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Chefs d'entreprise : comment bien préparer votre retraite ?

Chefs d'entreprise : comment bien préparer votre retraite ?

Une retraite se prépare. Faire le compte de vos années de travail n’est pas chose aisée, pour vous et pour l’administration. Voici les étapes à suivre pour démarrer le premier jour de votre nouvelle vie sans mauvaise surprise.

Les chefs d’entreprise peuvent perdre plus de 70 % de revenus lors de leur départ en retraite. Pour éviter la douche froide le moment venu, mieux vaut s’informer, s’organiser et anticiper. Compter uniquement sur ses droits à la retraite pour assurer ses arrières est un pari trop risqué.

Identifiez vos interlocuteurs

Pour préparer sereinement cette transition, il est préférable de plonger le plus tôt possible dans les méandres administratifs des dispositifs de retraite.
En tant que chef d’entreprise, votre retraite dépendra d’abord de votre statut : assimilé salarié ou TNS (travailleur non-salarié). Connaissez-vous le régime duquel vous dépendez ? La caisse de retraite à laquelle vous cotisez ? Quel que soit votre régime, vous cotisez à un double système de retraite : l’assurance vieillesse de base et une retraite complémentaire, presque toujours obligatoire.

Tableau retraite de chef d'entreprise

Faire le point sur sa situation individuelle

Première étape pour y voir plus clair : récupérer votre relevé de situation individuelle (ou RIS). Ce document inter-régimes, envoyé à votre domicile tous les 5 ans à compter de vos 35 ans, retrace vos droits retraite accumulés tout au long de votre vie professionnelle. Vous pouvez également le demander en ligne à tout moment et quel que soit votre âge dans votre espace personnel, sur la plateforme lassuranceretraite.fr.   
Vos droits sont à la fois exprimés :

  • en nombre de trimestres, pour le régime de base ;
  • en points, pour les régimes complémentaires.

Les chefs d’entreprise ont souvent des carrières non- linéaires, avec plusieurs régimes cumulés et des affiliations à différentes caisses de retraite. N’hésitez pas à repointer toutes les années de cotisation et à faire remonter les erreurs éventuelles – car elles peuvent coûter cher. 
A partir de 55 ans, vous pouvez en outre consulter une estimation indicative globale de la pension mensuelle à laquelle vous devriez avoir droit si vos revenus sont stables jusqu’à votre départ en retraite. 
Le montant pressenti pour votre retraite ne vous suffit pas ? Plusieurs options s’offrent à vous.

 

Trouvez des solutions pour améliorer ou compléter votre retraite

Racheter des trimestres si vous n’en avez pas assez

En tant qu’artisan, commerçant ou profession libérale de moins de 67 ans encore en activité, vous pouvez racheter jusqu’à 12 trimestres pour vos années d’études supérieures validées par un diplôme ou pour vos années incomplètes. Une simulation en ligne est proposée sur la plateforme de l’Assurance retraite pour évaluer le coût d’une telle démarche. Attention, le rachat de trimestres est souvent très onéreux, mais déductible de l’impôt sur le revenu
Les artisans et commerçants peuvent également bénéficier de points gratuits pour leur retraite complémentaire, sous certaines conditions : les femmes artisans qui ont eu des enfants par exemple.

Préparer votre succession

Si vous n’avez pas le projet de transmettre votre entreprise à vos enfants, la vente de votre entreprise peut vous permettre de compléter vos revenus de retraité. 
Sous certaines conditions, une exonération fiscale de la plus-value réalisée peut être accordée aux entreprises individuelles et aux sociétés de personnes (EURL, etc.). C’est le cas notamment si vous prenez votre retraite dans les 2 ans avant ou après la revente.  
Par ailleurs, les dirigeants d’entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent bénéficier d’un abattement fixe de 500 000 euros lors de la revente, pour faire valoir leur droit à la retraite. Cet avantage est maintenu dans le nouveau cadre fiscal des reventes d’entreprises entré en vigueur en 2018 (« flat tax » de 30 % sur les plus-values ou barème progressif). 

Commerçants et artisans : si votre entreprise n’a pas suffisamment de valeur pour être cédée, vous pouvez faire valoir vos droits à l’accompagnement au départ à la retraite (ADR) des travailleurs indépendants. Si vous êtes éligible, vous pourrez toucher jusqu’à 7 000, voire 10 000 euros. Notez bien que cette aide est attribuée sur demande.

Souscrire à des dispositifs d’épargne retraite

Pour optimiser votre retraite, vous pouvez opter pour une assurance-vie ou pour une solution d’épargne personnelle par capitalisation, comme un plan d’épargne retraite populaire (PERP). Les TNS non agricoles (artisans-commerçants, professions libérales, gérants non-salariés,) peuvent en outre souscrire un contrat de retraite dit contrat Madelin pour épargner. 
Pour choisir la bonne solution, plusieurs critères sont à prendre en compte : les avantages en matière de fiscalité, la souplesse en termes de retrait des fonds avant la retraite, les modalités de versement lors de la retraite (rente ou capital), etc. Par exemple, le contrat Madelin offre des déductions fiscales supérieures à celles du PERP pendant la phase d’épargne, mais impose un montant minimum de versement chaque année qui peut être bloquant. Dans le cadre d’un PERP, l’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite (hors cas exceptionnels), contrairement à l’assurance-vie qui est beaucoup plus souple. 
À noter enfin que contrairement aux idées reçues, les chefs d’entreprise peuvent eux aussi bénéficier des dispositifs collectifs d’épargne retraite proposés à leurs collaborateurs. C’est le cas par exemple du PERCO, ou du contrat dit « article 83 », si vous êtes est assimilé salarié

N’attendez donc pas la dernière minute pour vous renseigner, une retraite se prépare. Renseignez-vous sur vos droits, estimez vos besoins et le cas échéant choisissez les dispositifs les plus adaptés à votre situation.
 

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