Divorce, garde d’enfants, pension alimentaire, succession… Vous êtes en situation de conflit avec votre conjoint, vos parents ou vos enfants ? Pour éviter une procédure judiciaire, il peut être utile de recourir aux services d’un médiateur familial. Tiers impartial, indépendant et qualifié, il tentera de restaurer la communication et de trouver une solution amiable au conflit qui vous oppose.

La médiation familiale, c’est quoi ?

Née aux États-Unis, la médiation familiale apparaît en France à la fin des années 1980. D’abord considérée comme un processus de gestion des conflits familiaux liés au divorce et à la séparation, la médiation familiale est aujourd’hui plus largement utilisée pour restaurer le dialogue au sein de la famille.

En 2002, le Conseil National Consultatif de la Médiation Familiale adopte la définition officielle suivante : « processus de construction ou de reconstruction du lien familial axé sur l’autonomie et la responsabilité dans lequel un tiers impartial, indépendant, qualifié et sans pouvoir de décision – le médiateur familial – favorise, à travers l’organisation d’entretiens confidentiels, leur communication, la gestion de leur conflit dans le domaine familial entendu dans sa diversité et dans son évolution ».
 

Qui peut être concerné ?

Globalement, la médiation familiale peut concerner toute personne en situation de rupture des liens familiaux. Par exemple :

  • les couples (mariés, pacsés ou concubins) en situation de rupture,
    qu’il s’agisse d’un divorce ou d’une séparation,
  • les grands-parents souhaitant conserver des liens avec leurs petits enfants,
  • les frères et sœurs qui doivent régler une succession conflictuelle,
  • les jeunes adultes en conflit avec leurs parents.
     

Quel rôle pour le médiateur ?

Les médiateurs familiaux sont des professionnels qualifiés, titulaires d’un diplôme d’État créé en 2003. En tant que modérateurs, ils proposent aux familles un espace et un temps d'accompagnement pour :

  • favoriser une atmosphère positive de discussions,
  • prendre de la distance par rapport à des événements familiaux,
  • réfléchir ensemble à la construction de l'avenir,
  • travailler à une meilleure communication familiale,
  • permettre la conclusion d'accords adaptés aux besoins de chacun.
     

Les modalités

Quel déroulement ?

Une médiation peut être initiée à tout moment par un membre de la famille ou conseillée / ordonnée par un juge en cas de procédure judiciaire.

Elle se déroule dans un lieu neutre : maison de la médiation, espace famille, espace aménagé par un médiateur libéral… Au cours d'un 1er entretien d'information, sans engagement, le médiateur reçoit les différentes personnes concernées et leur expose les objectifs de la démarche. S'ils sont d'accord, ils se retrouvent pour une série d'entretiens qui peuvent s’étendre sur une période variant de quelques semaines à plusieurs mois.

Si la médiation débouche sur un accord amiable entre les parties, il est possible de demander son homologation par le juge aux Affaires Familiales. Dans ce cas, l’accord aura la même valeur juridique qu’un jugement.

 

A qui s’adresser ?

Pour mettre en place une médiation familiale, adressez-vous à la mairie de votre domicile ou rendez-vous sur le site officiel de la Fédération Nationale de la Médiation et des Espaces Familiaux. Vous y trouverez les coordonnées de l’association compétente la plus proche de chez vous.

 

Combien ça coûte ?

Le 1er entretien d’information est gratuit. Si la médiation familiale est ensuite acceptée, les séances seront payantes. Leur coût dépend des ressources de chacun et, lorsqu’il s’agit de services conventionnés, un barème officiel de participation s’applique. La Caisse nationale d’allocations familiales peut également prendre une partie des frais à sa charge. Enfin, selon vos revenus, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle.

Les informations contenues dans cet article sont purement indicatives et ne revêtent aucun caractère contractuel. Elles ne prétendent pas à l'exhaustivité, ne constituent pas un conseil à l’Internaute et ne sauraient engager la responsabilité de l’Assureur.

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