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Compléments alimentaires : leurs avantages, leurs dangers

Compléments alimentaires : leurs avantages, leurs dangers

Amincissants, antistress, revitalisants… On prête aux compléments alimentaires de nombreuses vertus que les Français semblent apprécier. Mais sont-ils efficaces et sans danger ? Faut-il prendre certaines précautions ? Passage en revue de ce qu’il est bon à savoir.

Que sont les compléments alimentaires ?

Le marché des compléments alimentaires pèse près de 2 milliards d’euros par an dans l’Hexagone. Comme près d’un Français sur deux (46 %, selon un sondage en 2018), vous avez peut-être déjà consommé un complément alimentaire. Ce type de produit est supposé améliorer les apports nutritionnels de votre organisme. En cas de carence ou de risque de carence, il peut vous aider à retrouver ou maintenir des niveaux normaux.

La prise d’un complément est souvent saisonnière, à la veille de l’hiver par exemple, et répond à un besoin particulier : régime, baisse de forme, préparation sportive… Il se consomme pour régler un problème de sommeil, de digestion, gérer son humeur (stress, anxiété, etc.). Vendus sous forme de pastilles, gélules, pilules, comprimés, sachets de poudre, ampoules, ils se trouvent en vente libre dans le commerce (pharmacies, enseignes bio, grande distribution), ainsi que sur internet.

Que contiennent-ils ?

Les compléments alimentaires sont des produits préparés, constitués d’une ou plusieurs substances autorisées, fixées par un décret de 2006, à savoir : des nutriments (vitamines et sels minéraux), des plantes ou extraits de plantes, et certaines substances à but nutritionnel ou physiologique, comme les acides aminés. Ils sont exclusivement destinés à être pris en complément : ils ne remplacent pas une alimentation équilibrée.

Bon à savoir. Regardez l’étiquette : les fabricants doivent indiquer le nom des nutriments ou substances qui les caractérisent, la dose journalière à respecter, ainsi que le pourcentage des vitamines et sels minéraux, par rapport à la recommandation de consommation quotidienne.

Quand leur consommation est-elle recommandée ?

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (Anses), le complément alimentaire ne présente un réel intérêt que dans quelques cas particuliers : changement de comportement alimentaire, régime peu varié… ou pour une population susceptible d’être confrontée à un déficit nutritionnel.

Les compléments à base de vitamine D vont favoriser la croissance osseuse de votre enfant, et contribuer à réduire les risques d’ostéoporose chez les personnes âgées. La vitamine B9, elle, permet d'éviter le spina-bifida, cette malformation qui affecte le cerveau ou le système nerveux du fœtus en début de grossesse.

Si vous êtes végane, la prise d’un complément alimentaire peut combler un manque d’apports de nutriments indispensables, comme la vitamine B12, présente dans les aliments d’origine animale (viandes, poissons, œufs…). il en est de même si vous suivez un régime sans poissons ni fruits de mer, pauvre en acides gras essentiels (EPA et DHA).

Important : quel que soit le cas de figure, l’Anses recommande « fortement » de solliciter l’avis d’un professionnel de santé (médecin, pharmacien ou diététicien) avant d’avoir recours à ce type de produit.

Les compléments alimentaires sont-ils efficaces ?

Cette question divise toujours car certains scientifiques doutent de l’intérêt des compléments alimentaires. L’Anses, sur son site, indique que ces produits ne peuvent revendiquer aucun effet thérapeutique. « En l’absence de pathologie, la couverture des besoins nutritionnels est possible par une alimentation variée et équilibrée, associée à une activité physique adaptée. La consommation de compléments alimentaires n’est alors pas nécessaire », rappelle l’agence de sécurité sanitaire.

Attention : à la différence d’un médicament, aucun test d’efficacité ni de toxicité n’est demandé pour commercialiser un complément alimentaire. Pas plus qu’une autorisation individuelle de mise sur le marché. Autrement dit, l’industriel est responsable de la conformité de son produit en termes de sécurité et d’information. Mais rien ne garantit que les promesses inscrites sur la boîte se vérifient.

Quels sont les risques encourus ?

Si vous consommez des compléments alimentaires contenant des vitamines et des minéraux, il existe un risque de surdosage par rapport à vos besoins journaliers. Plus encore, si vous les associez avec une alimentation riche en vitamines ou minéraux. En outre, certains d’entre eux provoquent des effets indésirables : ils sont déconseillés aux femmes enceintes, aux enfants, aux adolescents, aux personnes épileptiques ou souffrant de maladies inflammatoires, par exemple.

En 2018, l’Anses souligne notamment que la consommation de mélatonine (qui favorise l’endormissement) sous forme de complément alimentaire doit être évitée ou soumise à l’avis d’un médecin, et qu’il faut s’en tenir à un usage ponctuel. Pour les produits à base de levure de riz rouge, l’agence demande aux consommateurs de prendre conseil auprès d’un professionnel de santé, et même de s’abstenir de les consommer « s’ils sont traités avec des médicaments à base de statines ou s’ils sont intolérants aux statines ».

Quelles précautions prendre ?

- On ne le répétera jamais assez : avant d’avaler un complément alimentaire, consultez d’abord un professionnel de santé.  Privilégiez les circuits d’approvisionnement que les pouvoirs publics surveillent.

- Préférez les pharmacies à l’achat en ligne : les sites web sont difficiles à contrôler.

- Lisez les étiquettes et respectez les conditions d’emploi détaillées par les fabricants.

- Évitez les prises prolongées, répétées ou multiples tout au long de l’année, sans demander conseil à un professionnel de santé. En cas de surdosage, le corps dépensera beaucoup d’énergie à éliminer le surplus.

Que faire en cas d’effets indésirables ?

Vous devez signaler à votre médecin ou à votre pharmacien tout effet indésirable consécutif à la consommation d’un complément alimentaire. C’est lui qui va, ensuite, transmettre ces renseignements, à l’aide du site Nutrivigilance. Après analyse et évaluation de ces données, l’Anses sera éventuellement amenée à émettre des recommandations sur les risques potentiels de tel ou tel produit.
 

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