Nombre de pas parcourus, nombre de calories dépensées, qualité du sommeil… Vous êtes de plus en plus nombreux à prendre soin de vous grâce aux objets connectés. Les objets connectés font désormais partie de notre quotidien : décryptage de leur utilité au niveau médical.

Simples accessoires de bien-être...

Les premiers objets d’automesure connectés à des téléphones portables étaient utilisés par les sportifs américains pour améliorer leurs performances. Arrivés en France en 2006, ils sont devenus de véritables coachs du bien-être et de la performance sportive. Montres, balances, bracelets et autres objets du quotidien contrôlent votre poids, votre rythme cardiaque et même la qualité de votre sommeil ou de votre brossage de dents… Leur fonctionnement est très simple. Des capteurs prennent les mesures qui sont transmises par votre smartphone à des systèmes informatiques. Ces derniers les transforment en graphiques et courbes de progression. Ils peuvent même partager vos scores sur les réseaux sociaux, si vous le souhaitez !

Les objets connectés séduisent les femmes et les hommes de tout âge. Les cabinets d’études ont établi une fourchette entre 30 et 80 milliards d’objets connectés dans le monde en 2020. Ce succès s’explique par l’explosion de l’équipement en smartphones et en tablettes. Les objets connectés ne sont que la partie la plus visible et la plus ludique de la santé connectée. Pourtant, ils ont l’avantage de favoriser l’exercice physique et de sensibiliser à certains enjeux de santé publique, comme la lutte contre l’obésité. Ils améliorent ainsi la prévention de certaines maladies comme le diabète ou l’hypertension artérielle.

Mais attention aux risques de mauvaise interprétation des résultats. N’adoptez pas de comportements extrêmes en réponse à ces résultats, comme dans le cas d’un régime par exemple. Si besoin, consultez un médecin pour qu’il vous guide.

...Ou véritables dispositifs médicaux ?

Dans le cas où un objet connecté permet de suivre une maladie chronique (diabète, hypertension artérielle), il devient un dispositif de télémédecine. Il permet ainsi de suivre à distance des problèmes médicaux récurrents. Il doit ainsi respecter une réglementation plus stricte et passer par une série d’essais cliniques avant sa mise en vente. Grâce à lui, les données sont transmises plus régulièrement et plus souvent au médecin qui peut réagir plus rapidement en cas de problèmes. Cela permet aux patients de devenir plus autonomes vis-à-vis de leur maladie, d’espacer les visites médicales et d’éviter bon nombre de séjours inutiles à l’hôpital.

Permis de rêver

Le succès des objets connectés dans le suivi de certaines maladies chroniques pousse les chercheurs à trouver de nouvelles solutions pour améliorer la vie des patients et favoriser leur maintien à domicile.

Certains travaillent, par exemple, actuellement sur un projet de plateforme de suivi à domicile de plusieurs maladies. Parmi elles le cancer, le diabète et la maladie d’Alzheimer. Grâce à un système de capteurs, d’objets connectés et d’applications mobile, les médecins pourront anticiper les dégradations de l’état de santé des patients. Ces derniers pourront vivre le plus normalement possible chez eux, tout en étant surveillés à distance. Les consultations à distance pourraient aussi apporter des solutions dans les régions qui manquent de médecins.

Les chercheurs trouvent un autre avantage à cette nouvelle façon d’exercer la médecine avec des objets connectés. En effet, ils peuvent collecter des informations médicales objectives, nécessaires à leurs recherches, beaucoup plus rapidement qu’avec un questionnaire classique. Il leur faut en effet 2 à 3 ans pour récupérer l’ensemble des données de manière « classique ».

Des freins éthiques, sociaux et économiques

Cependant, le développement des objets connectés connaît quelques obstacles à son expansion. Un Français sur deux se demande en effet où vont les données collectées et considère la santé connectée comme une menace pour le secret médical. Le principal défi est donc de rassurer le public sur la sécurisation et l’utilisation des informations personnelles.

Et la loi est là pour nous protéger. En France, c’est la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) qui applique la loi de 1978 sur la protection des données personnelles. Là aussi les choses évoluent puisque « le droit à la portabilité» permet désormais de récupérer ses données et de les réutiliser à titre personnel.

La santé connectée ne fait pas non plus l’unanimité chez les médecins qui la considèrent comme une surcharge considérable de travail, non rémunérée. Mais les avancées sont aussi significatives dans le secteur de la médecine à distance. Ainsi, certains actes commencent à être remboursés et l’Assurance Maladie veut ouvrir, en 2018, une négociation plus globale à ce sujet.

Autre source d’inquiétude : les incertitudes sur la santé liées aux ondes, dont les objets connectés sont dépendants pour fonctionner. Des études sont menées mais les résultats se contredisent encore. Aucune certitude, que de l’inquiétude.

 

De nouvelles perspectives s’ouvrent donc pour le bien de notre santé grâce aux objets connectés, mais comme pour toute innovation, il faut un peu de temps avant d’en maîtriser tous les aspects.

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