Une femme qui se mouche dans son salon

Quel remboursement pour la désensibilisation de votre allergie ?

Les allergies empoisonnent la vie quotidienne de 25 à 30 % des Français, selon l’Inserm. Pour les chasser, une cure de désensibilisation reste un moyen efficace. Mode d’emploi.

Qu’est-ce que la désensibilisation ?

Si des médicaments existent, la désensibilisation – aussi appelée « immunothérapie allergénique » (ITA) – est à ce jour le seul moyen de traiter l'origine de la maladie à la source. Le principe consiste à exposer votre organisme progressivement à l’allergène responsable pour que votre système immunitaire finisse par le tolérer. Autrement dit : habituer votre corps à vivre avec.

À qui s’adresse la désensibilisation ?

Reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la désensibilisation est particulièrement indiquée si vous souffrez d’allergies aux acariens, aux pollens, aux poils de chien, de chat, aux poussières ou au venin d’hyménoptères (abeilles, guêpes, frelons, bourdons…). Prenez d’abord un rendez-vous avec un allergologue afin de poser un diagnostic et de mieux traiter les conséquences du ou des allergène(s) identifié(s).


Bon à savoir. La désensibilisation peut être mise en place chez l’enfant à partir de 5 ans. Elle est déconseillée aux personnes immunodéprimées (qui présentent une insuffisance des moyens de défense naturels de l’organisme), celles atteintes d’une maladie dégénérative ou d’un cancer, aux personnes âgées et aux femmes enceintes.


Comment se passe une désensibilisation ?

Son fonctionnement

La désensibilisation a longtemps été pratiquée par injections sous-cutanées, hebdomadaires puis mensuelles. Si ce mode est encore utilisé en cas d’allergies sévères, on lui préfère aujourd’hui la voie buccale, moins contraignante. Elle consiste en une prise de gouttes d’allergènes, généralement le matin à jeun. Il suffit de garder les gouttes quelques minutes sous la langue avant d’avaler.

 

La dose est progressivement augmentée durant une à trois semaines, jusqu’à atteindre la concentration maximale supportée par votre organisme. À noter que des comprimés sont aujourd’hui disponibles pour certains allergènes.

Quand débuter le traitement ?

Pour le pollen, mieux vaut débuter la désensibilisation trois à quatre mois en amont de la saison allergique, aux alentours de novembre. Pour les autres allergènes, elle peut être commencée tout au long de l’année.

La durée du traitement

Face à une allergie, il faut être patient. Le traitement dure le plus souvent entre 3 et 5 ans. Cependant, après quelques mois, on peut déjà ressentir des premiers effets positifs et une amélioration est généralement constatée au bout d’une année de traitement.

L'efficacité du traitement

Des études scientifiques fiables ont prouvé l’efficacité du processus, notamment pour les allergies aux pollens et aux acariens. Si l’effet protecteur peut se prolonger plusieurs années après l’arrêt du traitement, cela varie d’une personne à l’autre. Il arrive de devoir reprendre un traitement si les symptômes réapparaissent plusieurs années après. En cas de cause d’allergies multiples, il peut être plus difficile de se faire désensibiliser.

La désensibilisation est-elle remboursée ?

En juin 2018, le remboursement par la Sécurité sociale, un temps sur la sellette, a été maintenu mais modifié. Pour les gouttes à placer sous la langue, le taux de remboursement des allergènes préparés spécialement pour un seul individu (ASPI) est passé de 65 % à 25-30 %. Les comprimés eux ont vu leur taux augmenter de 15 à 30 %. En revanche, les allergènes injectables par voie sous-cutanée ne sont plus remboursés. Vous pouvez vous renseigner auprès de votre mutuelle pour le reste à charge.

Pollen, chat, acariens : quel traitement ?

Les antihistaminiques, un traitement efficace

Contrairement à la désensibilisation qui agit sur la cause, les antihistaminiques bloquent directement les réactions allergiques en cours. Ces médicaments représentent souvent la première ligne de défense prescrite par votre médecin traitant lors d'allergies respiratoires ou de rhume des foins.

L'avantage majeur ? Leur action rapide sur les symptômes gênants comme les démangeaisons oculaires, l'écoulement nasal ou les éternuements. Disponibles sous forme de comprimés ou gouttes buvables, ils s'adaptent facilement à vos habitudes de vie quotidiennes.

 

La prise en charge par l'Assurance maladie atteint 70% du tarif conventionné sur prescription médicale. Votre mutuelle complète habituellement le remboursement pour couvrir intégralement ces traitements. Respecter le parcours de soins coordonnés optimise cette prise en charge financière.

L'anti-inflammatoire

Les corticoïdes représentent une solution thérapeutique puissante face aux allergies sévères comme l'asthme ou la dermatite atopique. Ces anti-inflammatoires ciblent directement l'inflammation excessive déclenchée par le contact avec un allergène en modulant l'activité du système immunitaire.

 

Votre allergologue de secteur peut prescrire ces médicaments sous différentes formes selon votre type d'allergie. Les sprays nasaux à base de béclométasone soulagent efficacement la rhinite allergique causée par les pollens ou poils d'animaux. Pour les cas d'urgence ou les réactions plus intenses, les comprimés de prednisone offrent une action systémique rapide.

 

Contrairement aux antihistaminiques qui bloquent les symptômes, ces traitements neutralisent les substances inflammatoires produites par votre organisme. La Haute Autorité de Santé recommande leur usage en cure courte pour éviter les effets secondaires. Les dépassements d'honoraires restent rares chez les spécialistes qui les prescrivent.

Sources : 

Inserm

Ameli

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