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Funérailles : les différentes cérémonies

Si, lors d’un décès, le défunt n’a pas laissé ses volontés par écrit, le choix de la cérémonie des funérailles est du ressort de la personne qui les organise. Qu’elles soient laïques ou religieuses, qu’il y ait inhumation ou crémation, les funérailles sont un moment important et indispensable pour ceux qui restent. Mieux comprendre les différentes cérémonies...

Funérailles  : ce qu'il faut retenir

  • Selon le baromètre 2024 de la Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire, 46 % des Français privilégient une cérémonie laïque.
  • Le conseiller funéraire accompagne la famille dans le choix du type de cérémonie et la personnalisation du dernier hommage.
  • Le maître de cérémonie orchestre le déroulement des obsèques, des prises de parole jusqu'au départ du convoi.
  • La chambre funéraire ou la salle de cérémonie accueille le recueillement avant la mise en bière du défunt.

Quelle est la différence entre les obsèques et les funérailles ?

Dans le langage courant, les deux mots sont employés sans distinction, mais une nuance existe. Les obsèques renvoient surtout aux démarches administratives et organisationnelles qui suivent un décès, comme le choix du cercueil, la déclaration en mairie ou la réservation d'un lieu.

 

Les funérailles, elles, désignent plutôt l'ensemble des rites et de la cérémonie rendant hommage au défunt, une notion plus ancienne et chargée de sens symbolique. Ce terme englobe la dimension spirituelle ou culturelle de l'adieu, qu'il se déroule dans un lieu de culte ou lors d'une cérémonie civile.

Comment se passe une cérémonie funéraire ?

Avant toute chose, le corps du défunt est présenté aux proches, soit sur une table réfrigérée, soit déjà installé dans le cercueil selon les souhaits de la famille. Cette étape importante précède la fermeture définitive du cercueil et ouvre la voie au convoi funéraire.

 

Le lieu choisi dépend ensuite directement de la nature de la cérémonie. Une église, une mosquée ou une synagogue accueille les rites religieux, tandis qu'une salle du crématorium ou du funérarium sert de cadre aux hommages civils.

 

Quelle que soit la confession ou l'absence de croyance, la cérémonie se clôture généralement par le départ du cortège vers le cimetière ou le crématorium.

La cérémonie civile ou laïque

Ne suivant pas de modèle établi, la cérémonie civile, ou laïque, laisse le choix à la famille d’organiser son dernier hommage au défunt. Les Français choisissent de plus en plus cette approche contemporaine qui, sans obéir à un ordre établi, répond cependant au besoin de rituels qui permettent de mieux faire face à un événement grave tel que la disparition d’un proche.

 

Généralement, lecture est faite par une personne de l’organisme funéraire ou par les proches, de textes, poèmes ou discours. La musique préférée du défunt, un film ou des photos peuvent aussi être diffusés. Un livre d’or est souvent laissé à la disposition des personnes présentes pour laisser leurs témoignages qui seront recueillis par la famille.

 

Toutes ces manifestations sont des moments forts qui permettent de réunir la famille et les proches autour de ce qui représente la personne disparue pour ensuite pouvoir mieux faire son deuil.

La cérémonie religieuse

La cérémonie religieuse applique les rites et la tradition établis par la religion pratiquée par le défunt.

Rites et cérémonies catholiques

L’inhumation (ou la crémation) est toujours précédée d’une messe servie par un prêtre ou son représentant. À l’Église, les proches interviennent également pour rendre un hommage à la personne disparue, moment pendant lequel des prières et des chants – choisis en concertation avec le prêtre - sont prononcés par les personnes présentes.

 

Dans la mesure du possible, les proches veillent le défunt pendant 3 jours avant l’inhumation.

  • En cas d’inhumation, le prêtre accompagne la procession au cimetière et bénit le défunt. La religion catholique n’impose aucune règle quant au monument funéraire qui est laissé au libre choix de la famille.
  • En cas de crémation, la seule contrainte imposée par le rite catholique est la non-dispersion des cendres.

Rites et cérémonies protestants

L’inhumation comme la crémation sont précédées d’une cérémonie au Temple ou au centre funéraire. Il n'y a pas de prière pour le repos de l’âme du défunt - qui passe entre les mains de Dieu - mais la lecture de certains passages de la Bible mettant en valeur la vie éternelle et la résurrection. La famille choisit les textes, y compris des textes laïcs, les chants. Un proche du défunt peut remplacer le pasteur et célébrer la cérémonie.

  • En cas d’inhumation, le pasteur accompagne le défunt jusqu’au cimetière ou il lit un verset de la Bible et des prières. La mise en terre est simple et le dépôt de fleurs n’est pas systématique. En guise d’adieu, les proches jettent souvent une poignée de terre sur le cercueil. Il n’y a pas de veillée funèbre.
  • En cas de crémation, plus fréquente que chez les catholiques, la dispersion des cendres est admise.

Rites et cérémonies juives

Après le décès, une toilette purificatrice est effectuée selon un rite très strict ponctué par des psaumes. Ensuite commence une veillée funèbre tenue par la famille jusqu'à l'inhumation, on allume une bougie, symbole de l’immortalité de l’âme.

 

L’inhumation doit être faite dans les 24 heures suivant le décès, le défunt est mis en bière, la tête posée sur un petit sac contenant de la terre d’Israël.

Il n’y a pas de cérémonie à la Synagogue et le rabbin fait son oraison funèbre et la prière des morts au cimetière où les fleurs et couronnes ne sont pas admises.

 

La religion juive applique des règles très strictes tant au moment du décès que pour l’inhumation et la période de deuil. Elle n’autorise ni la crémation, ni le don d’organe.

Rites et cérémonies musulmanes

Les musulmans appliquent également des règles très strictes au moment du décès. La toilette purificatrice est effectuée suivant un rite très précis, le visage du défunt tourné vers la Mecque.

 

Il n’y a pas de cérémonie à la Mosquée et l’inhumation doit être faite dans les 24 heures suivant le décès. L’Imam accompagne le cortège jusqu’au cimetière où il célèbre la prière funèbre.

 

Les musulmans ensevelissent leurs morts à même la terre mais cette pratique étant interdite en France, un cercueil simple est généralement utilisé et la tombe, d’aspect très simple, sans fioriture, est située dans le carré musulman du cimetière.

 

La religion musulmane est très stricte pendant toutes les étapes des funérailles, elle interdit l’incinération et le don d’organes.

L'inhumation

L’inhumation, ou mise en terre du défunt, nécessite en amont des démarches administratives, que la cérémonie soit laïque ou religieuse. Elle doit avoir lieu, au plus tôt, 24 heures et, au plus tard, 6 jours après le décès (dimanches et jours fériés non comptés).

L’inhumation au cimetière

L’autorisation d’inhumation dans un cimetière est accordée par le Maire de la commune. Pour être enterré dans une commune, il faut :

  • y être décédé, ou bien ;
  • y être domicilié ;
  • y avoir une sépulture familiale ;
  • y être inscrit sur les listes électorales (pour les français établis hors de France).

     

     

     

La personne chargée des obsèques doit présenter un certificat de décès et un permis d’inhumer. Il faut par ailleurs posséder une concession dans le cimetière.

 

L’aménagement de la sépulture est laissé au choix de l’organisateur des obsèques ou du défunt s’il a exprimé des volontés, dans le respect du règlement du cimetière.

L’inhumation dans une propriété privée

Cette démarche, rare, est autorisée sous certaines conditions, notamment, l’autorisation préfectorale ainsi que les conditions géologiques de la propriété et son éloignement des autres habitations.

La crémation

Comme l’inhumation, la crémation, ou réduction d’un corps en cendres, doit être effectuée au plus tôt, 24 heures et, au plus tard, 6 jours après le décès (dimanches et jours fériés non comptés). Elle nécessite des autorisations administratives, notamment celle du Maire de la commune où a eu lieu le décès.

 

Selon le choix du défunt, ou de la famille s’il n’a pas exprimé de volontés à ce sujet, les cendres recueillies dans une urne après la crémation peuvent être :

  • inhumées dans une sépulture ;
  • scellées sur un monument funéraire ;
  • déposées dans un columbarium, monument destiné à recevoir les urnes funéraires ;
  • dispersées dans le jardin du souvenir (espace réservé dans les cimetières) ;
  • dispersées en pleine nature sous la condition d’une déclaration à la Mairie de naissance du défunt mentionnant le lieu de dispersion des cendres et que la dispersion ne s’effectue pas dans un lieu public, y compris les fleuves et les rivières.

     

     

     

Depuis décembre 2008, la conservation d’une urne funéraire dans une propriété privée n’est plus autorisée, de même, le partage des cendres entre différents membres de la famille est interdit, au nom du respect de la personne humaine.

Assurance obsèques

Les obsèques sont toujours un moment difficile pour les proches. Prévoir vos obsèques à l'avance c'est soulager vos proches et l'assurance que vos souhaits seront respectés. 
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Les obligations de la famille

  • Toute personne qui ne respecte pas les volontés du défunt lors de ses funérailles encourt 6 mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende,

  • Les enfants ont l'obligation de payer les frais funéraires de leurs parents même s’ils ont refusé la succession. Si les biens des parents ne suffisent pas à régler les obsèques, les enfants doivent les prendre en charge en proportion à leurs revenus.

  • Si le décès à lieu dans un établissement de soins, la famille doit venir chercher le corps dans les 10 jours qui suivent le décès. Si la famille ne s’est pas manifestée, l’établissement doit procéder à l'inhumation dans les 2 jours suivants, à ses frais si le défunt n’avait pas de ressources suffisantes.

Nous répondons à vos questions 

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Organiser ce dernier hommage commence par le choix d'une entreprise de pompes funèbres, qui accompagne la famille dans chaque démarche et coordonne les intervenants : cimetière, lieu de culte, fleuriste ou crématorium. Si le défunt avait souscrit un contrat obsèques faites appel à l'entreprise indiquée dans ce contrat. 

 

Donner du sens à cet adieu passe aussi par des gestes symboliques choisis avec soin. Un registre de condoléances permet de recueillir les mots des proches, tandis que la diffusion de photos ou d'une musique appréciée du défunt personnalise ce temps fort du recueillement.

 

Les compositions florales méritent également d'être pensées à l'avance, qu'elles ornent le cercueil ou accompagnent le cortège. Avant cette séparation définitive, certaines familles prévoient la lecture d'un texte par un proche plutôt que par le maître de cérémonie, pour une touche plus intime.

Deux grandes familles de contrats permettent de faire face au coût des funérailles, estimé entre 2 500 et 4 500 euros en moyenne selon la Confédération des pompes funèbres et de la marbrerie.

  • L'assurance obsèques est la solution la plus complète : elle finance directement les funérailles et peut inclure l'organisation des cérémonies selon les volontés du défunt ;
  • L'assurance décès constitue une alternative : au moment du sinistre, un capital est versé aux bénéficiaires désignés, à charge pour eux d'assumer les frais funéraires. Contrairement au contrat obsèques, aucune prestation d'organisation n'est prévue.

Chez Generali, il est possible de souscrire l'un ou l'autre de ces contrats sans questionnaire médical, dans la limite d'un capital de 15 000 euros, à condition d'avoir moins de 80 ans. Les cotisations peuvent être réglées à vie ou sur une période temporaire d'au moins 10 ans.

Pour obtenir un devis personnalisé pour le contrat Generali Obsèques, nous vous invitons à remplir une demande de rappel téléphonique afin qu'un conseiller Generali prenne contact avec vous. Il saura répondre à vos questions et vous proposer une solution correspondant à vos besoins.

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