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Assurance emprunteur : comment répartir vos quotités ?

Assurance emprunteur : comment répartir vos quotités ?

Pour un crédit immobilier, la souscription d'une assurance emprunteur n'est en théorie pas obligatoire. Mais en pratique, toutes les banques l'exigent. Et la souscription d’une assurance emprunteur par un couple implique le choix d’une quotité d’assurance. Comment déterminer la meilleure répartition pour votre financement immobilier ?

Qu'est-ce que la quotité d'assurance ?

La quotité correspond à la part de capital à garantir en cas de sinistre. Elle décrit la répartition de la couverture fournie par l’assureur. Par exemple, pour un couple faisant un emprunt de 200 000 € et choisissant une quotité de 50 % chacun, l’assurance couvre chaque emprunteur à hauteur de 100 000 €. Les remboursements de la compagnie d'assurance dépendront donc de ce pourcentage décidé au moment de l’adhésion.

Qui concerne-t-elle ?

La question des quotités doit se poser à partir du moment où un crédit est réparti sur plusieurs personnes. Si vous choisissez d'acheter un bien immobilier avec votre conjoint.e, par exemple, il vous faudra réfléchir à l'assurance correspondante. 

Comment choisir la bonne quotité d’assurance emprunteur ?

Les emprunts doivent être couverts au minimum à 100 %. Cependant libre à vous de répartir cette assurance de la manière dont vous le souhaitez. Il n’existe pas de répartition idéale absolue de la quotité, celle-ci varie en fonction de votre projet et de votre profil.

Si vous empruntez à deux, le principe est de répartir les 100 % sur les deux personnes, soit à 50-50, soit en fonction des revenus de chaque personne. Ainsi la personne ayant les plus gros revenus du foyer peut se couvrir à 70 % et l’autre à 30 %. Dans le cas du décès de la personne couverte à 70 %, la compagnie d’assurance remboursera 70 % du capital restant dû à la banque et le co-emprunteur n’aura à sa charge que les 30 % du capital restants.

De même que si l’un des deux exerce par exemple un métier à risques, il pourra se couvrir à 70 % car son profil sera considéré comme plus enclin aux accidents de la vie.
Pour déterminer correctement la répartition des quotités, il est donc impératif de se poser certaines questions :

  • Quels sont les revenus respectifs des deux emprunteurs ?
  • Si l'un des deux conjoints décède, quelle somme le conjoint survivant sera-t-il en mesure de rembourser sans les revenus de l'autre personne ?
  • Les revenus respectifs vont-ils évoluer à la hausse ou à la baisse ?
  • L'un des deux emprunteurs est-il dans une situation à risque (métier, maladie, etc.) ?

Pourquoi choisir l’assurance à 200 % ?

Le total des quotités doit faire au moins 100 % mais peut tout à fait dépasser ce plancher. Ainsi vous pouvez choisir une assurance à 100 % sur chaque emprunteur. C'est le cas le plus sûr si vous souhaitez emprunter à deux, mais aussi le plus coûteux. Dans ce cas, l'assurance prendra en charge la totalité du prêt en cas de décès d'un des deux emprunteurs.

Peut-on changer de quotité par la suite ?

Les conditions du contrat d'assurance emprunteur figurent dans l'offre de prêt immobilier de la banque et constituent une obligation contractuelle de l'emprunteur. Toute modification ultérieure nécessite donc l'accord de la banque, même si le contrat a été souscrit auprès d’une compagnie d'assurance extérieure.
Il est évident que celle-ci ne s'opposera pas à une augmentation des garanties. A contrario, il est probable qu'elle refuse toute réduction. Cette opération est beaucoup plus délicate puisqu'elle conduit à réduire la couverture de l’assuré. Les organismes financiers prêteurs y sont beaucoup moins enclins.

Quotités et parts : deux notions bien distinctes

Les quotités ne déterminent que le niveau de protection de chaque assuré. Elles n'ont aucune influence sur les parts dont vous vous portez acquéreur dans l'achat de votre bien immobilier.
Ainsi, quels que soient les aléas pouvant survenir durant la durée de votre crédit, et même si l'assurance emprunteur prend intégralement en charge vos remboursements, chaque co-emprunteur reste propriétaire à hauteur des parts définies dans l’acte notarié.

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