« Renforce les défenses naturelles de l'organisme », « allégé en matières grasses »... La Commission européenne a récemment remis de l’ordre dans les allégations de santé qui figurent sur les produits alimentaires. D’ici fin 2012, toutes les allégations interdites ou encore à l’examen devront avoir disparu des emballages. Explications.

Qu’est-ce qu’une allégation de santé ?

Il s’agit d’une mention selon laquelle la consommation de tel aliment ou produit peut avoir des bienfaits pour la santé.  Présentes sur les emballages des produits alimentaires, il en existe différents types.

  • Les allégations fonctionnelles génériques, comme par exemple « renforce les défenses naturelles de l’organisme » ou « améliore les facultés d’apprentissage ».
  • Les allégations portant sur la réduction du risque de maladies, ou la présence de substances améliorant les fonctions normales de l’organisme. Par exemple : « réduit le taux de mauvais cholestérol, responsable de maladies cardiovasculaires », « le calcium peut contribuer à améliorer la densité osseuse », etc.

Certaines allégations ciblent plus particulièrement les enfants, en affirmant par exemple que tel produit contient des vitamines « indispensables à la croissance », etc.  

Que dit la Commission européenne ?

Face à la prolifération de ces « arguments de santé » (il en  existe pas moins de 44 000 dans l’Union européenne),  la Commission européenne a décidé de les passer au crible. Pour l’heure, 222 allégations ont été validées et peuvent être utilisées dans les 27 pays de l’UE. La majorité d’entre elles concernent les bienfaits des vitamines et des minéraux. L’examen se poursuit pour plus de 2 200 autres, tandis que 1 600 ont été rejetées, faute de répondre à des critères scientifiques précis.

La liste des allégations autorisées est consultable sur le site de la Commission européenne (en anglais seulement pour l’instant).

Quelles conséquences ?

Les industriels ont jusqu’au mois de décembre 2012 pour mettre à jour leurs étiquetages et publicités, en supprimant les allégations interdites ou en cours d’examen. De plus, pour toute nouvelle allégation, ils devront soumettre un dossier scientifique auprès des autorités sanitaires européennes.

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