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LES PANNEAUX SANDWICH À ÂME ISOLANTE COMBUSTIBLE

Ces matériaux sont à éviter au maximum au profit d’isolants en laine minérale incombustible.

                                               Téléchargez notre fiche Repères : panneaux sandwich à âme isolante combustible

Les panneaux sandwich à âme isolante combustible
La présence de panneaux sandwich à âme combustible (mousses Polyuréthane (PU), Polyisocyanurate (PIR), Polystyrène (EPS ou XPS) et Phénolique (MPHEN) est un facteur significatif de nombreux sinistres importants. Ceux-ci facilitent la propagation rapide des incendies et rendent difficile l’extinction des feux par les sapeurs-pompiers (en l’absence de système automatique d’extinction). En effet, ces matériaux sont extrêmement combustibles et difficiles à éteindre du fait de leur position entre deux parements métalliques. La vitesse de propagation de l’incendie sur des bâtiments isolés en panneaux sandwich combustibles est de l’ordre de 5 000m² par heure !

En présence d’isolants combustibles certaines règles de prévention doivent impérativement être mises en place et respectées pour diminuer le risque d’incendie.

1ère règle de prévention : éviter le risque !
Dans la mesure du possible, privilégiez des panneaux à âme incombustible (composé par exemple, d'une isolation minérale type laine de verre/laine de roche). L’ancienne classification française de résistance au feu « classement M » classait ces panneaux en M0 (produit incombustible, n’alimente pas l’incendie). La nouvelle classification européenne (« Euroclasses ») classe ces panneaux en A1 ou A2 (non combustible).

Si on ne peut l’éviter, contrôler le risque !
Si l’utilisation de panneaux sandwich à âme isolante combustible (classe M1 à M4 ou classe B à F) est inévitable par rapport aux contraintes d’exploitation, les conditions spécifiées dans le document technique du Référentiel APSAD D14-A devront être scrupuleusement appliquées. Ce référentiel détaille les règles de pose à respecter ainsi que les précautions à prendre pour l’implantation d’équipements
(notamment électriques).
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Il est notamment nécessaire de respecter les recommandations suivantes :

DOMAINES RECOMMANDATIONS OBSERVATIONS
Montage
des panneaux à âme isolante combustible

Éviter les vides entre les panneaux.
Ne pas laisser l’isolant à nu.
Fixations traversantes à isoler.

Éviter l’effet cheminée.
Point de vulnérabilité du panneau. Le parement contribue à retarder la décomposition chimique de l’isolant.
Stabilité au feu
de la structure
Dispositif antichute.
Fixations non traversantes : prévoir en mesure compensatoire un dispositif antichute de parement.
Éviter que le parement exposé au feu ne tombe, laissant à nu les isolants.
Possibilité de se décoller sous l’effet de la chaleur.
Equipements fixés
sur les panneaux à âme isolante combustible
En règle générale, ne rien fixer sur les panneaux. Utiliser les fixations appropriées pour éviter les couples électrochimiques. Les fixations doivent être limitées à des charges selon les indications de l’Avis Technique ou à défaut selon les préconisations du fabricant.
Préserver la stabilité mécanique
et la résistance au feu du bâtiment.
Traversée
des panneaux à âme isolante combustible
À éviter au maximum : reboucher les espaces vides par de l’isolant. L’isolant doit être masqué par des joues incombustibles (collerettes). Ébavurer les percées.
Séparer les éléments du triangle du feu : combustible + oxygène + source d’échauffement.
Equipements
électriques
Les câbles de puissance ne doivent pas toucher les parements. Les câbles nus sont interdits. Câbles traversants en conduit non-propagateur de flamme (CR1).
Séparer les éléments du triangle du feu : combustible + oxygène + source d’échauffement.
Interrupteurs, coffrets, moteurs, etc.
Attention aux chocs et aux vibrations.
Éviter de porter le panneau
à la température de 80°C.
Dégivrage Privilégier l’air chaud pulsé.
Éviter de porter le panneau
à la température de 80°C.
Sorties de câble
L’isolant doit être masqué par des joues incombustibles (collerettes).
Éviter l’infiltration de gouttelettes
dans l’équipement électrique.
Coffrets, Prises, Câble
1 cm
Chauffe anormale jusqu’à enflammer les matériaux environnants. Dégradations pouvant également créer des étincelles (micro arcs électriques, courant électrique visible dans un milieu isolant) qui ne font pas nécessairement disjoncter le compteur et qui enflamment spontanément les câbles et les prises.
Boite de dérivation,
luminaires en applique sur panneau vertical
5 cm
Chemins de câbles,
luminaires sous plafond, armoire électrique
20 cm

 

Le contrôle des installations électriques

Il est primordial de procéder à la vérification annuelle des installations électriques par un bureau de contrôle agréé : vous serez ainsi assuré que circuits et matériels satisfont aux prescriptions réglementaires les concernant et ne présentent pas de dangers susceptibles d’engendrer un incendie ou une explosion.Tous les défauts signalés doivent faire l’objet de remise en état. Un certificat Q18 devra être délivré par le bureau de contrôle.


Contrôle des installations électriques par thermographie infrarouge

Afin de diminuer le risque d’incendie ayant pour origine un dysfonctionnement d’ordre électrique, nous vous engageons vivement à réaliser, annuellement ou après modification importante des installations électriques, un contrôle par thermographie infrarouge de ces dernières. Il doit être effectué conformément à la D19 de l’APSAD (Assemblée plénière des sociétés d'assurances dommages) par un opérateur qualifié.

Le but du contrôle thermographique infrarouge est double :
• déceler et rechercher les causes des échauffements anormaux et/ou les variations excessives d’échauffement qui pourraient entraîner notamment :
- une dégradation des matériels considérés ;
- un court-circuit ;
- un début d’incendie, notamment dans l’isolant combustible du bardage
double peau des murs du bâtiment.
• apporter les éléments de décisions permettant une intervention corrective et/ou préventive
adaptée sur les installations, équipements et/ou matériels ainsi identifiés.

Entretien des abords des bâtiments

Les stockages extérieurs de matériaux et marchandises combustibles peuvent, en cas d’incendie, propager très facilement le feu au bâtiment. Ce risque est considérablement accru par la présence dans les murs extérieurs d’isolant combustible.

Il est impératif de respecter les mesures suivantes :
• stocker les palettes, les palox, les cagettes, les emballages et autres combustibles du genre à plus de 10 mètres des bâtiments et ; en limiter la hauteur de stockage de manière à ne pouvoir atteindre un bâtiment en cas de chute liée à un incendie ;
• placer les bennes et autres containers à déchets combustibles à plus de 10 mètres des bâtiments ;
• débroussailler les pourtours des bâtiments, au moins deux fois par an, dans un rayon d’au moins 15 mètres autour des bâtiments ;
• ne pas installer de foyer de combustion, même temporaire, extérieur aux bâtiments.

Mise en oeuvre et vie des panneaux avec isolant en mousse plastique alvéolaire

Respecter les dispositions du document technique D14 A de l’APSAD lors de la mise en oeuvre de tels isolants. Dans la mesure du possible, ce genre de panneau doit être évité dans toute nouvelle construction.

Dans le cadre de travaux effectués sur ces panneaux, les mesures suivantes sont à mettre en place :
• prendre des précautions type « permis de feu » lors de la mise en oeuvre de ces panneaux ;
• limiter au maximum les percements pour passage de câbles et tuyauteries, les passer dans des fourreaux et les étancher avec un produit incombustible ;
• ne pas laisser de polyuréthane à découvert lors des découpes ;
• l’utilisation de mousse injectée sur place est à prohiber, car laissant des lames d’air dans les panneaux (elles favorisent la propagation verticale rapide).


Travaux par points chauds – Permis de feu

Les travaux par points chauds (découpe, soudage, meulage etc ...) représentent une source de démarrage d’incendie : elles doivent donc être effectuées hors des ateliers réservés à cet effet et donner lieu à l’établissement d’un Permis de Feu par le Chef d’Entreprise ou son représentant qualifié. Il s’agit d’un document rédigé par le maître d'ouvrage qui identifie les risques d'incendie lors de travaux par point chaud.

L’autorisation de travail ne doit être accordée qu’après avoir pris au minimum les précautions suivantes :
• nettoyage des sols et éloignement des combustibles à 10 mètres au moins ;
• si impossibilité d’enlever les matières combustibles, les recouvrir d’une bâche incombustible ;
• se munir d’extincteurs adéquats et de Robinet d’Incendie Armé (RIA) s’ils existent à proximité ;
• effectuer une surveillance pendant au moins deux heures après la fin des travaux pour détecter et éteindre d’éventuels débuts d’incendie.

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