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Tout ce qu’il faut savoir sur l’automédication

En France, il est très courant, pour se soigner, d'utiliser les médicaments que l’on a déjà chez soi ou ceux vendus sans ordonnance en pharmacie. Pour pratiquer l’automédication sans risques, suivez les conseils de Luc Besançon, pharmacien et délégué général de NèreS.

L’automédication, une pratique répandue en France

Qui n’a jamais puisé dans sa pharmacie personnelle pour soigner un petit rhume et éviter de se rendre chez le médecin ? Les Français ont toujours été adeptes de l'automédication, et la crise sanitaire a renforcé cette pratique. Selon une étude Kantar, 8 Français sur 10 ont acheté des produits de santé sans ordonnance en 2020. Il s’agit notamment de compléments alimentaires, de produits de premiers soins, d'homéopathie, de phytothérapie, d’huiles essentielles et d’antidouleurs ; ces derniers représentant un tiers des achats.

Cependant, l’automédication n’est pas une pratique sans risques.

Les conseils d’un expert

Entretien avec Luc Besançon, pharmacien et délégué général de NèreS (anciennement Afipa), une association qui représente les laboratoires pharmaceutiques fabriquant et commercialisant des produits de santé disponibles sans ordonnance.

Pourquoi l’automédication prend-elle de l’ampleur ?

Tout d’abord, on distingue différents types d’automédication :

  • l’utilisation de médicaments que l’on a déjà dans sa pharmacie personnelle ;
  • l’achat de produits de santé sans ordonnance pour soigner des symptômes simples et des maladies bénignes ;
  • l’automédication en prévention pour améliorer sa santé, renforcer ses défenses immunitaires et prévenir les rhumes et autres soucis de santé bénins.

En France, 25 % des visites en pharmacie sont destinés à l’automédication sans ordonnance, et l’automédication en prévention est en pleine croissance.

Cela s’explique par plusieurs raisons. Si certaines personnes n’ont pas facilement accès à un cabinet médical, d’autres ont peur de s’y rendre et d’y attraper la Covid-19. De plus, les délais pour obtenir un rendez-vous chez son médecin sont parfois longs. Il est donc plus facile, rapide et pratique de se rendre dans l’une des 20 942 pharmacies que compte l’Hexagone, notamment grâce à leurs horaires élargis. Les Français y achètent des médicaments sans prescription médicale, des produits de santé et de prévention de premier recours, de l'homéopathie, ou de la phythotérapie, et ils n’hésitent pas à demander conseil au pharmacien. 97% des Français indiquaient avoir confiance en leur pharmacien en 2020.

Quels sont les avantages et les inconvénients de l’automédication ?

Si elle est autant appréciée, c’est que l’automédication possède de nombreux avantages.

  • Elle facilite l’accès à une solution rapide pour guérir les maladies bénignes, notamment lorsqu’il est difficile de consulter un médecin.
  • Les prix des produits de santé vendus sans ordonnance restent accessibles.
  • Enfin, on peut demander conseil au pharmacien pour le choix et l’utilisation d’un médicament ou d’un produit délivré sans ordonnance.

Cependant, l’automédication a aussi ses limites : les patients peuvent mettre leur santé en danger à cause de la mauvaise utilisation d’un médicament. Sans oublier les contre-indications pour les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes suivant un nouveau traitement, etc.

Comment pratiquer l’automédication sans risques ?

Pour limiter les risques et pratiquer l’automédication de façon responsable :

  • lisez systématiquement la notice ;
  • évitez de prendre des restes de traitements (antibiotiques ou autres) de votre propre initiative car les doses ne sont pas forcément pertinentes ;
  • échangez avec votre pharmacien et n’hésitez pas à lui poser toutes vos questions en cas de doute ;
  • évitez de demander à Google et privilégiez les sites officiels ou gouvernementaux ;
  • respectez toujours les doses maximales par jour ainsi que la durée du traitement conseillées par votre pharmacien ou indiquées dans la notice d'utilisation ;
  • informez votre pharmacien d’un changement de situation personnelle (enceinte, allaitement, nouveau traitement, etc.) pour vérifier tout problème d’incompatibilité ou d’interaction médicamenteuse nocive ;
  • Si après 5 jours, le problème persiste, retournez voir un professionnel de santé (pharmaciens, infirmier, sages-femmes, etc.) pour d’autres alternatives ou consultez votre médecin.

Au final, si elle est pratiquée de façon responsable, l’automédication contribue même à faire économiser à la Sécurité sociale 4,60 € pour chaque euro dépensé (étude de l’AESGP). Dans tous les cas, quelle que soit votre situation, demandez toujours conseils à votre pharmacien afin de préserver votre santé.

 

 

 

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