Détecteurs de radars : ce que dit la loi

 
13/06/2017

9 automobilistes sur 10 en France utilisent un système de détection de radar. Attention, seuls les dispositifs d’aide à la conduite sont autorisés.

Détecteurs de radars : ce que dit la loi

Selon une étude publiée par le comparateur d’assurance Minute Auto, 88 % des automobilistes de 18 à 45 ans utiliseraient un système d’avertisseur de radar. S’il est interdit de détecter l’emplacement exact de ces derniers, des dispositifs, légaux eux, ont pris le relais.

Ce que la loi interdit

  • Le détecteur de radar : un boîtier installé à l’avant du véhicule en mesure de détecter les ondes électromagnétiques émises par les radars fixes ou mobiles. Sa possession et son utilisation sont totalement interdites sur les routes de France, au même titre que l’est tout dispositif ou produit visant à perturber, à brouiller, à déceler, à détecter les appareils de contrôle routiers. Attention donc aux GPS, smartphones et autres applications numériques capables de discerner un appareil. Tout contrevenant s’expose à un retrait de 6 points sur le permis de conduire, à une suspension du permis de conduire de 3 ans, à une confiscation de l’appareil, et à une amende de 1 500 €.
  • L’avertisseur de radar qui, en croisant vos données de géolocalisation et la position des radars, est en mesure de vous signaler un appareil, qu’il soit fixe ou mobile. L’avertisseur de radar est interdit en France depuis mai 2011.

Ce que la loi autorise

  • Les assistants d’aide à la conduite sont les seuls dispositifs autorisés. Ces outils fonctionnent de la même façon que les avertisseurs de radar. Mais plutôt que d’indiquer l’emplacement précis des radars, ils localisent des zones réputées dangereuses où la vigilance et le ralentissement s'imposent. Des zones dans lesquelles se nichent parfois des radars. Pour savoir si votre appareil est autorisé par la loi, il suffit de vérifier qu’il est bien estampillé NF. 

Êtes-vous autorisé à signaler la localisation des radars ?

Dans un arrêt publié en septembre 2016, la Cour de cassation a établi une jurisprudence stipulant qu'informer d’autres usagers de la localisation de radars n’était pas interdit.

Les assistants d’aide à la conduite intègrent souvent une fonction communautaire qui permet aux automobilistes de signaler sur les réseaux sociaux des dangers tels que bouchons, accidents, travaux, nouvelles limitations de vitesse, zones dangereuses comprenant un radar ou pas. Un réseau social s'apparente dans ces cas-là à un assistant d'aide à la conduite.

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