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Santé auditive : comment vous protéger pendant votre journée de travail ?

Télétravail, nomadisme numérique, espaces partagés : ces différents modes d’organisation exposent à des nuisances sonores. Les conséquences sur la santé, du bruit ambiant et à l’extérieur, restent souvent méconnues. Des études démontrent pourtant des liens étroits entre santé auditive, bien-être et performance au travail.

Le bruit : un fléau croissant dans l’environnement de travail…

Plus d’une personne sur deux en poste se dit gênée par le bruit au travail, selon une enquête IFOP réalisée en septembre auprès d’un échantillon représentatif de la population française, en prévision de la Semaine de la Santé Auditive au Travail du 12 au 16 octobre 2020. L’impact des nuisances sonores apparaît encore plus important avec la généralisation du télétravail (66 % des actifs, deux à trois jours par semaine) liée à l’épidémie de Covid-19.

 

… qui cause des problèmes de santé

Le bruit, selon son intensité et la durée d’exposition, entraîne des troubles auditifs qui vont de la gêne à la surdité. Plus insidieuse, la pollution sonore expose à un stress acoustique qui abîme de manière prématurée les cellules sensorielles de l’oreille.

Les nuisances sonores engendrent aussi d’autres déséquilibres. Ainsi, plus de 80 % des télétravailleurs constatent des répercussions sur leurs comportements (fatigue, nervosité, agressivité…). Ils ressentent aussi des difficultés croissantes de compréhension dans leurs échanges, qu’il s’agisse de conversations téléphoniques, de réunions de travail ou de déjeuners collectifs, par exemple.

 

Que prévoit la réglementation en la matière ?

Les personnes exposées au bruit ne bénéficient pas toutes d’un contrôle auditif.

 

  • Des actions préventives au-delà de 80 décibels

La réglementation basée sur la directive européenne 2003/10/CE reconnaît un risque d’atteinte auditive au-delà de 80 décibels (dB), sur une durée de huit heures quotidiennes. Ce niveau correspond à une circulation automobile dense, la plupart des sons étant compris entre 30 et 90 dB dans la vie courante.

Le seuil de 80 dB déclenche des actions préventives sur le lieu de travail, dont la mise à disposition par l’employeur de protections auditives adaptées. Le travailleur, ou le médecin du travail, peut aussi demander un examen audiométrique (article R. 4435-2 du Code du travail).

 

  • Des actions correctives à partir de 85 décibels

Casque antibruit, bouchons d’oreille, etc. : le port de protections auditives devient obligatoire à partir du moment où vous vous retrouvez exposé au quotidien à 85 dB. Si vous portez une protection auditive, une valeur maximale ne doit jamais être dépassée : elle a été fixée à 87 dB. Une hausse de 10 décibels, concrètement, correspond à un son qui est perçu deux fois plus fort.

Cette réglementation est bien appliquée dans les secteurs industriels et du BTP, mais s’avère beaucoup moins adaptée aux espaces de travail partagés et flexibles, notamment parce que la nature des activités exercées et les effets du stress acoustique ne sont pas pris en compte.

 

Comment vous protéger du bruit ?

Devez-vous recourir à des écouteurs ou à un casque pour vous isoler de la pollution sonore ? 62 % des personnes en télétravail le font depuis la crise sanitaire. L’idée paraît séduisante. Pourtant, il est préférable de choisir un matériel équipé d’une protection auditive. Les écouteurs usuels ne couvrent pas le bruit ambiant : en vous poussant à augmenter le volume sonore, vous accroissez les risques auditifs associés.

Les casques audio classiques isolent mieux de l’extérieur, de par leur forme englobante et les matériaux en mousse utilisés. Les casques dotés d’une technologie de réduction active de bruit, qui agissent directement sur les bruits réguliers (moteur, ventilateur…) et le brouhaha ambiant, permettent d’entendre distinctement son interlocuteur dans une conversation téléphonique.

 

Pensez à faire des pauses pour préserver votre capital auditif

Quelle que soit la protection auditive choisie, n’oubliez pas de vous ménager des pauses sur votre lieu de travail. Et puis, si vous vous trouvez dans un open space ou dans un espace de coworking, osez exprimer votre gêne auditive. Il est conseillé d’en parler directement à vos voisins. Votre responsable des ressources humaines peut également être sollicité afin d’envisager une organisation qui favorise le bien-être de tous.

Sources :

Semaine de la santé auditive au travail

Journée nationale de l’audition (JNA)

Enquête IFOP pour l’association JNA

France acouphènes

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