Manque de sommeil : quelles conséquences pour les adolescents ?

14/03/2018

Vous avez un adolescent à la maison et vous ne savez plus comment faire pour le réveiller le matin ? Il est sûrement en manque de sommeil, comme près de 30 % des jeunes de 15 à 19 ans.
Ce manque de sommeil n’est pas bon pour leur santé. Problèmes de concentration, fatigue, irritabilité, obésité, baisse des défenses immunitaires… Les conséquences sont nombreuses.

Manque de sommeil : quelles conséquences pour les adolescents ?

De mauvaises habitudes de sommeil

D’après une étude de l’INPES (Institut national de prévention
et d’éducation pour la santé) publiée en 2013, les adolescents déclarent dormir en moyenne 7 h 37 par nuit et s’endormir
vers 23 h.

25 % d’entre eux dorment même moins de 7 h par nuit.
Or, un adolescent doit dormir entre 8 et 9 h par nuit et se coucher à 22 h au plus tard.

Tout commence vers l’âge de 12 ans, avec les changements hormonaux liés à la puberté qui perturbent le cycle de sommeil. Ils retardent notamment l’heure d’endormissement et de réveil. L’heure de lever étant imposée par l’école, c’est sur l’heure du coucher qu’il faut agir pour améliorer « l’hygiène du sommeil ». Ce phénomène est amplifié par de mauvaises habitudes et un esprit de rébellion.

De multiples sollicitations

Vers 13-14 ans, les adolescents ont en effet besoin de plus d’autonomie et cela passe souvent par la gestion de leur coucher. C’est une manière de commencer à couper le cordon avec le rituel instauré par les parents dès la petite enfance au moment du coucher (horaire imposé, histoire…). Puis ils grandissent et poursuivent des études supérieures. Ils se couchent de plus en plus tard pour réviser leurs cours. C’est une mauvaise tactique car, pour bien apprendre, il est primordial d’être reposé.

Les nouvelles technologies invitent également les jeunes à s’endormir de plus en plus tard : films et musique en streaming, envoi de sms, chats, réseaux sociaux, jeux en ligne…
La vie sociale s’organise depuis son lit ! Pire encore, les écrans diffusent une lumière bleutée qui inhibe la production de l’hormone du sommeil, la mélatonine. Ce sont des stimulants, comme le café ou le tabac. Le sommeil est de moins bonne qualité et les réveils deviennent difficiles.

Et le fait de décaler ses horaires de sommeil en fin de semaine ne fait qu’aggraver les difficultés d’endormissement. En effet, se coucher plus tard le vendredi et le samedi, sous prétexte que le lendemain on peut faire la grasse matinée, n’est pas bon pour le cycle de sommeil qui a besoin de régularité.

Des conséquences néfastes pour la santé

Le manque de sommeil a de nombreuses répercussions sur la santé :

  • insomnies, fatigue et somnolence ;
  • troubles du comportement (irritabilité, humeur, risques de dépression) ;
  • performances scolaires en baisse (troubles de l’attention, de la concentration, de la mémorisation et donc
         de l’apprentissage) ;
  • santé (défenses immunitaires en baisse, malaises, vertiges, baisse de la production d’hormones de croissance,
         bouleversement de la glycémie d’où risque d’obésité et de diabète, troubles visuels) ;
  • baisse de vigilance et risques d’accidents de la circulation.

Il ne sera pas évident de convaincre votre ado de se coucher plus tôt. Mais essayez quand même, sa santé en dépend !

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Sources :
- attitude-prévention.fr 
- inpes.santepubliquefrance.fr
- presse.inserm.fr
- fondationsommeil.com

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