Pierre angulaire de toute création ou modification majeure d’une entreprise, la réalisation d’un business plan ne doit rien laisser au hasard, tant son rôle en vue d’une levée de fonds ou de la recherche de partenaires est crucial. Mode d’emploi et check-list pour bien démarrer.

Une déclaration d’intention : la « photographie » de votre futur

Votre projet détaillé par le menu

Vous vous apprêtez à reprendre une entreprise A monter une start-up autour d’un produit innovant ? A diversifier votre activité en lançant un nouveau service ? Ou vous souhaitez simplement évaluer le potentiel d’une idée ?

Aligner trois chiffres sur une feuille de papier ne suffit pas. Vous pourrez difficilement faire l’économie d’un business plan, même si vous souhaitez vous lancer seul, sans autre financement que vos propres deniers. Moitié exercice de style, moitié figure imposée, le business plan détaille toutes les composantes économiques et financières d’un projet entrepreneurial.

De la description du produit aux perspectives à moyen terme, il raconte par le menu une histoire en devenir. Conçu pour convaincre les autres (banquiers, investisseurs, partenaires potentiels), il a aussi et surtout une autre mission : donner à son auteur une vision réaliste de son projet. Si vous jouez le jeu d’un business plan abouti, vous augmenterez vos chances de succès en vous posant les bonnes questions, en cherchant les meilleures réponses, détectant ainsi les forces, mais aussi les faiblesses de vos intentions… avant de passer à l’action.

Un indispensable devoir d’objectivité

Quelle structure choisir ? Quelle place accorder au texte et aux éléments chiffrés ? Par quoi commencer ? Comment conclure ?

Un business plan n’a rien d’une œuvre littéraire. C’est un document de travail, une base solide et structurée destinée à placer son auteur sur de bons rails.

Évolutif, il permet de visualiser plus facilement d’éventuelles pistes d’amélioration.

Pérenne, il accompagne l’entrepreneur bien au-delà de la phase projet, l’incitant à infléchir le cap lorsque la réalité s’éloigne des prévisions théoriques qu’il contient. Concrètement, ce document de plusieurs dizaines de pages ne doit rien laisser au hasard. Compte tenu des enjeux, l’objectivité et la transparence sont de mise.

Il se divise en deux grandes parties :

  • les données économiques d’une part : présentation du projet, de l’équipe, des perspectives commerciales ou encore de la stratégie marketing envisagée
  • l’analyse financière.

Pour séduire et convaincre vos partenaires, une synthèse de quelques feuillets maximum est plus que conseillée, présentant les éléments clés et leur permettant de se faire rapidement une idée de votre projet et de sa viabilité.

Que vous recherchiez des associés, un emprunt bancaire ou l’aide d’une collectivité, c’est votre business plan et rien d’autre qui parlera pour vous. Sur le fond, mais aussi sur la forme : une présentation dynamique et attractive est toujours utile, mais il reste préférable de miser sur la sobriété et la justesse des analyses plutôt que sur des phrases-chocs et des effets de manche.

Les éléments qui doivent absolument y figurer

​Quoi, comment, avec qui et pour qui ? Savoir décrire votre aventure entrepreneuriale

Pertinence de l’offre, profil des hommes, politique commerciale… l’étude économique présente le projet et en démontre la cohérence. Elle précise le montage juridique et détaille l’ensemble des moyens mis en œuvre et des ressources à mobiliser.

Elle inclut :

  • une étude de marché : caractéristiques et évolution du secteur d’activité (données objectives à l’appui), forces en présence, aspects réglementaires, besoins de la clientèle auxquels la solution proposée entend répondre,
  • la présentation de l’offre (description, prototypes, titres de propriété intellectuelle inclus),
  • la stratégie marketing : positionnement choisi, valeur ajoutée par rapport à la concurrence et clientèle ciblée (particuliers ou entreprises, tranche d’âge, niveau de revenu, caractéristiques communes…), plan de communication,
  • la stratégie commerciale : prix de revient et de vente, marges, circuits de distribution,
  • la présentation du dirigeant, de son équipe et de tous les acteurs importants dont il compte s’entourer, en insistant sur la complémentarité des compétences et leur adéquation avec le projet,
  • la présentation des locaux et de leurs caractéristiques,
  • les besoins nécessaires à la concrétisation du projet : investissements, achats de matériel, constitution du stock, recrutements à prévoir et partenariats indispensables (fournisseurs et sous-traitants stratégiques, rapprochement avec une enseigne ou encore contrats commerciaux),
  • le financement envisagé,
  • la nature de la société et le régime fiscal choisi.

Obtenir les moyens d’agir : le volet financier

L’étude financière décrit le devenir du projet, en général sur une période de trois ans. Elle comprend au minimum :

  • un bilan prévisionnel détaillant l’actif (ce que possède l’entreprise) et le passif (les ressources à disposition appartenant à des tiers),
  • un compte de résultat prévisionnel sur trois exercices décrivant l’ensemble des produits et charges,
  • le plan de financement initial, puis en année N+1, N+2 et N+3
  • le budget de trésorerie (prévisions mensuelles des entrées/sorties),
  • et, si nécessaire, d’autres tableaux : besoin en fonds de roulement, capacité d’autofinancement, ratios financiers, etc.

Consulter le CCI Business Builder à propos du business plan

Consulter le site de l'Agence France Entrepreneur

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