Vous êtes demandeur d'emploi, vous bénéficiez de certains minima sociaux et vous voulez créer votre entreprise. Vous pouvez solliciter l'aide de l'Adie, une association solidaire reconnue d'utilité publique, pour vous accompagner dans le montage de votre société. Son objectif est justement d'aider et de financer les microentrepreneurs qui n'ont pas accès aux crédits bancaires traditionnels.

Qu'est-ce que le microcrédit ?

Naissance et définition
Le microcrédit a été créé dans les années 1970 au Bangladesh par le professeur Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix en 2006. L'objectif était de permettre aux femmes pauvres de son pays de développer de petites activités lucratives.
Le microcrédit constitue aujourd'hui un nouveau modèle économique qui ne s'adresse pas qu'aux pays les plus pauvres. Il vise toutes les personnes les plus démunies, celles qui se situent en bas de l'échelle sociale, mais qui veulent créer leur propre entreprise.

 

La différence avec un prêt classique
Le microcrédit s'adresse en priorité aux individus exclus du système bancaire qui veulent créer leur propre entreprise. Ces personnes sont en général des chômeurs et des travailleurs pauvres qui ne peuvent prétendre à un crédit classique.
Comme son nom l'indique, le microcrédit ne concerne que des petites sommes qui dépassent rarement 10 000 €. Tout comme un prêt classique, l'emprunteur rembourse son prêt avec un taux d'intérêt souvent équivalent aux autres banques. Dans la pratique, le microcrédit permet au bénéficiaire d'obtenir le même prêt que les banques classiques lui ont toujours refusé à cause de sa précarité.
 

Le soutien apporté par l'Adie aux microentrepreneurs

Adie signifie « Association pour le droit à l'initiative économique ». Elle a été fondée en 1989 par Maria Nowak, économiste spécialisée dans le microcrédit, et a été reconnue d'utilité publique.
Différents établissements bancaires peuvent proposer des microcrédits à leurs clients. L'Adie est l'un des interlocuteurs privilégiés des personnes recherchant ce type de financement.
 
 
Les missions de l'ADIE
  • Financer les microentrepreneurs qui n'ont pas accès au crédit bancaire. L'Adie s'adresse en particulier aux chômeurs et aux bénéficiaires des minima sociaux.
  • Accompagner les microentrepreneurs avant, pendant et après la création de leur entreprise. L'objectif étant de pérenniser l'activité de leur société.
  • Participer à l'amélioration de l'environnement institutionnel du microcrédit et de la création d'entreprise.
 
L'Adie accorde des microcrédits en fonction de 3 critères principaux
  • La personnalité du porteur de projet: l'association s'intéresse en particulier à sa motivation, ses compétences et son expérience.
  • Le projet en lui-même: l'Adie vérifie le lieu d'implantation de la future entreprise, le potentiel de clientèle, le chiffre d'affaires prévisionnel,etc.
  • La capacité de remboursement de l'entrepreneur: l'Adie calcule le montant des échéances en fonction des revenus dégagés par l'emprunteur, mais sans jamais le placer dans une situation financièrement délicate.
Au final, le microcrédit est accordé après délibération de différents intervenants :
  • Le directeur régional de l'Adie
  • Plusieurs conseillers Adie
  • Des bénévoles de l'association
  • Des acteurs du monde économique local

 

Les partenaires de l'Adie
De nombreux acteurs publics (Europe, État, collectivités locales, institutions) accompagnent l'Adie en proposant des subventions ou en jouant un rôle de prescripteur.
Parmi tous ces partenaires, on peut citer :
  • L'Agence française de développement (AFD)
  • L'Agence nationale des services à la personne (ANSP)
  • La Caisse des dépôts (CDC)
  • Pôle Emploi
  • Le ministère de la Jeunesse et des Solidarité actives
  • L'Union européenne
  • Le Régime social des indépendants (RSI), etc....

Le montant des prêts accordés

L'Adie propose des plans de financement pouvant aller jusqu'à 11 000 €. Concrètement, l'association peut accorder un microcrédit de 6 000 €. Celui-ci sera complété selon les régions par un prêt d'honneur, une aide de l'État, de la Région, du département, etc. Ces prêts concernent autant la création que le développement de la microentreprise.
Le remboursement peut être étalé sur 30 mois, l'objectif étant de permettre à l'emprunteur de rembourser rapidement des échéances peu élevées.
Des aménagements peuvent être mis en place en cas de difficulté de paiement.
A noter qu'une caution est obligatoire pour l'obtention d'un prêt. L'Adie demande à l'emprunteur de trouver une personne se portant garante du prêt à rembourser à hauteur de 50 %.
 
Les services d'accompagnement
Parallèlement à la délivrance du prêt, l'Adie s'engage véritablement aux côtés du créateur d'entreprise. L'association accompagne l'emprunteur dès le départ en vérifiant la viabilité de son projet en même après son lancement. Cet accompagnement est assuré gratuitement par les personnels permanents de l'Adie. Il peut concerner tout autant :
  • La mise en place de la comptabilité
  • L'assistance dans les démarches administratives
  • Le développement commercial de l'activité, etc...

Les autres aides

Créajeunes : un programme dédié aux jeunes
Ce programme a été lancé en 2007 pour aider les jeunes à entrer dans le monde du travail. Il s'agit d'un parcours de formation proposé gratuitement aux jeunes de 18 à 32 ans. Il est composé de différents modules collectifs axés sur le fonctionnement des entreprises qui durent entre 2 et 4 mois. Puis un accompagnement individuel est mis en place pour soutenir le porteur de projet.
Créajeunes permet aux jeunes d'accéder à un microcrédit et à une prime de 1 000 €.
Plus de 1000 personnes ont bénéficié des avantages de ce programme depuis sa création.

 

Isomir : un programme dédié au monde rural
L'Adie a signé un partenariat avec la Fédération nationale des coopératives d'utilisation de matériels agricoles (FNCUMA) en 2008 afin de soutenir l'industrialisation solidaire en milieu rural. Le programme Isomir étudie la manière d'améliorer la rentabilité des petites exploitations, notamment en permettant aux exploitants de transformer eux-mêmes leur production. Par exemple, un éleveur de poulets pourrait procéder à leur abattage, un éleveur de cochons pourrait découper lui-même la viande, créer une conserverie, etc...
Concrètement, Isomir propose aux exploitants agricoles de disposer de petits ateliers de production modulaires, type Algeco. L'Adie a créé en 2010 un fonds d'investissement permettant de financer ces équipements ainsi que la formation pour leur utilisation.
Pour en savoir plus

 

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Mis en ligne le 14/12/2011

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