Recherche de financements, manque de trésorerie, difficultés à recruter, dissensions internes… la vie d’entrepreneur est un chemin semé d’embûches marqué par une constante immuable : la solitude. Un mal nécessaire ? Pas forcément.

La solitude de l’entrepreneur : une réalité

Souffrance au travail : les dirigeants en première ligne

Le burn-out n’est pas qu’un sujet à la mode réservé aux cadres surmenés. Il touche de plus en plus de dirigeants, sur le pont 24h/24 parce qu’ils se refusent à décrocher ou faute d’avoir su s’entourer de relais efficaces, déléguer et partager les soucis inhérents à la gestion de toute entreprise. Manque de moyens financiers, contraintes administratives, dissensions internes, pression de la concurrence, mécontentement des clients… trop souvent, la gestion d’une entreprise s’apparente à un rôle d’homme-orchestre condamné à exceller dans tous les domaines. Héroïque ? Sans aucun doute, mais aussi et surtout toxique.

Situations anxiogènes et vrais problèmes : diagnostiquer les causes

Les entrepreneurs perpétuellement sereins sont rares à l’heure où une petite entreprise sur trois connaît des difficultés de trésorerie et où plus de 60 000 défaillances sont enregistrées chaque année. Toutefois, certains signes doivent alerter. Perte de sommeil ou d’appétit, désintérêt pour tout ce qui ne relève pas de l’entreprise, vie privée réduite à la portion congrue… Trop souvent vus comme indissociables de l’entrepreneuriat, ces symptômes caractérisent avant tout un « trop-plein » toujours contre-productif.

Prendre un minimum de recul s’impose, le temps de démêler le stress positif, teinté d’adrénaline, des facteurs anxiogènes ; d’identifier les items sur lesquels il est possible d’intervenir. Et de tenter d’alléger le fardeau au moyen de mesures salvatrices.

En finir avec la co-dépendance

Rechercher des solutions pérennes

Entre urgence et fatalisme, la première erreur consiste à apposer ici et là quelques rustines dans l’espoir de colmater pour un temps les brèches les plus criantes. Perdre une demi-journée à faire rentrer une créance n’a pas de sens si, pendant ce temps, la production n’avance pas. Pas plus que de négocier un délai auprès d’un fournisseur si aucune embellie n’est à prévoir. Une solution n’est efficace que si elle est durable, quitte à devoir prendre des décisions drastiques. Et accepter de ne plus faire qu’un avec son affaire.

Apprendre à déléguer, créer des relais

Un des principaux problèmes évoqués par les petits entrepreneurs est la certitude de devoir tout faire eux-mêmes, par faute de moyens ou par crainte de voir les choses avancer en dépit du bon sens. Le premier pas consiste à se convaincre du contraire. Recruter des salariés aux compétences que l’on ne possède pas, ou simplement externaliser certains postes est toujours moins coûteux que d’y consacrer votre temps qui serait plus utilement employé ailleurs. Un « bon » patron est capable de se fier au jugement d’un salarié responsabilisé. Les entreprises où aucune décision, aucune initiative ne sont prises sans l’accord du dirigeant s’avèrent plus fragiles que celles où prévaut le partage des responsabilités.

Management, gestion, recrutement… se faire aider

Réseaux d’entrepreneurs actifs ou retraités, cadres de haut niveau disponibles pour des missions ponctuelles, développement du multisalariat dans des domaines aussi variés que la gestion des ventes, les ressources humaines ou encore la communication… il est possible, même pour une petite structure, de s’entourer de compétences à moindre coût. Avec, en prime, l’avantage de bénéficier d’un regard extérieur, mieux à même de déceler les failles de l’entreprise… ou de son dirigeant.

Réduire la voilure, se diversifier : des choix stratégiques à considérer

Produits en fin de vie, incapacité à lutter contre une concurrence qui casse les prix, positionnement trop haut de gamme difficile à rentabiliser… s’entourer et déléguer ne suffit pas toujours. Parce que l’entrepreneuriat se teinte d’une forte dimension émotionnelle, envisager une diversification, réduire drastiquement la voilure ou encore renoncer à une partie de l’activité sont des décisions difficiles à prendre. Ces grandes réorientations stratégiques constituent pourtant les meilleures options pour redresser une entreprise déclinante, afin d’alléger la pression reposant sur les épaules de son dirigeant.

Résister à la pression

Santé : ne pas attendre qu’un problème survienne

Si, au dire d’Olivier Torrès – fondateur d’Amarok, l’observatoire de la santé des dirigeants de PME – entreprendre est bon pour la santé et le moral, l’addition à payer est réelle. En moyenne, les petits patrons dorment chaque année 200 heures de moins que leurs salariés, travaillent plus de 55 heures par semaine et s’interdisent toute forme d’arrêt maladie. Avec à la clé une fatigue, d’autant plus présente que l’on avance en âge, et une irritabilité croissante  liée au cocktail soucis-stress. Un cocktail qui peut devenir détonant lorsqu’il se traduit par un problème cardio-vasculaire.

Conserver une hygiène de vie correcte, dormir suffisamment quitte à s’accorder de courtes siestes et pratiquer une activité physique régulière est indispensable.

Prévenir le burn-out

Lorsque la lassitude s’installe durablement et que l’enthousiasme n’est plus qu’un lointain souvenir, le risque de déclencher un burn-out est réel. Fatigue permanente, perte de performance, sentiment d’échec et d’incompétence éventuellement accompagnés de problèmes de santé de tous ordres… le syndrome d’épuisement professionnel a des conséquences plus profondes qu’un simple état dépressif. Pour le prévenir, une seule solution : réduire au maximum les situations anxiogènes, prendre le temps de décompresser, et surtout, partager ses soucis… une indispensable communication à laquelle renoncent trop souvent les chefs d’entreprise, de peur d’inquiéter leur conjoint.

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