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Lactose, gluten… comment détecter une intolérance ? 

Maux de ventre chroniques, nausées régulières, maux de tête à répétition, problèmes de peau… autant de symptômes qui peuvent laisser supposer une intolérance à certains aliments. Comment s’en assurer ?

Qu’est-ce qu’une intolérance alimentaire ?

Les intolérances alimentaires sont des troubles (le plus souvent digestifs) en réaction à des composés chimiques contenus dans certains aliments. Votre organisme ou celui de votre enfant est alors dans l’incapacité de les digérer. Il faut la différencier de l’allergie alimentaire, qui a un impact sur votre système immunitaire.

Quelles sont les intolérances les plus fréquentes ?

  • Le lactose : un sucre contenu dans le lait et ses produits dérivés.
  • Le gluten : une protéine présente dans le germe et dans l’enveloppe de certaines céréales (blé, épeautre, avoine, orge…)
  • La tyramine : une substance que l’on retrouve dans les fromages, le vin rouge, l’avocat, les framboises, les harengs, la bière et les levures.
  • Le glutamate : substance utilisée pour augmenter le goût des aliments. 

Quels sont les signes d’une intolérance ?

Les symptômes peuvent varier d’une intolérance à l’autre en fonction de la personne concernée et selon les quantités absorbées. 

L’intolérance au lactose

Vous pouvez être intolérant au lactose et supporter sans souci un verre de lait. En règle générale, une intolérance provoque des symptômes digestifs (nausée, diarrhée, douleurs d’estomac, ballonnements). En France, 30 à 50 % des adultes ont une digestion incomplète du lactose.

L’intolérance au gluten

L’intolérance au gluten, également appelée maladie cœliaque, est une maladie chronique intestinale auto-immune liée à l’ingestion de gluten. Le système immunitaire des personnes concernées réagit à la présence de la gliadine, protéine du gluten, en produisant divers anticorps dirigés contre l’intestin. Au bout d’un certain nombre d’années ou de mois, cette réaction cause des lésions de la paroi intérieure de l'intestin. Chez le nourrisson, les premiers symptômes de l’intolérance au gluten (diarrhées chroniques, selles abondantes) surviennent quelques semaines après son introduction dans l’alimentation. Chez l’enfant ou l’adulte, une perte de poids, une fatigue chronique, des aphtes récidivants ou une anémie par carence en fer sont les signes d’une potentielle intolérance au gluten. 

Bon à savoir : certaines personnes peuvent souffrir d’une sensibilité au gluten.  Après en avoir consommé, ils souffrent de troubles digestifs et extra digestifs. Toutefois, cette sensibilité n’entraîne pas de dommages irréversibles à l’intestin ni de complications médicales à long terme. Sachez que de nombreux produits industriels ajoutent du gluten comme épaississant, par exemple dans les plats préparés. Diminuer la consommation de ces produits peut, dans le cas d’une simple sensibilité, améliorer la situation. 

Comment diagnostiquer une intolérance ?

  • Écartez les aliments responsables

Si vous suspectez une intolérance à un aliment, cherchez à l’écarter temporairement de votre consommation. Vous pourrez mesurer sur une période donnée – une quinzaine de jours idéalement – si les symptômes régressent. Si c’est le cas, une intolérance est probable.

Attention : si vous arrêtez toute alimentation à base de lait, veillez à compenser vos apports en calcium : misez sur les légumes verts, les céréales, les graines, les oléagineux, les herbes et les épices. Le calcium en effet indispensable pour la croissance des enfants et des adolescents et pour lutter contre l’ostéoporose chez l’adulte et la personne âgée.

  • Consultez un médecin 

Prenez conseil auprès de votre médecin : il va vous interroger sur vos symptômes et leur lien avec votre alimentation. S’il suspecte également une intolérance, il peut vous demander d’effectuer des examens pour confirmer le diagnostic.

  • Réalisez des analyses complémentaires

Intolérance au lactose

Un test respiratoire à l’hydrogène peut être prescrit par le médecin. Il vise à mesurer la concentration d’hydrogène dans l’air expiré (test H2). L’hydrogène étant produit par la fermentation des bactéries du colon, il passe ensuite dans la circulation sanguine et rejoint les poumons, pour être expiré en même temps que l’air. Lors du test, plus l’air que vous expirez contient d’hydrogène, moins la digestion du lactose est efficace et peut se traduire par une intolérance. Le test dure environ 4 heures et il se pratique à jeun chez un spécialiste.

Intolérance au gluten

En cas de symptômes, un bilan complémentaire est fait par un gastro-entérologue. Il s‘agit d’une prise de sang puis, si nécessaire, des biopsies de l’intestin grêle. Cet examen est pratiqué par endoscopie digestive haute (par la bouche), sans anesthésie générale chez l’adulte. Un typage génétique peut également être pratiqué pour mettre en évidence une prédisposition génétique chez le patient.

À lire aussi : Allergies alimentaires chez l'enfant : quelles solutions au quotidien ?

Quelles sont les recommandations en cas d’intolérance ? 

En cas d’intolérance au lactose

Le traitement de l’intolérance au lactose repose sur la limitation, très rarement la suppression, des aliments contenant du lait. Dans la plupart des cas, vous pourrez réintroduire progressivement le lactose dans votre alimentation en tenant compte de votre seuil de tolérance et de la quantité de lactose dans les produits laitiers que vous consommez. Ce seuil peut être déterminé avec l’aide d’un diététicien ou d’un médecin nutritionniste. 

Quelques réflexes peuvent vous aider à adapter votre régime alimentaire. Retenez que plus un produit est transformé, plus sa teneur en lactose est faible : il n’y a quasiment plus de lactose dans les fromages ayant plus de 6 semaines de maturation et le beurre n’en contient pratiquement pas. Pensez à consommer des laits et produits laitiers dont le lactose est extrait. Dans ces produits comme le lait, les yaourts, crèmes, fromages frais, beurre, etc.), le lactose est déjà dégradé. Mais leur teneur en calcium est identique à celle des produits laitiers normaux, ce qui permet de réduire le risque de carence. 

Bon à savoir : l’intolérance au lactose peut être liée à une maladie passagère comme une gastroentérite, vous pourrez alors reprendre une alimentation normale après guérison. 

En cas d’intolérance au gluten

Si l’intolérance au lactose est sans complications graves, ce n’est pas le cas de la maladie cœliaque, dont l’évolution peut vous exposer à des risques élevés : perte de croissance chez l’enfant, cancers du tube digestif, ostéoporose, etc. Adopter et respecter un régime alimentaire sans gluten est très contraignant, mais indispensable. Cela permet la disparition des symptômes en quelques semaines. 

Attention, le gluten se dissimule très souvent dans la charcuterie, le sucre glace, les poivres moulus, les mélanges d’épices et d’assaisonnements comme la poudre d'ail ou les médicaments. Il est donc essentiel d’apprendre à décrypter les étiquettes. Informez-vous auprès de votre médecin ou de votre diététicien. 

Bon à savoir : l'Assurance maladie rembourse à 60 % les aliments diététiques sans gluten, pour les patients atteints d’une maladie cœliaque confirmée par biopsie digestive.

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