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Comment protéger son habitat de la sécheresse ?

La sécheresse ne menace pas uniquement les cultures ou les cours d'eau : elle fragilise aussi directement les fondations des maisons. Sur les sols argileux, le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) constitue le premier risque pour les habitations en période de déficit de précipitations. Quand le sol se dessèche, il se rétracte, puis gonfle à nouveau dès les premières pluies. Ce mouvement répété, parfois sur plusieurs saisons, peut fissurer les murs, déstabiliser les fondations et provoquer des dommages structurels coûteux. Anticiper et adapter son habitat reste la meilleure protection face à l'aggravation des épisodes de sécheresse prévue dans les décennies à venir.

Comment définir une sécheresse ?

La définition de la sécheresse repose sur un déséquilibre entre les apports d'eau issus des précipitations et la consommation d'eau par la faune, la flore et les activités humaines sur un territoire donné. Concrètement, un épisode de sécheresse correspond à un déficit hydrique anormal par rapport aux conditions habituellement observées sur la même période.

 

L'état d'un environnement en sécheresse se mesure notamment via la baisse du niveau des nappes phréatiques, des cours d'eau et l'assèchement des sols. Ce phénomène peut résulter d'un manque de précipitations, mais aussi d'une utilisation trop intensive des ressources disponibles.


À noter. 
La sécheresse diffère de l'aridité : quand le manque d'eau devient structurel et permanent sur un territoire, on ne parle plus de sécheresse mais bien d'aridité.


Quels sont les 3 types de sécheresse ?

On distingue trois grands types de sécheresses, étroitement liés les unes aux autres. La sécheresse météorologique est la première à se manifester : elle résulte d'un manque de pluie prolongé, avec des précipitations nettement inférieures aux normales saisonnières sur une période inhabituelle.

 

Quand ce déficit persiste, il affecte les premières couches du sol : c'est la sécheresse agricole, aussi appelée sécheresse édaphique. L'humidité du sol devient trop faible pour les cultures, ce qui freine la croissance végétale et menace le bétail.

 

La troisième forme, la sécheresse hydrologique, touche les nappes souterraines, les cours d'eau et les lacs, dont les niveaux chutent anormalement. Ce phénomène entraîne une détérioration de la qualité de l'eau par moindre dilution des pollutions, avec des conséquences directes sur les milieux aquatiques et la biodiversité.

Réchauffement climatique et sécheresse : quels enjeux pour son habitation ? 

Le changement climatique amplifie directement la fréquence et l'intensité des épisodes de sécheresse en France. D'ici 2050, avec un réchauffement estimé à +2,7°C, les projections climatiques prévoient 24 jours supplémentaires de sécheresse par an en moyenne sur le territoire métropolitain.

 

Pour les propriétaires, cette tendance de fond se traduit par un risque croissant de retrait-gonflement des argiles (RGA), première catastrophe naturelle indemnisée en France sur les 10 dernières années. Les sols argileux réagissent aux variations d'humidité en se contractant puis en se dilatant, mettant la structure du bâti à rude épreuve.

Quels sont les principaux effets de la sécheresse sur le bâti ?

Fissures et dommages

Un sol changeant de volume peut causer des fissures sur les murs et les fondations. Plus de la moitié des maisons. En France sont exposées à la sécheresse. Une proportion qui augmentera d’ici 2050 avec le changement climatique.

Coûts de réparation élevés

Le coût moyen d’un sinistre sécheresse est de 24 000 €. Dans 10 % des cas, la facture dépasse même 50 000 €.

Dégradation du patrimoine

  • Perte de valeur : les maisons endommagées peuvent perdre en valeur à cause des dégâts et des réparations nécessaires.
  • Inhabitabilité : les dommages peuvent être si graves que les maisons deviennent temporairement inhabitables.

Ces conséquences montrent qu’il est important de prévenir les risques liés à la sécheresse pour protéger son habitation.

Anticipez les risques et bénéficiez de conseils pour vous protéger

Afin de vous accompagner dans la protection de vos biens et de vos proches, Generali vous propose son service de prévention gratuit « Ensemble Face aux risques ».

Il vous permet de faire le diagnostic des risques auxquels votre domicile est exposé, notamment la sécheresse, et de bénéficier de conseils et bonnes pratiques pour vous protéger en cas d'aléa.

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Habitation : comment anticiper le risque de sécheresse ?

Face à des étés de plus en plus secs et des périodes de sécheresse de plus en plus longues, agir en amont sur son habitat permet de limiter considérablement les dégâts liés aux mouvements de terrain argileux. La prévention repose sur deux axes complémentaires : adapter l'environnement immédiat de l'habitation et contrôler les paramètres techniques de construction.

 

Concrètement, les propriétaires peuvent réduire leur exposition en intervenant sur la végétation, la gestion des eaux et la structure même de leur habitation. 

Quelles sont les principales mesures à prendre pour protéger son habitation ?

Éviter de planter des arbres à proximité de son habitation

Les racines des arbres absorbent d'importantes quantités d'eau dans le sol. En période de sécheresse, elles puisent encore plus profondément dans les couches argileuses situées sous les fondations, accélérant leur dessèchement et provoquant des mouvements différentiels du terrain.

 

Un peuplier ou un saule planté à moins de 10 mètres d'une maison peut ainsi fragiliser ses fondations en quelques étés secs successifs. La règle générale retient une distance de sécurité équivalente à la hauteur adulte de l'arbre entre le tronc et les murs.

 

Supprimer un arbre existant trop proche de l'habitation demande également des précautions : l'arrachage des racines modifie brutalement l'équilibre hydrique du sol, ce qui peut provoquer un gonflement des argiles et générer des fissures en sens inverse. Une alternative pour conserver ses arbres est de poser des écrans antiracines, plus profonds que les racines des arbres.

Limiter l'évaporation de l'eau

Maintenir une certaine humidité dans les sols argileux proches des fondations est une mesure préventive souvent sous-estimée. Pailler les massifs et les zones de terre nue autour de son habitation permet de réduire significativement l'évaporation en surface, en conservant l'humidité du sol même lors des vagues de chaleur prolongées.

 

Le maintien d'une humidité relativement stable du sol à proximité des fondations peut limiter les variations de volume des argiles. Les solutions privilégiées reposent d'abord sur le paillage et la gestion de la végétation afin de limiter l'évaporation.

 

 Un sol qui ne s'assèche pas brutalement subit moins de variations volumiques, ce qui protège directement les fondations des mouvements différentiels liés au retrait gonflement des argiles.

Entretenir régulièrement ses gouttières ou le système de drainage

Des gouttières obstruées ou un drainage défaillant concentrent les eaux de pluie à la base des murs, créant des variations brutales d'humidité dans les sols argileux. Or, c'est précisément cette alternance entre saturation et dessèchement qui fragilise les fondations sur le long terme.

 

Un nettoyage deux fois par an, idéalement en automne après la chute des feuilles et au printemps, suffit à maintenir un écoulement régulier et maîtrisé. Il convient également de vérifier que les descentes pluviales dirigent l'eau loin des fondations, à au moins un mètre du bâtiment, via un drain ou un puisard correctement dimensionné.

 

À l'inverse, un sol trop gorgé d'eau en hiver puis brutalement asséché en été amplifie les mouvements du terrain argileux. Un système de drainage périphérique bien entretenu régule ces fluctuations et stabilise durablement l'environnement hydrique autour des fondations.

Placer correctement toutes sources de chaleur

Les unités extérieures de climatiseurs ou de pompes à chaleur rejettent de l'air chaud et sec directement au sol. Installées trop près des fondations, elles accélèrent le dessèchement localisé des terrains argileux, reproduisant exactement le phénomène que l'on cherche à éviter.

 

Maintenir une distance d'au moins un mètre et demi entre ces équipements et les murs porteurs réduit significativement leur impact sur l'humidité du sol environnant. Orienter le flux d'air chaud vers une zone minérale ou pavée plutôt que vers la terre nue constitue une précaution supplémentaire facile à mettre en œuvre dès l'installation.

 

La position de ces appareils mérite d'être anticipée dès la conception du projet, car déplacer une unité extérieure déjà fixée représente un coût non négligeable. Un installateur qualifié peut conseiller l'emplacement optimal selon la configuration du terrain.

Construire sur un sol argileux : que vérifier avec l’architecte ou le maître d’œuvre ?

Dans les zones exposées au phénomène de retrait-gonflement des argiles, une étude géotechnique préalable est fortement recommandée et peut être obligatoire dans certains cas prévus par la réglementation issue de la loi ELAN. Elle permet d'adapter les fondations à la nature du sol.

  • les fondations doivent être suffisamment profondes et ancrées de manière homogène sur tout le pourtour du bâtiment ;

  • la structure du bâtiment doit être suffisamment rigide pour résister à des mouvements différentiels ;

  • les éléments de construction accolés doivent être désolidarisés par des joints de rupture pour permettre des mouvements différentiels ;

  • les canalisations enterrées doivent être équipées de raccords souples au niveau des points durs.

Quelles sont les plantes, arbustes et arbres résistants à la sécheresse ?

Face à des étés de plus en plus secs en France métropolitaine, le choix des végétaux dans un jardin devient une vraie décision stratégique. Certaines espèces sont naturellement adaptées aux longues périodes sans pluie grâce à leurs systèmes racinaires profonds ou leurs feuilles réduisant l'évaporation.

 

Du côté des arbres, l'olivier et le micocoulier figurent parmi les espèces les plus robustes face aux déficits hydriques prolongés. Pour les arbustes, la lavande, le romarin ou encore le ciste s'imposent comme des valeurs sûres, même lors des situations de crise estivales.

 

Les plantes grasses comme les sedums ou les agaves stockent l'eau dans leurs tissus et supportent des températures de l'air extrêmes sans dépérir. Miser sur ces espèces xérophytes, c'est aussi réduire significativement les besoins en arrosage et préserver la ressource en eau sur le long terme.

Catastrophe naturelle : quels sont les aléas climatiques pris en charge par les assurances ?

Lorsque vous souscrivez une assurance multirisque habitation, vous bénéficiez de la garantie catastrophes naturelles. Voici la liste non exhaustive des phénomènes naturels couverts :

  • les différents types d'inondations (crues, fortes pluies notamment) ;

  • les phénomènes liés à la mer (chocs mécaniques dus à l'action des vagues, submersion marine, etc.) ;

  • la sécheresse des sols ;

  • les mouvements de terrain (de type coulées de boue) ;

  • les avalanches ;

  • les séismes ;

  • le volcanisme.

Vivre, Construire, Grandir !

Une assurance habitation, c’est bien plus qu’une formalité : c’est la garantie d’être couvert en cas de vol, de dégradation ou de sinistre.

 

Nos experts sont à votre écoute pour vous proposer une couverture correspondant à votre logement et à vos besoins.

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Comment déclarer un sinistre causé par la sécheresse ?

Dès l'apparition de fissures ou de dommages suspects sur votre habitation, la première étape consiste à contacter votre assureur dans les 30 jours suivant la publication de l'arrêté de catastrophe naturelle au Journal officiel. Ce délai est impératif : tout dépôt tardif peut entraîner un refus de prise en charge.

 

Pour constituer votre dossier, rassemblez des photos datées des dégâts, les devis de réparation et tout document attestant de l'état antérieur du bien. Un expert mandaté par votre assurance viendra ensuite évaluer les dommages sur place.

Sources : 
- franceassureurs.fr : « Les risques de sécheresse »
- ccr.fr
- statistiques.developpement-durable.gouv.fr
- franceassureurs.fr : «  L’impact du changement climatique »

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