vos héritiers qui percevront le capital, et sans bénéficier des abattements spécifiques de l'assurance vie.

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