Si, lors d’un décès, le défunt n’a pas laissé ses volontés par écrit, le choix de la cérémonie des funérailles est du ressort de la personne qui les organise. Qu’elles soient laïques ou religieuses, qu’il y ait inhumation ou crémation, les funérailles sont un moment important et indispensable pour ceux qui restent. Mieux comprendre les différentes cérémonies...

Cérémonie civile ou cérémonie religieuse

La cérémonie civile

Ne suivant pas de modèle établi, la cérémonie civile, ou laïque, laisse le choix à la famille d’organiser son dernier hommage au défunt. Les français choisissent de plus en plus cette approche contemporaine qui, sans obéir à un ordre établi, répond cependant au besoin de rituels qui permettent de mieux faire face à un événement grave tel que la disparition d’un proche.
Généralement, lecture est faite par une personne de l’organisme funéraire ou par les proches, de textes, poèmes ou discours. La musique préférée du défunt, un film ou des photos peuvent aussi être diffusés. Un livre d’or est souvent laissé à la disposition des personnes présentes pour laisser leurs témoignages qui seront recueillis par la famille.
Toutes ces manifestations sont des moments forts qui permettent de réunir la famille et les proches autour de ce qui représente la personne disparue pour ensuite pouvoir mieux faire son deuil.

La cérémonie religieuse

La cérémonie religieuse applique les rites et la tradition établis par la religion pratiquée par le défunt.

  • Rites et cérémonies catholiques

L’inhumation (ou la crémation) est toujours précédée d’une messe servie par un prêtre ou son représentant. A l’Église, les proches interviennent également pour rendre un hommage à la personne disparue, moment pendant lequel des prières et des chants – choisis en concertation avec le prêtre - sont prononcés par les personnes présentes.
Dans la mesure du possible, les proches veillent le défunt pendant 3 jours avant l’inhumation.
- En cas d’inhumation, le prêtre accompagne la procession au cimetière et bénit le défunt. La religion catholique n’impose aucune règle quant au monument funéraire qui est laissé au libre choix de la famille.
- En cas de crémation, la seule contrainte imposée par le rite catholique est la non-dispersion des cendres.

  • Rites et cérémonies protestants

L’inhumation comme la crémation sont précédées d’une cérémonie au Temple ou au centre funéraire. Il n'y a pas de prière pour le repos de l’âme du défunt - qui passe entre les mains de Dieu - mais la lecture de certains passages de la Bible mettant en valeur la vie éternelle et la résurrection. La famille choisit les textes, y compris des textes laïcs, les chants. Un proche du défunt peut remplacer le pasteur et célébrer la cérémonie.
- En cas d’inhumation, le pasteur accompagne le défunt jusqu’au cimetière ou il lit un verset de la Bible et des prières. La mise en terre est simple et le dépôt de fleurs n’est pas systématique. En guise d’adieu, les proches jettent souvent une poignée de terre sur le cercueil. Il n’y a pas de veillée funèbre.
- En cas de crémation, plus fréquente que chez les catholiques, la dispersion des cendres est admise.

  • Rites et cérémonies juives

Après le décès, une toilette purificatrice est effectuée selon un rite très strict ponctué par des psaumes. Ensuite commence une veillée funèbre tenue par la famille jusqu'à l'inhumation, on allume une bougie, symbole de l’immortalité de l’âme.
L’inhumation doit être faite dans les 24 heures suivant le décès, le défunt est mis en bière, la tête posée sur un petit sac contenant de la terre d’Israël.
Il n’y a pas de cérémonie à la Synagogue et le rabbin fait son oraison funèbre et la prière des morts au cimetière où les fleurs et couronnes ne sont pas admises.
La religion juive applique des règles très strictes tant au moment du décès que pour l’inhumation et la période de deuil. Elle n’autorise ni la crémation, ni le don d’organe.

  • Rites et cérémonies musulmanes

Les musulmans appliquent également des règles très strictes au moment du décès. La toilette purificatrice est effectuée suivant un rite très précis, le visage du défunt tourné vers la Mecque.
Il n’y a pas de cérémonie à la Mosquée et l’inhumation doit être faite dans les 24 heures suivant le décès. L’Imam accompagne le cortège jusqu’au cimetière où il célèbre la prière funèbre.
Les musulmans ensevelissent leurs morts à même la terre mais cette pratique étant interdite en France, un cercueil simple est généralement utilisé et la tombe, d’aspect très simple, sans fioriture, est située dans le carré musulman du cimetière.
La religion musulmane est très stricte pendant toutes les étapes des funérailles, elle interdit l’incinération et le don d’organes.

L'inhumation

L’inhumation, ou mise en terre du défunt, nécessite en amont des démarches administratives, que la cérémonie soit laïque ou religieuse. Elle doit avoir lieu, au plus tôt, 24 heures et, au plus tard, 6 jours après le décès (dimanches et jours fériés non comptés).

  • L’inhumation au cimetière

L’autorisation d’inhumation dans un cimetière est accordée par le Maire de la commune. Pour être enterré dans une commune, il faut :
- Y être décédé, ou bien
- Y être domicilié
- Y avoir une sépulture familiale
- Y être inscrit sur les listes électorales (pour les français établis hors de France)

La personne chargée des obsèques doit présenter un certificat de décès et un permis d’inhumer. Il faut par ailleurs posséder une concession dans le cimetière.
L’aménagement de la sépulture est laissé au choix de l’organisateur des obsèques ou du défunt s’il a exprimé des volontés, dans le respect du règlement du cimetière.

  • L’inhumation dans une propriété privée

Cette démarche, rare, est autorisée sous certaines conditions, notamment, l’autorisation préfectorale ainsi que les conditions géologiques de la propriété et son éloignement des autres habitations.

La crémation

Comme l’inhumation, la crémation, ou réduction d’un corps en cendres, doit être effectuée au plus tôt, 24 heures et, au plus tard, 6 jours après le décès (dimanches et jours fériés non comptés). Elle nécessite des autorisations administratives, notamment celle du Maire de la commune où a eu lieu le décès.

Selon le choix du défunt, ou de la famille s’il n’a pas exprimé de volontés à ce sujet, les cendres recueillies dans une urne après la crémation peuvent être :
- Inhumées dans une sépulture
- Scellées sur un monument funéraire
- Déposées dans un columbarium, monument destiné à recevoir les urnes funéraires,
- Dispersées dans le jardin du souvenir (espace réservé dans les cimetières)
- Dispersées en pleine nature sous la condition d’une déclaration à la Mairie de naissance du défunt mentionnant le lieu de dispersion des cendres et que la dispersion ne s’effectue pas dans un lieu public, y compris les fleuves et les rivières.

Depuis décembre 2008, la conservation d’une urne funéraire dans une propriété privée n’est plus autorisée, de même, le partage des cendres entre différents membres de la famille est interdit, au nom du respect de la personne humaine.

Les obligations de la famille

  • Toute personne qui ne respecte pas les volontés du défunt lors de ses funérailles encourt 6 mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende,
  • Les enfants ont obligation envers leurs parents, y compris lors de leurs obsèques, même s’ils ont refusé la succession. Si les biens des parents ne suffisent pas à régler les obsèques, les enfants doivent les prendre en charge en proportion à leurs revenus.
  • Si le décès à lieu dans un établissement de soins, la famille doit venir chercher le corps dans les 10 jours qui suivent le décès. Si la famille ne s’est pas manifestée, l’établissement doit procéder à l'inhumation dans les 2 jours suivants, à ses frais si le défunt n’avait pas de ressources suffisantes.

La perte d’un être cher est un moment difficile mais, pour autant, les frais financiers ainsi que l’organisation des funérailles ne sont pas toujours assumés par ceux qui restent.
Êtes-vous sûr que vos enfants et vos proches pourraient prendre en charge vos funérailles ?  Êtes-vous sûr qu’elles seraient organisées comme vous l’auriez souhaité ?
 

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