Le spasme coronarien aigu en détail
Souvent confondu avec une crise cardiaque classique, le spasme coronarien est une maladie du cœur particulière : les artères se contractent soudainement, ce qui bloque le passage du sang. Découvrez comment fonctionne cette baisse temporaire de l'apport en sang au muscle cardiaque, quels sont les examens médicaux nécessaires pour le détecter et comment le soigner pour éviter des problèmes de santé plus graves.
Publié le 10/04/2026
Qu’est-ce que le spasme coronarien aigu (SCA) ?
Un spasme coronarien ou maladie des artères du cœur, est une réduction transitoire de la taille des artères coronaires, c'est-à-dire les vaisseaux sanguins du cœur, générée par des dépôts de mauvais cholestérol (LDL) et de calcium (plaques d’athérome). Ces dépôts forment des plaques sur les parois internes des artères au cours d’un processus appelé athérosclérose. En résulte une quantité d’oxygène réduite. L’irrigation du myocarde est alors altérée, ce qui provoque des symptômes d’angine de poitrine.
Pourquoi avoir des spasmes au cœur ou à la poitrine ?
« Le spasme coronaire se développe suite à l'association d'une dysfonction endothéliale et d'une hyperréactivité des cellules musculaires lisses et de la paroi des artères coronaires dont les stimuli peuvent être multiples », précise le Professeur Gérard Helft, cardiologue. « Ces derniers peuvent être de plusieurs origines : médicamenteuses, pharmacologiques mais surtout toxiques avec en particulier le tabac et la prise de cocaïne. »
Les caractéristiques et les habitudes des patients peuvent être des facteurs causaux :
le tabac ;
le diabète ;
un taux élevé de cholestérol dans le sang (hypercholestérolémie) ;
une histoire familiale d’athérosclérose avant 60 ans ;
l’âge ;
la sédentarité ;
l’obésité ;
le stress.
Quels sont les symptômes d'un spasme coronarien ?
Les symptômes sont variables d’un patient à l’autre, mais sont souvent intenses et imprévisibles. Les douleurs et les signes cliniques les plus fréquents sont :
douleur à la poitrine (serrement, brûlement, pesanteur, etc.) ;
douleur dans la zone du cou, de la mâchoire, des épaules et du dos ;
de l’essoufflement, des nausées ou vomissements, des étourdissements ou une perte de connaissance.
La présentation clinique joue un rôle prépondérant. "Le patient fait état d'une douleur thoracique oppressante, parfois prolongée, de repos, particulièrement nocturne ou au petit matin, et pouvant être déclenchée par une hyperventilation", selon Gérard Helft. "Cette douleur a tendance à diminuer avec un traitement médical comportant des dérivés nitrés ou des inhibiteurs calciques ."
Comment faire le diagnostic ?
Les examens à effectuer pour faire un diagnostic :
un électrocardiogramme (ECG) (plus précis après une épreuve d’effort physique) ;
une coronarographie (pour vérifier les artères coronaires) ;
une prise de sang (pour vérifier le taux de cholestérol, la glycémie et l’uricémie).
Quel est le traitement pour le spasme coronarien ?
Le traitement a pour but de diminuer la fréquence et l’intensité des douleurs thoraciques, et d’éviter de nouveaux épisodes de spasmes. Il y a plusieurs traitements médicamenteux :
la prescription de dérivés nitrés sublinguaux lors des crises, en association avec des bêtabloquants ;
un traitement par inhibiteurs calciques comme la Nifédipine, le Diltiazem ou le Vérapamil ou avec d'autres vasodilatateurs tel le Nicorandil.
Comment prévenir et vivre avec ces troubles cardiaques ?
La prévention primaire (éviter le risque de spasme) ou secondaire (éviter un nouvel épisode de spasme) repose sur les mêmes préconisations : avoir un mode de vie sain, avec une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et un arrêt ou une diminution des pratiques à risque (tabagisme, consommation d’alcool immodérée, sédentarité, etc.).
Pour les patients ayant eu des spasmes coronariens, il est important de contrôler régulièrement la tension, le niveau de cholestérol, la glycémie, etc.
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Pour aller plus loin
Vos questions, nos réponses
Le saviez-vous ? Les angines de poitrine portent le nom scientifique d' «angor » et le spasme coronarien est également appelé «angor de Prinzmetal », du nom du cardiologue américain qui l'a découvert. Il est par ailleurs connu sous le nom d' «angor inversa».
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Ce sont ces fameuses grappes de globules qui forment des plaques à l'origine de l'arthrosclérose.